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«Io Sto Bene»: Une chronique raffinée et juste
Kultur 1 16.10.2021
Critique ciné

«Io Sto Bene»: Une chronique raffinée et juste





Antonio (Renato Carpentieri) est un vieil homme usé par la vie.
Critique ciné

«Io Sto Bene»: Une chronique raffinée et juste

Antonio (Renato Carpentieri) est un vieil homme usé par la vie.
Photo: Tarantula
Kultur 1 16.10.2021
Critique ciné

«Io Sto Bene»: Une chronique raffinée et juste

Thierry HICK
Thierry HICK
Le long cheminement d’Antonio de la pénombre à la lumière.

Le jeune Antonio quitte dans les années 60 son Italie natale pour atterrir un peu par hasard au Luxembourg. Un demi siècle plus tard, Antonio rencontre Leo, une bien étonnante musicienne, qui quelque part vit, malgré la différence d'âge, les mêmes questionnements sur le sens à donner à la vie. Le réalisateur Donato Rotunnoréussit à se faire cohabiter deux époques pour à la fin ne raconter qu’une et une seule histoire de vie. 

La narration n’est pas linéaire, le réalisateur préfère jouer sur les deux tableaux en parallèle. Le spectateur se laisse peu à peu aller à cet incessante jeu de balançoire, à condition pourtant de rester dans l’histoire. Car Donato Rotunno, qui est aussi scénariste, n’hésite pas à ouvrir plusieurs portes parallèles. 

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Un chapelet de mésaventures

 L’histoire d’Antonio est un chapelet de mésaventures, de déceptions, d’échecs, d’amours déçues. Et pourtant, «Io Sto Bene» ne sombre jamais dans un pessimisme sans issue. Le début du film est sombre, noir et ce n’est que peu à peu que l’horizon s’éclaircit, que les personnages centraux se dirigent vers la lumière. 

Un message d’espoir et d’humanisme que le réalisateur distille au compte-goutte, laissant le spectateur s’imprégner à petits pas par la trame de ce drame. Les propos jamais ne sont violents ou agressifs. L’heure est à la description, à la peinture toute intimiste de personnages hauts en couleurs. Les années 60 et l’immigration italienne de cette époque alimentent une chronique raffinée et juste. Faut dire que le choix des acteurs s’est avéré des plus judicieux: Marie Jung (Mady) Alessio Lapice (Antoine jeune), Sara Seraiocco (Leo) et surtout Renato Carpentieri (Antonio âgé) confèrent à leurs personnages puissance et profondeur. Une réussite totale.

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