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Les 40 ans du «Folk-Clupp Lëtzebuerg» : Contre vents et marées
Kultur 3 Min. 09.01.2018

Les 40 ans du «Folk-Clupp Lëtzebuerg» : Contre vents et marées

 Le groupe irlandais Na Leanaí sera sur la scène de Neumünster le 24 janvier.

Les 40 ans du «Folk-Clupp Lëtzebuerg» : Contre vents et marées

Le groupe irlandais Na Leanaí sera sur la scène de Neumünster le 24 janvier.
Foto: Photo: Folk-Clupp
Kultur 3 Min. 09.01.2018

Les 40 ans du «Folk-Clupp Lëtzebuerg» : Contre vents et marées

Thierry HICK
Thierry HICK
Marco Uhres et Jérôme Levy défendent depuis 35 ans contre vents et marées une passion commune: la musique folk dans toute sa diversité.

par Thierry Hick 

En 1977, Guy Schons, le chanteur du groupe Dullemajik fonde l'asbl «Folk-Clupp Lëtzebuerg». L'heure est à la (re)découverte de la musique folk. Un engouement qui s'essouffle cependant rapidement. En 1982, Marco Uhres et Jérôme Levy reprennent le flambeau.

«Notre but était de faire découvrir au public de nouvelles cultures qu'il ne connaissait pas», résume le vice-président Jérôme Levy. Avec le temps, l'offre du début s'est largement diversifiée. Alors qu'initialement, le folk américain ou celtique étaient prédominants, des musiques d'autres pays, d'autres continents ont fait l'actualité sur les scènes internationales, donc aussi au Luxembourg.

Musique folk et musique folklorique

Pour Marco Uhres, la différence entre musique folk et musique folklorique tient en un point: «La première évolue, s'adapte et change avec le temps». A l'image d'un Alan Stivell qui a en son temps toujours su renouveler la musique celtique. La musique folklorique est quant à elle plus traditionnelle, plus ancrée sur ses acquis.

Le terme de folk-music a – globalisation oblige – peu à peu laissé la place à la world music. Une évolution qui ne dérange pas outre mesure le président Marco Uhres, qui sélectionne les groupes à inviter. Selon quels critères? «C'est très égoïste je sais, mais la musique doit me plaire», explique ce passionné, qui sillonne les festivals à la recherche de nouvelles découvertes – et plus particulièrement celui de Rudolstadt en Allemagne. «Au début, on travaillait avec des agents qui nous envoyaient des cassettes de leurs groupes. Aujourd'hui grâce à internet, le travail s'est simplifié.»

Marco Uhres et Jérôme Levy (d.)
Marco Uhres et Jérôme Levy (d.)
Photo: Chris Karaba

Découvreur de talents

Les choix du président, qui avant d'être entérinés par l'association, doivent toujours représenter «quelque chose d'inattendu, d'exceptionnel», se targue celui qui a réussi à faire venir au Luxembourg des artistes inconnus, qui par la suite connaîtront la consécration internationale. «En 1995, nous avons engagé la chanteuse malienne Oumou Sangaré que personne ne connaissait à l'époque.»

Oumou Sangaré découverte en 1995.
Oumou Sangaré découverte en 1995.
Photo: Folk-Clupp

  Chaque concert doit apporter quelque chose d'inattendu et d'exceptionnel. Marco Uhres, président du «Folk-Clupp Lëtzebuerg»

«A nos débuts on était les seuls à proposer ce genre de musique. Aujourd'hui tel n'est plus le cas», s'irrite Jérôme Levy, qui déplore le manque de collaboration entre les différents organisateurs, petits ou grands. «Pourquoi toujours une telle confrontation, alors qu'une collaboration serait si simple?».

Des contraintes financières

Autre problème récurrent dans le travail de l'association: la question du financement. Le changement des méthodes de subvention du Fonds culturel occasionne une baisse des recettes. Des contraintes qui ont une influence sur «une programmation non commerciale», soulignent les deux organisateurs. Grâce à la vente de billets et quelques aides ponctuelles, l'association arrive quand même à couvrir ses frais.

Le «Folk-Clupp Lëtzebuerg» a délaissé, pour des raisons d'organisation, son historique port d'attache du Sang & Klang du Pfaffenthal pour désormais s'installer au centre Neimënster. «Ce qui donne une autre visibilité à nos concerts», se réjouit le vice-président. «Aujourd'hui, la musique que nous proposons est absente des médias, les jeunes ne la connaissent plus», regrette Marco Uhres. Il est donc loin le temps où le «Folk-Clupp Lëtzebuerg» faisait l'actualité, à l'image de la «Nuit des gitans», organisée en ouverture de l'année culturelle 1995. Même si le noyau de fidèles spectateurs vieillit et se raréfie, «chaque concert attire son type de spectateurs».

Les Violons Barbares en mars 2010 sur la scène de la Kulturfabrik
Les Violons Barbares en mars 2010 sur la scène de la Kulturfabrik
Photo: Folk-Clupp

La scène luxembourgeoise... perdue de vue

Qu'en est-il finalement de la scène luxembourgeoise, aujourd'hui où les Dullemajik ou Millermoaler ne font plus l'actualité? «C'est difficile à dire», note Marco Uhres, qui avoue, avoir perdu de vue certains musiciens du pays.

Le concert du groupe irlandais Na Leanaí dans le cadre du 40e anniversaire du «Folk-Clupp Lëtzebuerg» aura lieu le mercredi 24 janvier à 20 heures au Centre Neimënster. Tarifs: 25 euros (réduit: 12 euros, Kulturpass: 1,5 euro). Billets au tél. 26 20 52 444, billetterie@neimenster.lu, www.neimenster.lu

www.folk-clupp.info