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Vincent Lindon poignant dans «La loi du marché»
Kultur 1 3 Min. 06.06.2015 Aus unserem online-Archiv
Critique ciné de la semaine

Vincent Lindon poignant dans «La loi du marché»

Vincent Lindon dans "La loi du marché"
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Photo: Nord ouest Films
Kultur 1 3 Min. 06.06.2015 Aus unserem online-Archiv
Critique ciné de la semaine

Vincent Lindon poignant dans «La loi du marché»

Sa prestation a été couronnée par la Palme de l'interprétation masculine au dernier Festival de Cannes. Le film est désormais à découvrir sur les écrans au Luxembourg. Voici notre critique.

Par Thierry Hick

«La Loi du marché» de Stéphane Brizé débute par une scène que les chômeurs vivent régulièrement: un entretien avec un agent de Pôle emploi censé trouver le job tant espéré. Thierry dénonce le système, les pratiques douteuses mises en places par les différentes administrations.... Son désespoir est à fleur de peau.

Thierry, 51 ans, est au chômage depuis de longs mois. Bien décidé à s'en sortir, il essaie par tous les moyens de trouver une nouvelle voie pour redonner un sens à sa vie. Vincent Lindon, qui incarne le quinquagénaire sans travail, explose de vérité. Le regard accusateur, les traits tirés, la voix grave, les gestes posés, l'acteur se plonge corps et âme dans cette tragédie.

Car, c'est bien de tragédie qu'il s'agit avec «La loi du marché». Le réalisateur se prend quelque 40 minutes (soit la moité de la durée totale) pour dépeindre ce chômeur, cet homme brisé dont la société n'a visiblement plus besoin. Seul l'amour de son épouse et son fils handicapé le maintiennent en mouvement.

Un drame banal

Les propos collent à la réalité quotidienne, ils ne sont pas dramatisés, «gonflés» pour la bonne cause. Thierry est un chômeur comme tous les autres, avec ses espoirs et ses déceptions, mais aussi ses craintes, ses questionnements, son acharnement «à passer à autre chose».

C'est cette «banalité» de la situation qui saute aux yeux, qui finalement dérange le spectateur, qui peu à peu prend conscience d'une réalité vécue au quotidien.

Stéphane Brizé prend le temps, n'impose pas de rythme particulier à son histoire, si ce n'est celui d'opter pour des séquences longues et ponctuées de silence. Les plans, les cadrages s'apparentent plus au genre du documentaire – les images sont signées Eric Dumont, un chef opérateur qui jusque-là n'avait encore jamais tourné de fiction. Avec ce choix délibéré, le réalisateur veut suivre ses personnages au plus près, caméra au poing. Thierry est souvent au centre de l'image alors que ce n'est pas lui qui parle ou qui mène l'action. Grâce à la technique du cinémascope, le film donne un relief tout particulier à certaines scènes, à certains protagonistes.

Retrouver un semblant de dignité

Sans transition aucune, l'on retrouve Thierry comme agent de sécurité dans un supermarché. Un travail, tant espéré, qui le conduira cependant à devoir se poser des questions. Pour survivre, retrouver un semblant de dignité, faut-il accepter n'importe quel job? Même celui de traquer les voleurs à l'étalage? Thierry ne semble pas trop avoir le choix de ses actes, rapidement il deviendra le «complice» d'un système qui mettra au pilori des personnes aussi démunies que lui auparavant.

Chômeur ou voleur, peu importe, semble vouloir nous dire le réalisateur. Stéphane Brizé met avant tout en scène des hommes et des femmes, des quidams en quelque sorte, face à leurs destins. Une fois encore, la caméra se fait le témoin d'une réalité aussi dure qu'éprouvante.

Le vocabulaire de «La loi du marché» est loin de celui habituellement utilisé dans le  septième art. Le spectateur qui s'attend à voir un film – au sens propre du terme – sera déçu. Celui qui s'attend par contre à une belle leçon d'humanité et d'espoir sera pour sa part comblé. Même si le réalisateur se refuse à tout commentaire d'une situation aussi dramatique que d'actualité, il livre un «film» fort, puissant et en phase avec les préoccupations majeures de bon nombre de citoyens. Ce n'est donc pas un hasard, si «La loi du marché» cartonne actuellement dans l'Hexagone...

Un acteur qui crève l'écran

La force de ce drame réside dans le jeu d'acteur de Vincent Lindon, qui lui a valu le Prix d'interprétation à Cannes, mais aussi dans la présence de ces acteurs d'un jour, anonymes et inconnus... qui finalement ne font que porter à l'écran leurs propres rôles, leurs propres existences. En toute humilité, mais avec courage et engagement.

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