Wählen Sie Ihre Nachrichten​

Fontaines D.C. source de bonheur
Kultur 2 Min. 11.04.2022
De passage à l'Atelier

Fontaines D.C. source de bonheur

En attendant la sortie de son nouvel opus, le groupe irlandais clôture ce lundi sa tournée européenne, non sans avoir fait un crochet par le Luxembourg.
De passage à l'Atelier

Fontaines D.C. source de bonheur

En attendant la sortie de son nouvel opus, le groupe irlandais clôture ce lundi sa tournée européenne, non sans avoir fait un crochet par le Luxembourg.
Photo: Laurent Blum
Kultur 2 Min. 11.04.2022
De passage à l'Atelier

Fontaines D.C. source de bonheur

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Promesses tenues pour celui que l’on considère comme l’un des meilleurs groupes actuels.

Le timing est surprenant. Fontaines D.C. boucle sa tournée européenne ce lundi, soit une dizaine de jours avant la sortie de «Skinty Fia», son troisième album. Le monde d’aujourd’hui est ainsi fait et le combo irlandais casse les codes sans sourciller. Il emmène dans son sillage deux premiers opus de grande qualité et des futurs singles qu’il rode au contact d’un public enthousiaste.

Celui d’un Atelier rempli comme un œuf était bouillant samedi. Mis en appétit par Just Mustard, quintette lui aussi irlandais porté par Katie Ball dont la voix plaintive est venue se fracasser sur un mur de guitare digne des meilleurs groupes shoegaze.

Il fallait un crépusculaire Nick Cave («Your Funeral… My Trial») pour assurer la transition et accueillir dans l’allégresse cette bande de petits effrontés dublinois. Avec à sa tête un garnement qu’on a envie de punir à peine la récréation débutée. Grian Chatten aurait repoussé les murs de la salle s’il avait pu, se vengeant sur un pied de micro qu’il n’a cessé de maltraiter.

La poésie irlandaise 

Le chanteur ne va rien lâcher pendant une heure, jouant à saute-mouton entre le premier album, «Dogrel», et le deuxième, «A Heroe’s Death» avec la même énergie. Son charisme éclipse presque ses camarades de jeu et sa façon de déclamer avec conviction la poésie irlandaise transcende un public en extase.

Pêle-mêle, on saluera le lancinant «I don’t belong» qu’aurait très bien pu écrire Nada Surf, l’entêtant «Sha Sha Sha» que les Clash n’auraient pas renié ou encore «You Said», invitation à lever le pied lorsque le tourbillon de la vie vous emporte à toute vitesse.

Le public était au rendez-vous.
Le public était au rendez-vous.
Photo: Laurent Blum

Si singuliers

C’est là que les Dublinois excellent. Ils convoquent les souvenirs de chacun, invitent à la comparaison, laissent deviner leurs influences, mais se glissent en même temps dans des interstices peu explorés jusque-là. Ils attaquent au piolet cet immense mur de pierres post-punk avec une singularité qui en fait l’un des meilleurs groupes de rock de ces dernières années.

Fontaines D.C. réussit ainsi le tour de force de mettre dans sa poche le public avec un titre comme «Jackie Down the Line» qui n’apparaîtra que sur le prochain album, mais que chacun a déjà dans un coin de sa tête tant ce morceau est imparable.

Le chanteur ne va rien lâcher pendant une heure, jouant à saute-mouton entre le premier album, «Dogrel», et le deuxième, «A Heroe’s Death»
Le chanteur ne va rien lâcher pendant une heure, jouant à saute-mouton entre le premier album, «Dogrel», et le deuxième, «A Heroe’s Death»
Photo: Laurent Blum

«Skinty Fia» laisse lui deviner un album plus électronique qui raconte cette tendance qu’ont certains Irlandais à déserter le pays pour l’Angleterre voisine. Chemin choisi notamment par Grian Chatten. Alors, il chante «I love you» comme pour s’excuser. Comme si son amour déclaré pour sa ville et ses quartiers dans les deux premiers albums n’étaient pas des marques d’attachement suffisantes.

«Boys in the Better Land» bouclera le set avant trois morceaux joués en rappel dans une salle transformée en sauna.

Se dire que les concerts sont de retour est une bénédiction. Qui prend encore une tout autre dimension lorsque Fontaines D.C. monte sur scène. 

Folgen Sie uns auf Facebook, Twitter und Instagram und abonnieren Sie unseren Newsletter.


Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Neues Album von Slowdive
Aufruf an alle Mittdreißiger: Kramt eure Kassetten wieder hervor und weckt die Jugendhelden, denn nach den Eighties sind nun die Neunziger auf dem Vormarsch. Und das ganz selbstbewusst in schlecht gebleichten Mom-Jeans, greller Oversize-Trainingsjacke und Doc Martens.
„Slowdive“ ist nach 22 Jahren das vierte Album der Band Slowdive.