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Tout est bien qui... ne finit pas encore
Kultur 1 2 Min. 17.03.2018 Aus unserem online-Archiv

Tout est bien qui... ne finit pas encore

licia Vikander, une Lara Croft 2.0 pleine de panache.

Tout est bien qui... ne finit pas encore

licia Vikander, une Lara Croft 2.0 pleine de panache.
Photo: Warner Bros
Kultur 1 2 Min. 17.03.2018 Aus unserem online-Archiv

Tout est bien qui... ne finit pas encore

Thierry HICK
Thierry HICK
Elle était attendue au tournant et finalement elle remplit bien son rôle, et cela malgré un héritage lourd à porter. Alicia Vikander, la Lara Croft cru 2018, reprend les rênes d'Angelina Jolie pour une nouvelle aventure menée tambour battant et rythmée par beaucoup – trop? – d'«heureux hasards».

 Lara Croft est livreuse de repas à vélo, pratique la boxe, habite à Londres et mène une vie sans relief. Son père, disparu il y a sept ans, lui laisse un important héritage qu'elle refuse. Elle se met en tête de retrouver son géniteur adoré et qu'elle espère toujours vivant. Sa quête la conduira sur les pas de Himiko, la princesse de la mort.

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Comme on peut s'y attendre, l'aventure ne sera pas de tout repos. D'abord dans le port d'Hong Kong, ensuite sur une île sauvage au large des côtes japonaises, la jeune Lara Croft se transformera peu à peu en amazone de combat.

Film d'aventure et d'action, «Tomb Raider» tient ses promesses et reste fidèle à l'esprit maison qui a forgé les deux premiers volets de la saga.

Grosses disputes, coups de feu à gogo, courses poursuites, catastrophes naturelles qui s'enchaînent... tout y est pour tenir le spectateur en haleine pendant deux heures. Le scénario peine pourtant à s'envoler – la mise en situation dans les rues de Londres est longue – par la suite, il évitera de justesse l'enlisement... L'heureux événement que va vivre Lara Croft sera rapidement éclaboussé par d'autres péripéties plus ou moins tumultueuses.

Le Bien contre le Mal

Autre ingrédient particulièrement bien soigné: l'opposition des forces du mal et du bien. Une lutte, sans vrai perdant ou gagnant et qui laisse la porte ouverte à de nouvelles aventures.

Seule la mise en scène musclée de Roar Uthaug réussit à sauver la mise. Le réalisateur norvégien ne lésine pas sur les moyens – la production, généreuse ne semble pas lui avoir fixé de limites financières. Des fois il en fait aussi vraiment trop. La machinerie s'emballe, les effets spéciaux – qui d'ordinaire doivent s'éclipser au profit de la narration – font la loi. Dommage, le flux narratif, si jamais il existe, en souffre.

Photo: Ilzek Kitshoff

Le spectateur pas souvent surpris

Plus dérangeant est l'enchaînement d'«heureux hasards» prévisibles qui permettent à Lara Croft de se libérer des pires et cocasses situations. La carcasse d'avion qui tombe à l'eau, le temple de Himiko qui s'effondre au tout dernier moment: deux épisodes, deux grosses ficelles qui passent mal. Même si les paysages sont époustouflants, le rythme des images, l'action sont soutenus et le suspense est bien entretenu, le spectateur n'est finalement que très rarement surpris par la tournure des événements.

Alicia Vikander est désormais la nouvelle égérie de la saga. Succédant à l'emblématique Angelina Jolie, l'actrice suédoise tient son rôle avec beaucoup de panache, mais aussi avec des peurs et des doutes, la rendant d'un coup très humaine, les pieds sur terre.

L'héroïne 2.0 a troqué les deux flingues accrochés aux cuisses et chers à Angelina Jolie pour un arc et des flèches tout aussi périlleuses, le short moulant est remplacé par un simple treillis militaire. La Lara Croft, version 2018, se veut-elle plus réfléchie, moins aguicheuse? Ne reste plus qu'à donner encore plus de coffre au personnage pour les prochains épisodes. Mission possible, puisque la suite de ce «Tomb Raider» semble acquise.