Wählen Sie Ihre Nachrichten​

«L'amour des belles choses»
Kultur 5 Min. 05.12.2019 Aus unserem online-Archiv

«L'amour des belles choses»

Stella Chen et son Stradivarius de 1708: son nouveau compagnon pour les quatre années à venir.

«L'amour des belles choses»

Stella Chen et son Stradivarius de 1708: son nouveau compagnon pour les quatre années à venir.
Photo: Gerry Huberty
Kultur 5 Min. 05.12.2019 Aus unserem online-Archiv

«L'amour des belles choses»

Thierry HICK
Thierry HICK
Stella Chen, lauréate du Reine Elisabeth 2019, est en concert ce jeudi soir à la Philharmonie.

Le Wall Street Journal la qualifie de «rising star to watch». A 27 ans, la violoniste Stella Chen, comme tous les lauréats du prestigieux concours Reine Elisabeth – elle l'a remporté en mai de cette année –, attire les convoitises d'un public friand de jeunes stars et des orchestres, chefs et des organisateurs de concerts tout aussi friands de nouveaux talents. Stella Chen est ce jeudi soir l'invitée du concert de bienfaisance SOS Village d'Enfants Monde aux côtés de l'Orchestre philharmonique du Luxembourg et d'une vieille connaissance, le chef Leopold Hager.

Stella Chen, quelles sont vos attentes à quelques moments de rencontrer pour la première fois l'OPL et son chef?

J'ai rencontré le chef Leopold Hager hier soir pour discuter de certains points. J'espère avoir pas mal de fun avec l'OPL. Travailler avec de nouveaux partenaires est à chaque fois excitant.

Vous avez choisi d'interpréter le concerto pour violon de Tchaïkovski, celui-là même qui vous a fait triompher au Reine Elisabeth, un hasard?

Ce n'est absolument pas un hasard. C'est par ailleurs la première fois que je rejoue cette œuvre depuis le concours en mai. Ce concerto je l'ai pris dans mon répertoire alors que j'étais encore enfant. Cette partition continue de me toucher toujours autant.


Ob sie nun mit einem Orchester oder nur mit einem Musikerkollegen spielt: Für Janine Jansen kommt es beim Musizieren auf eine echte und offene Kommunikation an.
Janine Jansen: "Musik ist nicht auf einen Weg festgelegt"
Die preisgekrönte Violinistin Janine Jansen gibt am kommenden Dienstag ein Gastspiel in der Philharmonie. Danach begleitet sie das OPL als Solistin auf der Südamerika-Tournee.

Que vous apporte aujourd'hui le Reine Elisabeth?

C'est tout d'abord un énorme honneur pour moi. Bien sûr, de nouvelles opportunités s'ouvrent à moi maintenant.

Ces prix, comme le Reine Elisabeth, vous en avez l'habitude. Est-ce un passage obligé pour se lancer dans une carrière internationale?

Il y a longtemps, c'est vrai, j'ai gagné quelques prix bien moins importants. Le Reine Elisabeth est une autre étape dans ma vie. Il y a tant d'autres musiciens qui ont gagné bien plus de prix que moi: je crois que chacun doit trouver sa propre voie.

J'espère avoir pas mal de fun avec l'OPL. Travailler avec de nouveaux partenaires est à chaque fois excitant.

Stella Chen

Au Luxembourg, vous allez jouer un concert de bienfaisance. Qu'est-ce que cela change pour vous?

C'est le signe que la musique est bien une langue universelle qui peut se passer de mots pour défendre une cause.

Les critiques saluent régulièrement la grande poésie de votre jeu. A l'image du concerto de Tchaïkovski, travaillez-vous avec des images en tête? Comment vous forgez-vous des idées?

Je ne veux pas être influencée par d'autres interprétations. C'est pourquoi, je commence par écouter bon nombre d'autres œuvres du même compositeur – mais pas la partition que je vais jouer – pour en savoir plus sur le personnage qui a écrit la musique. Ensuite seulement, je prends la partition et je l'étudie. Pour reprendre l'exemple de Tchaïkovski, j'ai cherché, au-delà d'autres aspects connus, des images pour me faire mes propres idées sur ce concerto.

Le soliste doit-il briller face à l'orchestre?

