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Critique ciné de la semaine: «The Greatest Showman»: La folie des grandeurs
Kultur 1 2 Min. 06.01.2018 Aus unserem online-Archiv

Critique ciné de la semaine: «The Greatest Showman»: La folie des grandeurs

«The Show Must Go On»: Qui arrêtera Barnum dans sa quête de gloire et de pouvoir?

Critique ciné de la semaine: «The Greatest Showman»: La folie des grandeurs

«The Show Must Go On»: Qui arrêtera Barnum dans sa quête de gloire et de pouvoir?
Photo: 20th Century Fox
Kultur 1 2 Min. 06.01.2018 Aus unserem online-Archiv

Critique ciné de la semaine: «The Greatest Showman»: La folie des grandeurs

Thierry HICK
Thierry HICK
«Quel barnum!». Qui sait, quel personnage se cache derrière cette expression? Le réalisateur Michael Gracey lève le voile sur un personnage haut en couleurs et peu connu sous nos latitudes: Phineas Taylor Barnum.

Fils de tailleur, P. T. Barnum rêve d'une autre vie que celle qui lui est promise Au chômage du jour au lendemain, il se lance dans une folle aventure: ouvrir un musée de curiosités. De quoi surprendre sa famille chérie mais aussi la société américaine du XIXe siècle. Un premier échec l'obligera à changer son fusil d'épaule et de franchir un nouveau cap. Barnum s'entoure d'une femme à barbe, d'un homme-chien, d'un «nègre», d'un nain – une ribambelle de freaks, d'éclopés de la vie – pour créer son cirque. Les critiques fusent, le succès est au rendez-vous.

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Pour son premier film, le réalisateur australien Michael Gracey – venu du monde de la pub et des effets spéciaux – ne lésine pas sur les moyens techniques, visuels. Et s'entoure de quelques pointures, telles Hugh Jackman, Michelle Williams, Zac Efron et la toute jeune Zendaya. Un quatuor de choc qui aura pour mission de porter à bout de bras cette imposante fresque biographique, inventive et imagée à souhait.

Barnum, le Magnifique

Barnum, le Magnifique à qui tout sourit, mène la danse, décide de tout sans pitié. Peu à peu, il construit son empire, l'entertainment et l'appât du gain deviennent sa raison de vivre.

Les caméras de Michael Gracey suit un personnage peu scrupuleux et l'accompagne dans ses joies et déboires, jusque dans les moindres recoins de sa vie rocambolesque. Les images au ralenti – avec une bande sont passagèrement en sourdine – sont efficaces. Le rythme de plans est soutenu.

Photo: 20th Century Fox

Barnum – l'insatiable entrepreneur et homme de communication qui veut aussi être un bon père de famille – apparaît dans sa complexité. Les jeux de lumières ou d'ombres renforcent la dualité du personnage. Les décors sont magnifiques, les couleurs sont choisies avec goût tout comme les moindres détails de la mise en scène.

D'autant plus les personnages de Gracey poussent la chansonnette. Surpris au début, le spectateur se laisse entraîner dans cet univers qui peu à peu prend des allures de comédie musicale.

Kitsch flagrant

Cet apport de musique – signé Benj Pasek et Justin Paul, aussi à l'œuvre dans «La La Land» – est risqué. Passons sur les scènes chorus dansées, charmantes mais étrangères à l'esprit du XIXe siècle, la bande son et certaines prises de vue trop belles, lisses et reluisantes sont d'une superficialité et d'un kitsch flagrants. Un choix qui évite de donner une profondeur au personnage central et à ses principaux protagonistes.

Les rares questions de fond – crise sociale, racisme, intégration, intolérance... – abordées dans le film ne sont finalement qu'effleurées. Il fallait sans doute rester fidèle à l'image d'un Barnum, avide de pouvoir, gloire et légèreté et non brusquer certaines sensibilités.

La chute du showman est certes prévisible, là encore le scénario suit une voie toute tracée. Surprises et soubresauts, voire étincelles – de dernière minute font défaut. L'ensemble est bien ficelé, la prise de risque réduite au strict minimum. «Tout est bien qui finit bien», la formule chère à Hollywood est sauvée.