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«Making a Murderer»: Zapping: Un homme face à l’injustice
Kultur 1 3 Min. 17.01.2016

«Making a Murderer»: Zapping: Un homme face à l’injustice

Construite comme une série de fiction, chaque épisode se termine sur un «cliffhanger» haletant.

«Making a Murderer»: Zapping: Un homme face à l’injustice

Construite comme une série de fiction, chaque épisode se termine sur un «cliffhanger» haletant.
Photo: Netflix
Kultur 1 3 Min. 17.01.2016

«Making a Murderer»: Zapping: Un homme face à l’injustice

Juillet 1985: Une femme est violée et laissée pour morte sur une plage du lac Michigan. Un homme d’une vingtaine d’années, Steven Avery est arrêté dans la commune voisine de Manitowoc. Il clame son innocence mais il ne profite d’aucun soutien. Seul sa famille se bat contre vents et marées…

par Frédéric Zeimet

Juillet 1985: Une femme est violée et laissée pour morte sur une plage du lac Michigan. Quelques heures plus tard, un homme d’une vingtaine d’années, Steven Avery, père de quatre enfants est arrêté dans la commune voisine de Manitowoc dans le Winconsin. Il clame son innocence mais il ne profite d’aucun soutien. Seul sa famille se bat contre vents et marées… pendant près de 18 ans.


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Septembre 2003: Steven Avery est libéré. Le vrai coupable est confondu grâce à des analyses d’ADN.

Enfin dehors, Steven peut profiter de la vie. Sa femme l’a quitté mais il retrouve rapidement l’amour. Il est reçu sur les plateaux télévisés, il est invité par le gouverneur… Il devient le centre d’attention d’une communauté qui se sent coupable.

Une enquête baclée

Très vite, toutes ces considérations posent problèmes. L’enquête menée en 1985 a été bâclée. Le vrai coupable a pu continuer ses méfaits parce que les policiers avaient à l’époque une dent contre Steven.

Une nouvelle investigation est ouverte, cette fois-ci pour déterminer les défauts de la procédure des années 80. On promet à Steven de grosses sommes de dédommagement… Justice va être rendue quand tout d’un coup, son destin bascule.

Octobre 2005: Une jeune femme rend visite à Steven Avery pour photographier un de ses nombreux véhicules – sa famille tient un dépôt de voitures accidentées. Elle ne rentrera jamais chez elle et cinq jours plus tard, sa voiture et des ossements humains sont retrouvés près du domicile de Steven.

Que s’est-il passé? Est-ce que Steven Avery, après tant d’années de souffrance, est passé à l’acte comme l’annoncent les médias locaux et nationaux?

Plusieurs éléments de la nouvelle enquête policière surprennent. On refuse qu’il ait accès à ses avocats, les preuves apparaissent soudainement, les témoignages se contredisent… Au fur et à mesure, on se rend compte que l’histoire, au final, ne fait que se répéter mais combien d’injustices un homme peut-il supporter?

Une histoire à rebondissements

«Making a murderer» commence au moment de l’acquittement de Steven Avery en 2003 et le suit pendant près de dix ans. Au départ, les créatrices et réalisatrices de la série documentaire, Laura Ricciardi et Moira Demos, pensaient documenter la réhabilitation hors du commun de cet homme quand cette nouvelle tragédie s’abat sur lui deux ans après sa libération. L’enquête et le procès qui se mettent en place sont tellement rocambolesques qu’elles poursuivent l’aventure jusqu’au-delà de la condamnation de Steven.

«Making a murderer» met en avant les complexités de la justice américaine, ses méandres et, surtout, comment un innocent peut être condamné non seulement une fois mais deux fois pour un crime qu’il n’a jamais commis. Comment est-ce possible ? «It’s the American Way» explique dépité l'un des avocats de Steven.

«Binge-watching»

La force de cette série, sans commentaires mais truffée d’images d’archives et d’interviews, c’est de poser intelligemment tous les jalons nécessaires à la compréhension de cette affaire complexe. Construite comme une série de fiction, chaque épisode se termine sur un «cliffhanger» haletant et nous entraîne dans un tourbillon de «binge-watching».

Applaudie par la critique américaine, cette série a récemment fait la Une des journaux. Deux pétitions rassemblant près de 450.000 signatures ont été adressées à Barack Obama pour demander la grâce de Steven Avery, sans succès.

« Making a murderer » est disponible en intégralité depuis le 18 décembre 2015 sur Netflix.


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