Wählen Sie Ihre Nachrichten​

Une vie de chien
Miles et Sara, entre séances d'apprivoisement de la bête et moments de rapprochement.

Une vie de chien

PHOTO: TONY RIVETTI
Miles et Sara, entre séances d'apprivoisement de la bête et moments de rapprochement.
Kultur 1 2 Min. 01.09.2018

Une vie de chien

Thierry HICK
Thierry HICK
Un as du motocross – qui s'amuse à déjouer les coups tordus de ses concurrents – et un chien-robot-soldat menaçant et dangereux: des fois il faut très peu de choses pour ficeler un scénario cohérent et convaincant. Du moins en théorie, car la pratique peut s'avérer plus douloureuse...

L'Américain Oliver Daly, réalisateur et scénariste s'est essayé à cet exercice. L'essai est certes louable, mais le résultat final est mièvre et sans intérêt particulier.

Une obscure société vient de créer avec ALX, un chien-soldat, une arme de guerre redoutable, censé épauler l'armée américaine dans ses plus difficiles missions. Bourrée de technologies, la bête vaut 70 millions de dollars et doit prochainement être mise en service. Manque de chance, les scientifiques ont du jour au lendemain perdu toutes traces de leur créature.

De son côté, le jeune Miles, ne vit que pour sa passion: le motocross. Un peu par hasard il tombera nez à nez avec ALX. D'abord méfiant, Miles finira par s'attacher à cette étrange créature. Il sera rapidement rejoint dans sa nouvelle aventure par la jeune et belle Sa-ra, qui a encore d'autres comptes à régler. Tous deux se rapprocheront dans leurs soucis de défendre l'animal contre ceux qui veulent récupérer leur bien précieux.

Les images sont au plus près de l'action – surtout lors des courses poursuites – les séquences s'enchaînent rapidement, le rythme de la narration est sans temps morts. Et pourtant, le tout est attendu, sans surprise réelle.

Un superflu déconcertant

Oliver Daly tente de lancer quelques réflexions – plus ou moins philosophiques – sur des questionnements que peuvent poser les transformations technologiques de notre société. L'intention est présente, le résultat reste d'un superflu déconcertant – malgré quelques effets spéciaux de belle facture. Les propos se concentrent sur la basique confrontation des bons et des mauvais. Le tout est sans prétention, surtout lorsqu'à la fin le scénario se perd dans de nouveaux et inutiles soubresauts... pour faire durer le plaisir – inutilement.

Les deux jeunes acteurs américains Alex Neustaedter et Becky G, en incarnant le duo d'aventuriers des temps modernes, s'engagent à fond dans leurs rôles et n'en demandent pas plus. Entre moments de drague et d'apprivoisement de la bête, les deux ados vivent dans leur univers particulier. Oliver Daly dresse sans grande inspiration le portrait convenu d'une génération en quête de fun.

Réaliser un film d'été pour un public d'ados est certes louable. Encore faut-il trouver les moyens adéquats et proposer au spectateur – aussi jeune soit-il – une histoire qui tienne la route.

Seule lueur d'espoir et éventuelle morale d'«A.L.X.»: une amitié infaillible doit pouvoir résister aux attaques les plus diverses. Le motard et le chien-soldat l'apprendront à leurs dépens...