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Critique-ciné: Elle a du nez, mais manque de caractère
Kultur 2 3 Min. 18.07.2020

Critique-ciné: Elle a du nez, mais manque de caractère

Nez déchu de sa gloire, Anne (Emmanuelle Devos) en est venue à en perdre son nez.

Critique-ciné: Elle a du nez, mais manque de caractère

Nez déchu de sa gloire, Anne (Emmanuelle Devos) en est venue à en perdre son nez.
Photo: Stephanie Branchu
Kultur 2 3 Min. 18.07.2020

Critique-ciné: Elle a du nez, mais manque de caractère

Vesna ANDONOVIC
Vesna ANDONOVIC
«Les parfums» se montre trop volatile dans son propos initial – mais surprend ailleurs par petites touches.

Jeune père divorcé ramant à réunir l’argent nécessaire pour se payer un appartement suffisamment grand pour obtenir la garde partagée de sa fille de dix ans, Guillaume se retrouve chauffeur d’une diva déchue, ancienne gloire de la parfumerie, qui vit désormais en recluse et au lieu d’enivrer d’odeurs les beautés de ce monde, doit masquer celles des usines et sacs à main qui puent... – à lire le synopsis de «Les parfums» l’on pense connaître d’emblée et à la lettre près le dénouement qui va s’ensuivre: une comédie amoureuse où le chemin de deux êtres qui n’étaient pas faits pour se rencontrer se croisent et qui apprennent à s’aimer. 


Ein ungewohntes Bild, das auf einer reellen Fotografie basiert, die der Regisseur auf einem Kaminsims platziert – so als ob er die Legitimität seines Films subliminal unterstreichen wolle: der „Général“ de Gaulle (Lambert Wilson) als Familienvater mit Ehefrau Yvonne (Isabelle Carré) und Tochter Anne, die 1928 in Trier mit dem Down-Syndrom zur Welt kam.
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Et bien: non! Car ce second long-métrage de fiction de Grégory Magne est – avant d’être un opus olfactif – un film sur une chose tout aussi impalpable et pourtant non moins forte et persistante – à savoir la solitude des uns et des autres.

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Seulement cela peut poser problème quand on s’appelle «Les parfums», ce qui réveille certaines attentes auprès du public. Mais si les spectateurs concèdent à se défaire de ces dernières, ils auront plaisir à découvrir un film qui prend le temps de respirer pour raconter son histoire qui explore ces doutes qui nous minent tous et finissent par nous couper des autres, du monde et finalement de nous-mêmes.


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Le monde du parfum ou plutôt celui des odeurs est introduit par petites touches, ce qui laissera sur leur faim ceux qui s’attendaient ici à une leçon olfactive. N’empêche, on en apprend quand même des choses sur le fonctionnement du «nez» – comprenez la personne et non l’organe – comme cette explication pourquoi l’herbe coupée flaire bon le massacre.

Si l’histoire et sa construction comportent des faiblesses évidentes, la distribution sauve la mise.

Emmanuelle Devos se montre froidement élégante en Anne Walberg, qui ressemble à une Anna Wintour à la française présentant des traits laissant penser à l’autisme. Face à elle Grégory Montel a clairement pour mission de jouer la carte de sa bonhomie sympathique de bisounours un peu paumé. Pourtant son Guillaume Favre fonctionne et arrive à créer avec la froideur glaciale d’Anne une certaine humanité même si elle est un brin trop caricaturale.

Souci d’authenticité et faiblesses

Le réalisateur Grégory Magne, qui signe ici son second opus de fiction, après «L’air de rien» (2012), a suivi un parcours atypique: il a fait ses armes cinématographiques lors d’une traversée en solitaire de l’Atlantique sur un voilier de 6,5 mètres. De son journal de bord filmé est né son premier film, «Vingt-quatre heures par jour de mer» racontant ce périple.

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Malgré un certain souci d’authenticité – Magne a consulté Jean Jacques, nez de la maison Parfums Caron, et Christine Nagel, le nez d’Hermès, a quant à elle conseillé Emmanuelle Devos –, le réalisateur peine à garder le fil de son histoire et à dessiner ses personnages plus clairement que des fantômes décharnés. Le scénario est faiblard, lesté de stéréotypes (la femme qui a besoin d’une intervention d’homme pour la remettre sur les rails – non, mais vraiment?!) et de dénouements manquant de finesse voire simplistes.


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On ne se privera pourtant pas de voir ce film malgré ses nombreuses faiblesses – pour goûter au simple plaisir de retourner au cinéma et de s’extraire un court moment de ces lendemains qui déchantent. Et puis c’est toujours mieux que ce «Divorce Club» de Michaël Youn qui tente à faire rire avec un humour grossièrement macho...

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