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Brodinski à l'Atelier: Messie? Mais non!
Brodinski à l'Atelier.

Brodinski à l'Atelier: Messie? Mais non!

Matic Zorman / Luxemburger Wort
Brodinski à l'Atelier.
Kultur 7 10.02.2019

Brodinski à l'Atelier: Messie? Mais non!

Il était attendu comme une sorte de messie, un « nouveau prodige » de la scène electro made in France. L’homme qui avait littéralement métamorphosé les nuits parisiennes tout en établissant une connexion bienvenue avec les cercles élitistes du hip hop international. La Bête, quoi.

Par Jacques Feis - Premier constat : l’Atelier est loin d’avoir fait le plein pour accueillir La Bête. A Luxembourg, une telle rasade de hype ne suffit visiblement pas à remplir une salle. Est-ce un bon signe ou la preuve que le public est ici un peu trop gâté, et donc plutôt snob ? On optera pour la première réponse.

Car Brodinski semble être venu à Luxembourg pour cachetonner. Business as usual. Pas de show, mais un dj-set «efficace», comme on dit quand il n’y a rien d’autre à dire.

Brodinski - l’homme qui a établi une connexion bienvenue avec les cercles élitistes du hip hop international.
Brodinski - l’homme qui a établi une connexion bienvenue avec les cercles élitistes du hip hop international.
Matic Zorman / Luxemburger Wort

Quand il prend les manettes, le héros du jour affiche un look qui pourrait être celui de n’importe quel quidam croisé une heure plus tôt rue de Hollerich. Un type qui serait monté sur scène parce que la porte du backstage était ouverte. Luis Rogé, proche comme jamais de son nom inscrit à l’état civil.

Un monstrueux acid track et du pur washing machin

Pour être honnête, l’entame du set laisse pourtant augurer une soirée vraiment spéciale: Brodinski attaque avec un monstrueux acid track, du pur washing machine comme on n’en avait plus entendu depuis une éternité, depuis les premières rave-parties et les grandes heures de la house made in Chicago.


La suite du set est plus banale, du sophisticated boom boom (avec accent sur les infra-basses) comme on en entend n’importe où dans le monde ces jours-ci.

Bien sûr, tout le monde danse (et personne n’écoute). Bien sûr, Brodinski sait tripoter les boutons de sa console comme un chef. Mais ce sont des tours de passe-passe que tant d’autres maîtrisent aujourd’hui!  Rien que dans un rayon de dix bornes autour de l’échangeur de Bettembourg, on en trouverait autant que dans un paquet de cigarettes.

Alors, à quoi bon payer, alors qu’on peut avoir aussi bien, sinon mieux sur YouTube (Brodinski à NYC, c’est autre chose que business-as-usual). Suffit de pousser le son. Ce que «le messie» a fait. Mais ça n’a pas suffi.