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Aller de l’avant
Kultur 6 Min. 22.09.2021
TOL, Centaure et Casemates

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 Lex Weyer (g.) et Marc Limpach, président et dramaturge du TOL, ont accueilli chez eux à Bonnevoie, le temps d’une conférence de presse commune, les directrices Véronique Fauconnet du TOL (g.) et Myriam Muller du Centaure.
TOL, Centaure et Casemates

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Lex Weyer (g.) et Marc Limpach, président et dramaturge du TOL, ont accueilli chez eux à Bonnevoie, le temps d’une conférence de presse commune, les directrices Véronique Fauconnet du TOL (g.) et Myriam Muller du Centaure.
Photo: Luc Deflorenne
Kultur 6 Min. 22.09.2021
TOL, Centaure et Casemates

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Thierry HICK
Thierry HICK
Les trois "petites" salles présentent leur saison 2021-22.

Outre la volonté de ne pas vouloir démultiplier à outrance le nombre des conférences de presse de présentation de nouvelles saisons, l’invitation commune du Théâtre Ouvert Luxembourg, du Théâtre du Centaure et du Théâtre des Casemates avait un autre but: les «petites» structures, trop heureuses de retrouver leurs publics, affichent toutes une volonté commune d’aller de l’avant après une si longue période d’incertitude et quelquefois d’arrêt forcé.

«On n’en pouvait plus de ne pas savoir, il faut pouvoir planifier les choses», s’impatiente Myriam Muller, la directrice artistique du Théâtre du Centaure.

«On remarque que le public a une réelle soif de spectacles vivants», note pour sa part Véronique Fauconnet, la directrice artistique du Théâtre Ouvert Luxembourg. Marc Limpach, dramaturge et responsable de la programmation du Théâtre des Casemates lui emboîte le pas. «Bien sûr que nous aussi sommes contents de retrouver les spectateurs. Grâce aux mesures mises en place, notre théâtre pourra continuer de se questionner sur la place de l’individu dans la société d’hier et d’aujourd’hui. Quel est l’avenir pour chacun d’entre nous? Le théâtre pose des questions, certes, mais c’est de manière collective que des réponses peuvent être trouvées grâce à l’échange, à l’expérience commune vécue par les spectateurs et les acteurs.»

L’échange entre la scène et le public éclaire de nouvelles perspectives les questions que soulève notre société.

Marc Limpach, Casemates

Les cris du TOL

Pour la cheffe du TOL la saison à venir sera un «cri de joie, de détresse, de désespoir, de plaisir. Ce sera merveilleux de pouvoir réentendre les soupirs des spectateurs, qui tous ont envie de revenir et de voir des pièces. Le théâtre reste un lieu de communion partagée, ce qui en temps de distanciation était tout de même bien difficile à vivre.»

Myriam Muller et son Centaure sont aussi partants pour de nouvelles aventures. Avec entre autres une nouvelle énergie grâce à l’arrivée de nouveaux jeunes membres dans les rangs de l’association. Comme par le passé, le théâtre continuera de mettre l’accent sur la scène nationale. «En fait ce n’est pas très nouveau, mais au cours de cette saison nous allons aussi ouvrir notre programmation à des auteurs d’ici» note Myriam Muller. Le Centaure, véritable théâtre de poche, devra une année encore trouver refuge chez des collègues aux salles plus grandes et mieux adaptées aux exigences sanitaires toujours en vigueur. Le programme «Partages de plateaux» instauré par le Grand Théâtre et le Kinneksbond de Mamer n’a finalement pas dit son dernier mot.

Pourquoi aller au théâtre?

Comment inciter le spectateur à venir découvrir une pièce dans l’un des trois théâtres? A chaque structure sa réponse. Pour Marc Limpach, «le spectateur chez nous peut découvrir des aspects de notre société, qu’il ne trouvera peut-être pas ailleurs.» «Chez nous, il pourra partager des moments inédits», remplit Véronique Fauconnet.

Le public a envie de revenir voir des spectacles pour revivre des moments intenses de communion.

Véronique Fauconnet, TOL

Myriam Muller précise: «Nos propositions restent humbles, nous voulons avant tout raconter des histoires autour de quelques grands thèmes que nous abordons en mettant l’accent sur le côté émotionnel afin de garantir une proximité entre l’artiste et le public. Il n’est pas question pour nous de faire un théâtre didactique ou purement intellectuel. D’autres médias ou moyens de communication sont bien plus aptes pour cela.»

Le TOL mettra cette saison en scène différentes tranches d’âge de la vie: la jeunesse désespérée avec «Le 20 novembre» de Lars Norén, les jeunes trentenaires avec «Fracassés» de Kae Tempest, la parentalité avec «Chanson douce» de Leïla Slimani, l’âge mûr avec «Le retour de Lucienne Jourdain» de Tullio Forgiarini. Et les personnes âgées? Véronique Fauconnet note avec ironie: «Ce sera plus difficile de trouver des acteurs pour ce faire.»

On ne va pas se lamenter. On repart avec une nouvelle énergie pour retrouver cette proximité entre le public et les acteurs.

Myriam Muller, Centaure

Colporter des pièces rares

Le Centaure donc, comme le signale son président Pierre Rauchs, verra sa saison rythmée par des spectacles hors les murs. «Nous allons ainsi colporter nos pièces rares sur les routes du Luxembourg et de la douce France.».

La pièce «Moi, je suis Rosa!» de Nathalie Ronveaux réinterprétera une ancienne polémique: l’actrice Céline Camara va personnifier Lady Rosa of Luxembourg, la Gëlle Fra devenue enceinte. Une autre création avec «Juste la fin du monde» de Jean-Luc Lagarce, une pièce étudiée par les bacheliers français. «Erop», de Fabio Godinho avec Raoul Schlechter dans le rôle titre, c’est l’histoire du voyage intérieur d’un homme simple qui exprime des rêves et frustrations.

Le Centaure proposera en outre deux reprises: «Terres arides» de Ian De Toffoli à l’Atelier de Luxembourg, et «Sales Gosses» de Mihaela Michailov au Théâtre du Saulcy à Metz.

Le Théâtre des Casemates reprendra quelques pièces reportées, mais présentera aussi quelques nouveautés. La variété de la programmation sera ainsi assurée par des propositions différentes. «Aus der damaligen Gegenwart» ou le Luxembourg sous l’occupation nazie de 1942-44, vue par un journaliste allemand, sera à l’affiche ce vendredi soir. Le projet «Y/Z» mettra en parallèle des personnes nées de 1992 à 2008.

Outre certaines productions portées sur l’histoire plus ou moins récente, l’heure sera aussi musicale aux Casemates avec la carte blanche au jazzman Michel Reis, la pièce «Amadeus» de Peter Schaffer et la soirée chantée «Dein ist mein Herz, du Gans!» de Borisowitch & Jang, les deux enfants terribles du chant qui feront leur retour sur les planches de la salle de Bonnevoie après une longue absence.


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