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«Because Music Matters»: la Rockhal sous surveillance
Kultur 5 4 Min. 14.02.2021

«Because Music Matters»: la Rockhal sous surveillance

La jauge des concerts a été limitée à 100 spectateurs pour respecter les règles sanitaires actuelles. ⋌Photo: Claude Piscitelli

«Because Music Matters»: la Rockhal sous surveillance

La jauge des concerts a été limitée à 100 spectateurs pour respecter les règles sanitaires actuelles. ⋌Photo: Claude Piscitelli
claude piscitelli
Kultur 5 4 Min. 14.02.2021

«Because Music Matters»: la Rockhal sous surveillance

Thierry HICK
Thierry HICK
La salle de concerts de Belval se lance dans un timide retour aux affaires.

Passer trois heures à la Rockhal pour assister à un concert n’a en principe rien d’inhabituel. Mais lorsque la soirée débute peu après 18 heures pour se terminer aux alentours de 21 heures, après une bonne heure seulement de spectacle et que le club de la Rockhal avec ses seuls 100 spectateurs est sold out, c’est bien le signe que la situation est cette fois-ci particulière. Tel fut le cas tout au long de la semaine passée avec les cinq rendez-vous «Because Music Matters» proposés de mercredi à dimanche par une Rockhal, bien trop heureuse et impatiente de reprendre son service après de si longs mois d’absence et de silence. 

Vendredi soir, ce fut au tour du pianiste Jérôme Klein, du vibraphoniste et bassiste Pol Belardi, du batteur Niels Engel et de la chanteuse Claire Parsons de se lancer dans l’aventure. Avant l’arrivée des musiciens, tous les spectateurs ont dû se soumettre à un test Covid à la gare CFL, avec distribution d’un nouveau masque de protection. 


Une fois arrivée à la Rockhal, à condition d’être testée négative et être passée sous un portique de sécurité, la centaine de visiteurs a été accueillie par des agents de sécurité et personnels de l’Inspection sanitaire aux petits soins, mais pointilleux sur les mesures sanitaires à respecter. Ces contraintes, connues, ont été acceptées, à quelques très rares exceptions près. 

Claire Parsons  a rejoint le Trio Klein pour la soirée.
Claire Parsons a rejoint le Trio Klein pour la soirée.
Photo: Claude Piscitelli

Un cadeau pour la Saint-Valentin

Cécile et Thibaut sont heureux: «On s’est fait un cadeau pour la Saint-Valentin», explique Cécile, venue avec Thibaut, les deux Bruxellois vivent et travaillent depuis quelque temps au Grand-Duché. «On avait besoin de musique et de prendre l’air.» Ont-ils eu peur de venir à la Rockhal? «On vient souvent ici, et dès que l’on a pu, on n’a pas hésité», explique la jeune femme. «Cela nous a permis de faire un test supplémentaire gratuit» s’amuse pour sa part Thibaut.

Une scène à 360° a été aménagée dans le Club.
Une scène à 360° a été aménagée dans le Club.
Photo: Claude Piscitelli


Claire Parsons + Klein - Rockhal - Belval - Rockhal - 12/02/2021 - photo: claude piscitelli
Claire Parsons + Klein - Rockhal - Belval - Rockhal - 12/02/2021 - photo: claude piscitelli
Photo: Claude Piscitelli

Des règles à respecter 

Les spectateurs à leur arrivée sont rapidement guidés vers leurs sièges numérotés, les contacts sont réduits au strict minimum. Une voix off rappelle les règles à respecter avant, pendant et après le concert. La Rockhal avec si peu de visiteurs a l’air bien mort ce soir-là. Le bar est fermé, le foyer est peu accueillant.

Olivier Toth, le directeur de la salle de concert, corrige: «La Rockhal n’est pas morte, elle est différente». Avant de poursuivre. «Nous avons mis sur pied un protocole complet pour pouvoir organiser ces concerts. Dans le plus profond respect des règles. Ce travail s’est fait en collaboration avec le ministère de la Santé. Les règles ne sont pas exagérées, nous voulons tester notre concept et connaître la réaction du public. Il est aussi question de mieux comprendre la situation pour pouvoir l’adapter par la suite. Nos conclusions pourront être utiles à l’ensemble de notre secteur.» 


Niels Engel (g.) et Pol Belardi.
Niels Engel (g.) et Pol Belardi.
Photo: Claude Piscitelli

En attendant un retour à la normale

 Olivier Toth ne cache pas sa volonté d’adapter les scénarios des «Because Music Matters» à d’autres configurations de concerts. Tout en restant conscient qu’un retour à la normale ne se fera pas du jour au lendemain. 

 «Le concert fait un grand plaisir, même si les conditions sont spéciales», explique Claire Parsons après le concert. La configuration du club – avant son réaménagement – avec sa scène à 360° entourée de spectateurs est inattendue. Le contact entre musiciens et spectateurs est quelque peu bouleversé. «C’est assez surprenant», note la chanteuse. 

Le pianiste Jérôme Klein a remercié le public.
Le pianiste Jérôme Klein a remercié le public.
Photo: Claude Piscitelli

 Le Trio Klein et Claire Parsons, une fois sur scène, n’ont qu’une idée en tête: «retrouver le public qui a supporté toutes ces contraintes pour nous rencontrer», se réjouit Claire Parsons. Cette envie, cette joie sont palpables et partagées. La musique est festive, les visiteurs sont comblés. Les quatre musiciens se donnent à fond et remercient le public d’être venu. «Merci d’avoir joué le jeu», lance, heureux, Jérôme Klein. Le rappel à l’ordre de la voix off indiquant la marche à suivre pour quitter la salle a été rapide et brutal. Le prix à payer pour ce bref moment de bonheur retrouvé. 

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