Comme cela peut être le cas pour la musique de chambre, il s'agit d'une collaboration étroite entre des musiciens. Le soliste vient se greffer aux autres couleurs de l'orchestre.

Stella Chen et son Stradivarius de 1708: son nouveau compagnon pour les quatre années à venir.
Stella Chen et son Stradivarius de 1708: son nouveau compagnon pour les quatre années à venir.
Foto: Gerry Huberty

Ces derniers temps vous semblez moins intéressée par la musique de chambre?

C'est vrai qu'actuellement après le Reine Elisabeth je joue plus souvent en tant que soliste – même si je fais aussi pas mal de récitals. La musique de chambre m'a accompagnée tout au long de ma jeunesse et de mes études. Dans l'avenir, je vais certainement en refaire...

Vous disposez depuis votre succès au Reine Elisabeth d'un Stradivarius, le Huggins 1708. Quand vous le jouez, qu'entendez-vous?

En fait cet instrument fait partie du prix. Il m'est mis à disposition pour une période de quatre années. C'est aussi l'instrument le plus puissant qui m'a jamais été donné d'utiliser. Cela se remarque surtout dans les grandes salles de concerts. Ensuite, jouer de ce Stradivarius est tellement doux, que je n'ai même pas à me soucier de la projection du son. Ce violon dévoile également beaucoup de couleurs, qui ouvrent mon imagination. Chaque instrument finalement est très différent, un peu comme les êtres humains.

Dans les prochains mois, vous allez vous produire en Europe, à New York, au Japon, en Corée du Sud, en Chine en vous laissant des moments de pauses. Ces breaks sont nécessaires?

Ces pauses me permettent d'aborder de nouveaux répertoires, j'ai des projets de musique contemporaine. Je suis encore jeune, je veux apprendre.

Au-delà de la musique contemporaine et des grands concertos pour violon, quels autres répertoires vous intéressent?

C'est une réponse facile à donner: tous les répertoires, sans discrimination, sans limite. Apprendre des œuvres d'époques et de genres différents permet d'avancer et de mieux jouer. Je crois qu'en tant que violoniste je n'ai pas à me plaindre d'un manque de répertoire.

Pourquoi êtes-vous devenue musicienne?

Parce qu'attirée par la beauté, je voulais apprendre des choses belles. Et j'aime communiquer. Je crois que c'est en musique que je parle mieux.

Quelles musiques écoutez-vous en dehors du travail?

Principalement, les charts de musique pop, surtout lorsque j'ai besoin de me reposer.

Vous avez également fait des études de psychologie. Est-ce un complément indispensable à la musique?

Ce n'est pas indispensable, même si quelquefois cela peut aider pour comprendre des choses. J'ai fait ces études avant tout par intérêt personnel. C'est ma vie.

Outre la cuisine, vous faites du patinage sur glace. N'est-ce pas un sport trop dangereux pour une violoniste? Vos doigts sont-ils bien assurés?

J'ai commencé le patinage enfant. Aujourd'hui je ne saute plus, je fais quelques tours sur la piste et surtout je fais très attention de ne pas prendre de risques.

Concert SOS Village d'Enfants Monde, ce jeudi soir à 20 heures à la Philharmonie. Prix: 65, 45, 30 euros (réduit: 39, 27, 18 euros). Réservations au téléphone: 26 32 26 32 et sur: www.philharmonie.lu



Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Alte Musik zur Passionszeit
Junge Sänger, alte Musik. Wie passt das zusammen? Was alte Musik spannend macht, erklärt Daniel Conrad, Sänger von Picante.
OPL goes Spain: Heimspiel für Gimeno
Das Orchestre philharmonique du Luxembourg startet an diesem Mittwoch im Auditorio Nacional de Música von Madrid seine Spanien-Tournee. Weitere Konzerte sind in Valencia, Zaragoza und Alicante geplant. Ein Heimspiel für den OPL-Dirigenten Gustavo Gimeno.
Benjamin Kruithof: Ein viersaitiger Traum
Wenn seine Schulkameraden noch morgens früh schlafen, sitzt Benjamin Kruithof bereits im Keller des Familienhauses in Moestroff und übt auf seinem Cello. Sein Ziel: so schnell wie möglich in der Philharmonie auftreten zu können.
Itv Benjamin Kruithof, a Moestroff, le 30 Aout 2016. Photo: Chris Karaba