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Une plongée dans la pègre poisseuse
Les panneaux d'affiche de la nouvelle série Netflix indienne "Sacred Games" dans les rues de Mumbai.

Une plongée dans la pègre poisseuse

Phot: AFP
Les panneaux d'affiche de la nouvelle série Netflix indienne "Sacred Games" dans les rues de Mumbai.
Kultur 2 Min. 17.07.2018

Une plongée dans la pègre poisseuse

Tournée en hindi, une série suit la traque d'un policier qui tente de capturer un parrain au «goût masala».

Bombay. La plateforme vidéo américaine Netflix a mis en ligne sa première série originale indienne, déterminée à s'ancrer fermement sur un marché local de la vidéo à la demande au potentiel alléchant, aussi convoité par son rival Amazon Prime.

«Sacred Games» – «Le seigneur de Bombay» en français – adapté du roman de 2006 de l'écrivain Vikram Chandra, offre une plongée dans l'univers poisseux de la pègre de la capitale économique indienne. Portée par des stars comme Nawazuddin Siddiqui, Saif Ali Khan et Radhika Apte, la série place la barre haute pour les services de streaming dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants où le nombre d'internautes croît de façon exponentielle.

Bloqué en Chine, Netflix investit largement dans le second pays le plus peuplé de la planète, cherchant à attirer des jeunes consommateurs surfant avidement sur la toile grâce à des tarifs d'Internet parmi les plus bas du monde.

«L'Inde connaît le plus gros et plus rapide investissement en termes de contenu de tous les pays où nous nous sommes lancés», dit à l'AFP Erik Barmack, vice-président des contenus internationaux originaux chez Netflix, par e-mail.

Pas de censure

«Le seigneur de Bombay» fait aussi le pari que des contenus indiens de haute qualité peuvent toucher une audience internationale, au-delà du sous-continent indien et de sa diaspora. La série s'inscrit dans la stratégie de Netflix de produire des programmes dans une multitude de langues, dont le français, l'allemand ou l'espagnol. Découpé en huit épisodes, tournés principalement en hindi, «Le seigneur de Bombay» suit la traque d'un policier pour tenter de capturer un parrain de la mafia locale, sorte de «Narcos» goût masala.

Cette sortie est la première de huit séries indiennes d'ores et déjà commandées par Netflix. Le géant américain aux 125 millions d'abonnés mondiaux a annoncé la une adaptation en série du roman culte de Salman Rushdie, «Les enfants de minuit».

Son concurrent direct Amazon Prime produit également des contenus taillés pour le marché indien, dont le thriller «Breathe». Pour séduire le public de l'Inde «il faut absolument avoir du contenu local. C'est un fait», estime Frank D'Souza, analyste chez PxC.

Le paysage de la vidéo en ligne est dominé localement par l'Indien Hotstar, qui possède un large catalogue dont une partie est consultable gratuitement. Un abonnement à Netflix en Inde coûte 500 roupies par mois (6,2 euros), soit un tarif nettement supérieur à ses concurrents, ce qui restreint son accès à la portion la plus aisée de la population. AFP

Disponible sur Netflix