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Rockhal: premiers signes de vie
Kultur 2 4 Min. 17.11.2020

Rockhal: premiers signes de vie

La Rockhal veut par tous les moyens conserver le contact avec son public et les musiciens.

Rockhal: premiers signes de vie

La Rockhal veut par tous les moyens conserver le contact avec son public et les musiciens.
Photo: Claude Piscitelli
Kultur 2 4 Min. 17.11.2020

Rockhal: premiers signes de vie

Thierry HICK
Thierry HICK
Malgré de longs mois d'absence, la Rockhal n'a pas pour autant chômé et sort enfin de son silence.

La Rockhal est vide, sans public, depuis des mois.  Et la situation pourrait ne pas être près de changer. Ce mardi, après de longs mois de silence radio, le président, Luc Henzig, et le directeur, Olivier Toth, sont montés sur les planches du Club pour redonner des premiers signes de vie. Une décision last minute du ministre de la Santé pourrait apporter un peu d'espoir. Finalement, le gouvernement a décidé d'attendre quelques jours avant de mettre en pratique le cas échéant de nouvelles restrictions d'ores et déjà annoncées  ce mardi. 

Deux tables sur scène, quelques chaises éparpillées dans la salle pour accueillir journalistes, techniciens et invités. «Le Club affiche complet ce matin, c'est donc dans cette ambiance morose, que je vous accueille aujourd'hui», lance quelque peu dépité Luc Henzig. «Notre maison a été l'une des toutes premières à fermer ses portes dès le 7 mars. Depuis, notre outil ne fonctionne plus». 

Alors que  la Rockhal de janvier à mars de cette année accueillait encore quelque 50.000 spectateurs, les installations ont été transformées en centre de soins avancés de mars à juin. Depuis lors, aucune activité ouverte le grand public n'a été organisée. La date d'une éventuelle reprise reste toujours aussi incertaine. 

Le président Luc Henzig (g.) et le directeur Olivier Toth restent  prudents sur une reprise éventuelle de leurs activités.
Le président Luc Henzig (g.) et le directeur Olivier Toth restent prudents sur une reprise éventuelle de leurs activités.
Photo: Anouk Antony

«Nous avons pris contact avec le ministère de la Culture, qui comprend notre situation mais qui ne peut décider d'une reprise de nos activités. Nous avons présenté un concept pour nos concerts, nous avons fait plusieurs propositions. Le ministère de la Santé a refusé. Nous devons nous y tenir», assure le président.

La Santé donne son accord... sous réserves

Revirement de dernière minute: au cours de la conférence de presse de mardi matin, Olivier Toth a reçu un e-mail du ministère de la Santé indiquant que le concept concernant les mesures d'hygiène est conforme aux mesures en vigueur. «Cela pourrait nous permettre d'organiser certains mini-concerts prévus en décembre», se réjouit avec prudence le directeur, «tout cela reste sous réserve». 

Le Conseil de gouvernement, réuni ce mardi matin, a décidé  de nouvelles restrictions,  qui devraient aussi toucher les institutions culturelles. Ces mesures sont prévues,  mais actuellement encore mises en attente le temps de suivre l'évolution future de la pandémie.   

Interrogé sur le fait que d'autres salles de concerts, à l'instar de la Philharmonie, ont pu partiellement reprendre leurs activités, Luc Henzig est catégorique: «A chacun de prendre ses responsabilités. Il faut savoir aussi que la configuration de la Rockhal est différente... » Une autre interrogation plane toujours au-dessus de Belval. Le public est-il prêt à revenir? «Sa crainte est tout à fait légitime», note Luc Henzig.

Le music business à l'arrêt

A cela vient s'ajouter une difficulté supplémentaire, et non des moindres. Comme le souligne Olivier Toth, le «music business est à l'arrêt complet. Il faut gérer les reports et annulations. Les artistes ne partent plus en tournée. De plus, même si on pouvait les faire venir chez nous, la situation ne serait pas jouable. Au-delà de l'absence totale d'ambiance, financièrement de tels concerts ne sont pas envisageables».

La Rockhal s'est enfin dotée d'une identité sonore.
La Rockhal s'est enfin dotée d'une identité sonore.
Photo: Lex Kleren

Questions finances, l'établissement public Centre de musiques amplifiées  est certes soutenu à hauteur de 60 pour cent par son ministère de tutelle - la dotation de l'Etat pour 2020 s'élève à 2.821.000 € - mais 40 pour cent de son budget annuel viennent de recettes propres. Si la situation devait perdurer, il faudra que le ministère de la Culture revoie à la hausse son soutien financier. «Il en va de notre survie», lance Luc Henzig.

Quelques initiatives nouvelles

Le rendez-vous de  ce mardi matin n'avait pas pour seul but de se lamenter sur la situation autour de la crise sanitaire, mais aussi de mettre en lumière quelques nouveautés peaufinées durant le confinement. 

La Rockhal s'est enfin dotée d'une nouvelle identité sonore: le projet du jeune auteur-compositeur-interprète français Florian Sundas, qui vit et travaille au Luxembourg depuis 2014, a remporté l'appel à candidatures.

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Différents groupes du pays sont invités à des Rocklab Pop-Up Sessions: des concerts-showcases enregistrés dans des lieux inédits et diffusés sur différents canaux. 

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Un Qwest-Challenge s'adressera  aux 12-25 ans et s'articulera autour de formats hip hop, rap et slam. 

«Notre mission est de soutenir la création et de maintenir le lien entre le public et les musiciens», concluent en chœur Luc Henzig et Olivier Toth. 

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