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Zapping: «Kong : King of Apes» a débuté sur Netflix : Le roi des singes s’anime
«Kong : King of Apes» pêche par un scénario léger et des animations modestes.

Zapping: «Kong : King of Apes» a débuté sur Netflix : Le roi des singes s’anime

(PHOTO: NETFLIX)
«Kong : King of Apes» pêche par un scénario léger et des animations modestes.
Kultur 3 Min. 24.04.2016

Zapping: «Kong : King of Apes» a débuté sur Netflix : Le roi des singes s’anime

Netflix propose depuis le 15 avril une nouvelle série d’animation pour enfants dont l’action se déroule dans un futur proche: «Kong : King of the Apes». Cette série d’animation entend revisiter le mythe de King Kong et le rendre accessible aux enfants.

PAR FRÉDÉRIC ZEIMET

Netflix propose depuis le 15 avril une nouvelle série d’animation pour enfants dont l’action se déroule dans un futur proche: «Kong : King of the Apes». Cette série d’animation produite par Avi Arad, réputé pour avoir produit des films à grands budgets comme «Iron Man» ou «X-Men» et déjà initiateur de la série «Pac-Man et les aventures de fantômes» pour Netflix, entend revisiter le mythe de King Kong et le rendre accessible aux enfants.

Capsules interactives

La série se compose d’un film d’une heure et demie ainsi que de douze épisodes de vingt-six minutes. Après la vision de chaque épisode, elle propose aux spectateurs des capsules interactives d’une minute où l'on peut jouer avec Kong et son armure ou ses talents particuliers.

L’approche ludique développée par la série est intéressante et entend initier de manière interactive les enfants au monde de Kong. Toutefois, les scénarii peu ambitieux et la facture et l’exécution modestes de l’animation empêchent de créer un véritable intérêt pour la série au-delà d’une première curiosité.

Kong propulsé dans le futur

Deux braconniers sans scrupules ont capturé Kong, un bébé gorille – l'un des derniers de son espèce – et entendent le vendre pour une fortune. Toutefois, grâce à sa force herculéenne, le petit animal s’échappe et est recueilli par le Docteur Remy, grand spécialiste en bionique, et ses deux garçons… L’un d’eux, Richard, déteste l’animal puant, il est fasciné par les technologies et la robotique tandis que l’autre, Lukas, proche de la nature, entend adopter Kong et l’élever.

Les semaines passent et très vite ce petit gorille devient de plus en plus imposant voire gigantesque… à tel point que la maison des Remy est détruite. La police puis les médias apprennent pour la première fois l’existence de Kong. La famille doit déménager dans la forêt. Les tensions entre les frères s’accentuent alors… jusqu’à ce que Richard parte vivre avec sa mère.

Kong le sauveur

Quelques années plus tard, face à l’intérêt prononcé du monde pour Kong, le docteur Remy décide de construire sur l’île d’Alcatraz à San Francisco, un havre de paix, un centre de réhabilitation pour les animaux et surtout un endroit où Kong peut être vu de tout le monde.

Tout se passe bien jusqu’au décès du père et la reprise du parc par Richard qui entend installer ses dinosaures bioniques et détruire l’héritage paternel. Lukas et Kong s’y opposent mais un accident conduit le public à considérer Kong comme un danger. Il se met à soutenir Richard et ses animaux préhistoriques… Ironiquement, le monde est maintenant en danger et Kong est le seul à pouvoir sauver la planète de la destruction.

Violence et innocence

L'épisode initial se concentre principalement sur la genèse de la série, sur la backstory familiale. Dans les épisodes suivants, les histoires se basent sur la confrontation entre les deux frères mais les héros sont cette fois les jeunes enfants de la vétérinaire de l’ancien parc.

«Kong : King of Apes» oscille étrangement entre deux pans, d’un côté une profonde naïveté dans les personnages et dans la narration et de l’autre une certaine brutalité. Kong arrache les têtes des dinosaures bioniques, il les écrase avec son corps et en même temps, il aime jouer à cache-cache et rigole souvent.

Visuellement non abouti

Contrairement aux «Aventures du Chat Potté» ou «Dragons», cette nouvelle série ne s’appuie pas sur des films ou des franchises connus du public. Les couleurs sont froides et ternes, les formes sont très géométriques et schématiques, les mouvements des personnages très anguleux…

Certes la série nous plonge dans un monde futuriste mais il n’en reste que visuellement, elle n’est pas aussi aboutie que ses aînés susmentionnés. Alors que les premiers dessins laissaient espérer bien plus, l’animation 3D n’en sort pas grandie.