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«Chrëschtdeeg am Theater»: Faire de beaux rêves au Glacis
Kultur 1 3 Min. 28.12.2016 Aus unserem online-Archiv

«Chrëschtdeeg am Theater»: Faire de beaux rêves au Glacis

Une tente accrochée pour une immersion sonore et visuelle inattendue.

«Chrëschtdeeg am Theater»: Faire de beaux rêves au Glacis

Une tente accrochée pour une immersion sonore et visuelle inattendue.
Photo: Chris Karaba
Kultur 1 3 Min. 28.12.2016 Aus unserem online-Archiv

«Chrëschtdeeg am Theater»: Faire de beaux rêves au Glacis

Thierry HICK
Thierry HICK
Le Grand Théâtre de Luxembourg est-il en travaux? Le container bleu installé sur le parvis du théâtre du rond-point Schumann intrigue et ne passe pas inaperçu. Pourquoi ne pas pousser la porte, se laisser surprendre et faire de beaux rêves?

par Thierry Hick

Faire de beaux rêves au Glacis «Chrëschtdeeg am Theater»: un container de chantier installé sur le parvis du Grand Théâtre

Le Grand Théâtre de Luxembourg est-il en travaux? Le container bleu installé sur le parvis du théâtre du rond-point Schumann intrigue et ne passe pas inaperçu. Pourquoi ne pas pousser la porte, se laisser surprendre et faire de beaux rêves?

«Avant d'entrer, ôtez vos chaussures s'il vous plaît»: l'accueil est chaleureux et plein de suspense. «Couchez-vous sur le matelas et attendez la suite. Vous pouvez garder votre manteau». Heureusement, car il ne fait pas bien chaud dans cette tente suspendue au plafond du container. Des murs nus sans aucune décoration et des haut-parleurs fixes et mobiles meublent la pièce.

Photo: Chris Karaba

«Je voulais créer un endroit propice aux rêves et à la détente. C'est pourquoi j'ai choisi une tente, un objet que tout le monde connaît», avait prévenu Inne Goris, la metteuse en scène de «Rêveries». Cette installation, imaginée pour le Manchester International Festival en 2011, a déjà été présentée dans différentes villes belges et françaises. Et maintenant, pour la première fois au Luxembourg. «J'espère qu'ils ont prévu des couvertures», s'interroge Inne Goris. Et oui: des couvertures d'appoint sont bel et bien présentes.

J'avais envie de provoquer l'imaginaire du visiteur.

Inne Goris, metteuse en scène

Les lumières s'éteignent, des premiers bruits sont diffusés à différents endroits de l'espace réduit. Une bien étrange ambiance se met peu à peu en place.

Effet planant garanti

Les bruits se transforment progressivement en notes de musiques, des rayons de lumières apparaissent à leur tour. Des tubes fluorescents tapissent l'espace de différentes couleurs.

La tente suspendue peut avec peu d'effort être balancée par un simple mouvement du corps. L'effet planant est garanti. Les haut-parleurs mobiles garantissent un flux sonore en trois dimensions.

Le mélange sons-images s'accélère peu à peu, s'épaissit, prend de la profondeur. Le compositeur belge Dominique Pauwels – qui a présenté «L'autre hiver» avec l'ensemble Lucilin en octobre dernier au même Grand Théâtre – joue lui-aussi avec les couleurs et les mouvements de lumières. Sa composition, après des débuts bruitistes, évolue vers un univers plus imagé, mêlant percussions d'une danse tribale à des chants lyriques, comme issues d'un autre monde....

Le visiteur est invité à immortaliser sur un tableau noir avec une craie ses rêves et émotions.
Le visiteur est invité à immortaliser sur un tableau noir avec une craie ses rêves et émotions.
Photo: Chris Karaba

Montée en puissance

La montée en puissance du flux sonore est impressionnante. «Dominique Pauwels a lui-aussi voulu provoquer des images», explique Inne Goris. «Des rêves ou des cauchemars? Chacun est totalement libre de ses choix, de ses images.»

Photo: Chris Karaba

Ces «Rêveries» sont sans paroles. Seul l'imaginaire et nos sens sont titillés. «Les enfants réagissent différemment selon leurs âges. Certains se lèvent et dansent, d'autres, un plus âgés, voient le méchant loup arriver», a constaté Inne Goris.

La tente peut abriter jusqu'à quatre ou cinq personnes par séances, qui ne durent finalement à peine dix petites minutes.

Avant de sortir et de récupérer ses chaussures, le visiteur, à peine «réveillé» et malgré le froid aux pieds, est invité à immortaliser sur un tableau noir avec une craie ses rêves et émotions.

Pourquoi ne pas profiter des spectacles proposés entre les fêtes dans le cadre des «Chrëschtdeeg am Theater» pour s'offrir quelques rêves inédits au Glacis?

Pourquoi ne pas profiter des spectacles proposés entre les fêtes dans le cadre des «Chrëschtdeeg am Theater» pour s'offrir quelques rêves inédits au Glacis?

L'installation sur le parvis du Grand Théâtre de Luxembourg est ouverte jusqu'au 30 décembre de 10 à 16 heures.

www. theatres.lu

www.rotondes.lu


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