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Un Grisham inattendu sur Netflix
 Plus de 35 ans après les premiers jugements, la vérité n’est toujours pas 
établie.

Un Grisham inattendu sur Netflix

Photo: Netflix
Plus de 35 ans après les premiers jugements, la vérité n’est toujours pas 
établie.
Kultur 1 2 Min. 03.02.2019

Un Grisham inattendu sur Netflix

Marcel KIEFFER
Quand la réalité dépasse la fiction, la noirceur de l’âme humaine peut prendre des nuances insoutenables, et la justice un air de farce tout aussi désolant. C’est ce que montre la nouvelle série documentaire «L’accusé»/«The Innocent Man», inspirée de l’unique livre non fictionnel du maître du thriller américain John Grisham.

«Si j’avais écrit cette histoire comme un roman, les gens n’y auraient probablement pas cru», dit l’auteur de 40 polars. Pour raconter cette incroyable affaire qui remonte aux années 80 dans une petite ville américaine, John Grisham préféra le réalisme documentaliste à sa vaste capacité d’imagination romanesque. Ce qui allait devenir sa seule œuvre non fictionnelle – «The Innocent Man» – éditée en 2006, avait tout pour pouvoir briller désormais en version mini-série «true crime» sur la plateforme de flux continu du géant américain Netflix.

A Ada, ville provinciale dans l’Etat de l’Oklahoma, fleurit l’Amérique profonde, avec les pickups qui sillonnent ses rues poussiéreuses, ses communautés religieuses pléthoriques, ses dîners et motels assoupis, une cimenterie centenaire comme seul patrimoine historique et une population sombrant dans la tristesse d’une existence passée dans l’autocélébration d’un «way of life» aux promesses et rites périmés.

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Il y a 35 ans l’actuel fief trumpiste n’avait pas plus fière allure et s’il n’arrivait pas moins à défrayer la chronique au-delà de ses frontières étriquées, deux faits divers particulièrement sordides y étaient pour quelque chose. L’assassinat atroce de Debbie Parker, en décembre 1982 et, en avril 1984, la disparition mystérieuse de Denice Haraway.

Si dans les deux cas, la justice avait pu mettre les assassins présumés derrière les verrous, en se basant sur des confessions pour le moins contradictoires et énigmatiques, rien n’était moins sûr si justice était effectivement rendue. Ron Williamson et Dennis Fritz étaient-ils vraiment les assassins de Debbie Carter, et Tommy Wade et Karl Fontenot avaient-ils effectivement enlevé Denice Haraway pour la violer, la tuer et la faire disparaître à jamais? Le mystère restait intact pendant longtemps.

Des coupables trop parfaits

Le doute s’est vite installé sur les conclusions d’enquête concernant deux affaires dont les circonstances et les similitudes étaient tout aussi choquantes que troublantes mais qui ne suscitaient pas moins d’interrogations quant à la façon dont les enquêteurs et les instances judiciaires locaux avaient conduit l’instruction.

Avec leurs parcours personnels chaotiques, leur comportement farouche et leurs penchants pour la drogue et la violence, ils étaient les coupables parfaits, bien trop parfaits.

La vérité était certainement ailleurs, ce que l’apparition dans les années 90 de la technique de l’ADN dans les enquêtes criminelles allait d’abord démontrer dans les cas de Williamson et Fritz, et se retourner contre les enquêteurs dont les pratiques s’avéraient choquantes: fabrication d’aveux, erreurs d’identification, utilisation de mouchards, témoins manipulés...

La vérité n’est toujours pas établie

La liste est longue des reproches à l’encontre d’un procureur qui dans les deux cas aura à répondre de dysfonctionnements qui s’ajouteront à d’autres dont le système judiciaire américain est accusé depuis bien trop longtemps.

Car plus de 35 ans après les premiers jugements, la vérité n’est toujours pas établie bien que de nouvelles révélations soient apparues pour aggraver le cas des accusateurs et des instances publiques. On ne risquera pas de faire erreur sur l’identité de «L’Accusé» que le titre de cette remarquable série, réalisée par Clay Tweel, désigne sans ambiguïté.
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«L’accusé» est disponible sur Netflix en minisérie de six épisodes.


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