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La "Celtic touch"
Kultur 10 1 3 Min. 17.08.2015 Aus unserem online-Archiv
Dropkick Murphys à l'Atelier

La "Celtic touch"

Kultur 10 1 3 Min. 17.08.2015 Aus unserem online-Archiv
Dropkick Murphys à l'Atelier

La "Celtic touch"

Devant un Atelier rempli jusqu'au dernier mètre carré, les Dropkick Murphys ont présenté un best of de leur riche discographie. Et les pionniers du punk celtique n'ont rien perdu de leur efficacité - malgré un certain effet de déjà entendu vers la fin du set.


par Jeff Schinker - Devant les portes de l’Atelier et du bar « The International », le rassemblement des fans des Dropkick Murphys ressemble quelque peu à un pèlerinage : les adeptes revêtant divers t-shirts du groupe sont complétés par une foulée de gens en tenue de la fête de la Saint-Patrick, dont un qui s’avance muni de béquilles. La salle affiche d’ailleurs complet, raison pour laquelle les adeptes du groupe sortiront de la salle de concerts ruisselants de sueur.

La première partie est assurée par Tim Vantol, qui se présente sur scène devant un Atelier déjà bien rempli. Accompagnant sa voix rauque d’une simple guitare acoustique, Vantol s’est visiblement inspiré de tous ces chanteurs punk qui ont découvert, à un moment de leur carrière, l’efficacité et l’attrait des compositions acoustiques.

Pendant la demi-heure qui lui est attribuée, il rappelle ainsi tour à tour Chuck Ragan de Hot Water Music ou encore Frank Turner, qui vient de sortir un nouvel album très réussi. Ses compositions efficaces mais quelque peu convenues sont ponctuées d’adresses au public qui le font ressembler à un de ces gourous spirituels prônant la croyance en soi-même et autres platitudes fâcheuses.

Refrains simples

L’entrée sur scène des Dropkick Murphys se fait devant un Atelier rempli jusqu’au dernier mètre carré par des adeptes des Murphys, qui sont invariablement et conjointement des aficionados de bière.

La recette des Murphys est simple et efficace : le groupe joint à la constellation classique du groupe punk (chant, guitare(s), basse et batterie) la mandoline, la cornemuse, le banjo, la flûte ou encore l’accordéon, tous instruments nécessaires à la « celtic touch » qui fait sortir du lot de groupes punk les Dropkick Murphys.

Toutes leurs compositions ou presque sont dotées de refrains simples que le public, qu’il connaisse les titres ou non, peut accompagner en les chantant ou en les criant. 

Un best of de 26 titres

Le groupe présentera tout au long du concert un best of de leur discographie, qui ne compte pas moins de huit albums. On retiendra bien évidemment « I’m Shipping Up To Boston », qui est devenu un véritable hymne bostonien et qui apparaît dans «The Departed» de Martin Scorcese.

Au-delà de ce classique, les titres qui font mouche sont souvent ceux qui réussissent le mieux l’hybridation (en fin de compte éthiquement et esthétiquement assez évidente) du punk et de la folklore celtique. Ainsi, ce sont « Captain Kelly’s Kitchen » (de l’album « Warrior’s Code » (2005)), « Rose Tattoo » (du récent « Signed and Sealed in Blood » (2013)), ou encore « Johnny, I Hardly Knew Ya » (de « The Meanest of Times » (2007) qui ressortent du lot.

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Faiblesses compositionnelles

Quand le groupe s’enfonce cependant trop dans le (street) punk, les faiblesses compositionnelles se montrent quelque peu. Au titre des bémols, on remarquera encore un son souvent un peu brouillon, ce qui n’a pas l’air de déranger les fans, fort occupés à brailler les refrains des différents titres.

Ensuite, si les Dropkick Murphys sont généreux au point de jouer non moins de 26 titres, cette exubérance montre néanmoins les limites d’un groupe dont les particularités stylistiques ont pour revers une certaine répétitivité, à laquelle se joint l'impossibilité d’une véritable évolution du genre étroit dans lequel se situe la musique des Dropkick Murphys.

Fort galants

A la fin du concert, alors qu’ils attaquent « Skinhead on the MBTA » (le MBTA étant l'acronyme désignant le métro bostonien), que les Dropkick Murphys, se montrant fort galants, invitent tout d’abord le public féminin à les rejoindre sur scène pour danser. Ce n’est que pendant la dernière chanson que l’équilibrage des sexes est assuré et que la scène est prise d’assaut par les fans mâles.

Les musiciens doivent alors se mouvoir sur une scène peuplée d’une bonne trentaine de fans, faisant s’effondrer la barrière entre musiciens et public. L’esthétique de la fête folklorique et l’éthique de l’égalité liée à leur préoccupation pour la lutte ouvrière trouvent alors leur apothéose et le groupe quitte l’Atelier devant un public rassasié et satisfait.     


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