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Hier amis, aujourd'hui ennemis
Kultur 1 3 Min. 31.08.2019

Hier amis, aujourd'hui ennemis

L'agent Mike Banning (Gerard Butler) veut défendre par tous les moyens son honneur.

Hier amis, aujourd'hui ennemis

L'agent Mike Banning (Gerard Butler) veut défendre par tous les moyens son honneur.
Photo: Universum Film
Kultur 1 3 Min. 31.08.2019

Hier amis, aujourd'hui ennemis

Thierry HICK
Thierry HICK
Critique ciné: sans créer de vrais surprises, «Angel Has Falllen» reste un bon polar de l'été.

 Comme souvent dans ce genre de films d'action, la trame d'«Angel Has Fallen» se limite au strict minimum. Un agent des services secrets sauve la vie au Président des États-Unis, cible d'un attentat. L'ange gardien en question est pourtant rapidement soupçonné d'être le commanditaire de l'attaque à cause d'une sombre histoire d'évolution de carrière. Les amis d'hier devenant les ennemis d'aujourd'hui, tous les coups sont permis.


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«Angel Has Fallen» débute sur un entraînement d'un groupe d'agents des services secrets. Le réalisateur Ric Roman Waugh profite de l'occasion pour présenter les protagonistes de son histoire. S'ensuit rapidement, la première scène d'action: la partie de pèche du «Potus» – President of the United States – ne sera pas de tout repos. Une attaque de drones, habillement orchestrée, décime l'équipe chargée de sa protection. Seuls l'agent Mike Banning et le président Allan Trumbull, survivront.

Seuls l'agent Mike Banning et le président Allan Trumbull, survivront à l'attentat.
Seuls l'agent Mike Banning et le président Allan Trumbull, survivront à l'attentat.
Photo: Universum Film

C'est le point de départ d'une rocambolesque aventure menée tambour battant, Ric Roman Waugh sortant à intervalles réguliers l'artillerie lourde.

Un combat sans merci

Les scènes d'attaques, d'échanges de coups de feu, de bombardements s'enchaînent. Et tiennent le spectateur en haleine. Face aux attaques et soupçons Mike Banning mène un combat sans merci et sans scrupules pour laver son honneur.

Se basant sur une histoire en fait simple et banale, le film tire toutes les ficelles inimaginables pour meubler le temps afin d'arriver aux incontournables 120 minutes. Au-delà de quelles vérités de vie convenues, les dialogues ne font, à quelques exceptions près, pas dans la dentelle.

Jamais deux sans trois

«Angel Has Fallen» est après «Olympus Has Fallen» et «London Has Fallen» le troisième opus d'une franchise qui a donc fait ses preuves et fait le plein de recettes depuis 2013. Pour ce faire, rien de tel qu'un scénario musclé et retentissant. «Angel Has Fallen» ne déroge pas à la règle.

Menace terroriste orchestrée par les Russes, en plus de leur ingérance dans l'élection présidentielle, patriotisme US, opposition entre bons et méchants, épouse attendant son homme à la maison, sans oublier la petite fille du couple traumatisée: tous les clichés d'usage ont droit de cité. Les recettes éprouvées du film d'action aussi. Les scènes, et les événements sont prévisibles. À l'image de la longue séquence de l'attaque d'un hôpital, avec son lot des blessés et morts mais sans vrais surprises. Tout comme le «Happy End» annoncé de la fin.

Morgan Freeman, un «Potus» convaincant et émotif.
Morgan Freeman, un «Potus» convaincant et émotif.
Photo: Universum Film

Une référence à Barack Obama?

Le président des États-Unis est cette fois-ci campé par Morgan Freeman. Le choix d'un acteur noir – une référence à Barack Obama à peine voilée? – est-ce un pied pied de nez à l'actuel locataire de la Maison Blanche? Sans doute, même si l'utilité de toutes ces allusions à l'actualité reste à démontrer.

Gerard Butler endosse une fois encore le costume taillé sur mesure de l'agent secret, qui fidèle au poste, défend bec et ongle l'image du «bon soldat». Ses états d'âme, sous le feu de l'action, ne sont, faute de temps que furtivement esquissés. Deux autres personnages impressionnent davantage. Tout d'abord, Morgan Freeman, un «Potus» convaincant et émotif, et surtout Nick Nolte, le père de Mike Banning, un vétéran de l'US Army, désabusé et aigri. Deux rôles qui finalement donnent un minimum de relief à un film d'action, qui se découvre, sans prétention aucune, quand même comme un bon et divertissant polar de l'été.