Wählen Sie Ihre Nachrichten​

Visite d'atelier: Martine Feipel et Jean Bechameil: «Des aventuriers de l'espace»
Kultur 2 4 Min. 18.08.2014

Visite d'atelier: Martine Feipel et Jean Bechameil: «Des aventuriers de l'espace»

Kultur 2 4 Min. 18.08.2014

Visite d'atelier: Martine Feipel et Jean Bechameil: «Des aventuriers de l'espace»

Les deux artistes Martine Feipel et Jean Bechameil affectionnent tout particulièrement les grands volumes. Un goût pour le monumental pas toujours compatible avec leur atelier d'Esch-sur-Alzette.

Par Thierry Hick

Les deux artistes Martine Feipel et Jean Bechameil affectionnent tout particulièrement les grands volumes. Dernier exemple en date: leur minibus du projet «Many Dreams» récemment installé aux abords du Mudam. Un goût pour le monumental pas toujours compatible avec leur atelier d'Esch-sur-Alzette.

Habitant la rue de l'Alzette, Martine Feipel et Jean Bechameil pour se rendre au travail n'ont que quelques pas à faire pour rejoindre leur atelier, situé dans une rue adjacente. «C'est tellement pratique de pouvoir aller travailler à pied», explique Martine Feipel. «En plus, en hiver c'est chauffable», renchérit Jean Bechameil.

Photo: Tania Bettega

Installé dans l'entrepôt d'un ancien restaurant – le four à pain y est toujours présent – l'atelier des deux artistes est truffé de sceaux en plastique, d'outils et d'objets les plus divers. Un monumentale table trône au milieu de la pièce lumineuse. Recouverte de maquettes et d'ébauches de travaux, cette dernière est à l'image du travail du couple. Ici pas de pinceaux ou de toiles, mais des pans entiers de cartons plume, des morceaux de polyuréthane ou d'autres matières attendent patiemment d'être travaillés.

«Très souvent pour nos projets, à partir d'une ébauche d'idés, nous réalisons des dessins qui seront repris pour des maquettes réduites. Ensuite seulement, nous moulons nos objets. Ce processus peut être plus moins long et compliqué. Il nous arrive également que des idées n'aboutissent pas, car nous évitons de gâcher du matériel. Une longue réflexion doit précéder la réalisation matérielle de nos idées», s'accordent à dire Martine Feipel et Jean Bechameil.

Chaises poussiéreuse, poutre bancale et coup de balai

Maniant des matières complexes et dangereuses, le travail peut selon les cas s'avérér «brutal et compliqué», glisse Marine Feibel avant que son compagnon indique du doigt une poutre du plafond, qui après avoir porté des objets plus ou moins lourds, a dû être renforcée. Dans cet atelier eschois, difficile de trouver une chaise un temps soit peu propre ou non recouverte de poussière ou d'autres résidus de matières. «Cela fait partie de notre quotidien», résume, philosophe Jean Bechameil, qui très souvent est amené à manier le balai.

«Nous voulons créer un univers physique qui puisse se confronter aux visiteurs. Les volumes sont sources de possibilités infinies», précise l'artiste eschoises.

360 Videos werden hier nicht unterstützt. Wechseln Sie in die Youtube App, um das Video anzusehen.

«Travailler des volumes équivaut à mettre des objets en tension. Pour ce faire, la réflexion en amont est primordiale. Nous lancer dans un projet nouveau a également un côté jouissif», avoue jean Bechameil. Martine Feipel tempère aussitôt: «D'accord, mais souvent on se lance dans des trucs où se demande par la suite comment on va bien pouvoir s'en sortir».

Se retrouvant régulièrement à l'étroit, les artistes doivent faire preuve d'imagination. Comme ce fut le cas pour leur minibus de «Many Dreams». «Cette sculpture dépassait largement les dimensions de notre atelier, nous avons été obligés de le réaliser eu deux parties distinctes», explique Jean Bechameil avant de préciser qu'un autre second entrepôt à Echternach est utilisé pour le stockage d'installations plus monumentales.

«Aventuriers de l'espace»

Quand ils ne sont pas dans leur pied-à-terre eschois, Martine Feipel et Jean Bechameil n'hésitent pas explorer des horizons nouveaux. «Grâce à nos travaux sur les volumes et nos voyages, nous sommes en quelque sorte devenus des aventuriers de l'espace. Nous sommes de nature très curieux, nous privilégions souvent les endroits étranges, insolites», estime Martine Feipel. Jean Bechameil, qui a longuement travaillé au Danemark – il a réalisé des décors de cinéma pour Lars von Trier – parttage cette curiosité et cette quête de nouveautés.

Le binôme – dont l'installation «Le cercle fermé» a été sélectionné pour la Biennale d'art de Venise en 2011 – multiplie les projets extra-muros. L'exposition actuelle «Un monde parfait» sur l’architecture moderniste et utopiste des années 50-70 n'est qu'un projet parmi tant d'autres.

A l'agenda du couple figurent dans un avenir proche la préparation de l'ouverture de la galerie Zidoun au Grund et une invitation à la Kunsthalle de Mulhouse. «C'est bien le destin du Luxembourg de s'expatrier», clame Jean Bechamail. Histoire, peut-être de quitter pour quelque temps la poussière eschoise.

360 Videos werden hier nicht unterstützt. Wechseln Sie in die Youtube App, um das Video anzusehen.
Lust auf noch mehr Wort?
Lust auf noch mehr Wort?
7 Tage gratis testen
E-Mail-Adresse eingeben und alle Inhalte auf wort.lu lesen.
Fast fertig...
Um die Anmeldung abzuschließen, klicken Sie bitte auf den Link in der E-Mail, die wir Ihnen gerade gesendet haben.