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Paul Dühr: «C'est un moment très difficile à vivre»
International 5 Min. 15.11.2015 Aus unserem online-Archiv
L'ambassadeur en France

Paul Dühr: «C'est un moment très difficile à vivre»

Paul Dühr, ambassadeur du Luxembourg en France: Il faut continuer à vivre et surtout ne pas donner raison à ces personnes qui essayent de tuer notre modèle social qui repose sur la solidarité, le respect de l'autre.
L'ambassadeur en France

Paul Dühr: «C'est un moment très difficile à vivre»

Paul Dühr, ambassadeur du Luxembourg en France: Il faut continuer à vivre et surtout ne pas donner raison à ces personnes qui essayent de tuer notre modèle social qui repose sur la solidarité, le respect de l'autre.
Photo: Maurice Fick
International 5 Min. 15.11.2015 Aus unserem online-Archiv
L'ambassadeur en France

Paul Dühr: «C'est un moment très difficile à vivre»

«Pas mal de Luxembourgeois étaient à Paris ce week-end», notamment au stade de France, sait Paul Dühr, l'ambasseur du Luxembourg en France. Il ne se prononce pas définitivement sur l'absence de blessés luxembourgeois lors des attentats de Paris.

Par notre envoyé spécial à Paris, Maurice Fick

«Pas mal de Luxembourgeois étaient à Paris ce week-end», notamment au stade de France, sait Paul Dühr qui ne se prononce pas définitivement sur l'absence de blessés luxembourgeois lors des attentats de Paris. Fait est qu'«ici on est quand même un peu abattu», témoigne l'ambassadeur du Luxembourg en France.

Est-on sûr ce dimanche qu'il n'y a aucun Luxembourgeois parmi les morts et les blessés?

Non, nous ne sommes pas encore sûr. Le travail d'identification des victimes est en grande partie achevé, mais il ne l'est pas encore tout à fait. Jusqu'à présent, aucune victime luxembourgeoise n'est à déplorer. Maintenant il faut attendre la fin des travaux. Je pense que d'ici ce lundi, nous aurons fait le point. Il faut toutefois être prudent.

Comment avez-vous appris la nouvelle des attentats et quelle est la première chose qui vous est venue à l'esprit?

J'étais en train de regarder la 2e mi-temps du match France – Allemagne et j'ai reçu un sms d'un Luxembourgeois me disant: «Mon beau-frère est au match, il a entendu des explosions. Il paraît que c'est chaud chez vous!» Coïncidence, les commentateurs du match commençait à évoquer des événements en dehors du stade. Je sentais qu'il y avait quelque chose et j'ai tout de suite zappé vers une chaîne d'info en continue. Là, j'ai vu ce qui était en train de se passer. J'ai tout de suite pensé: est-ce que des Luxembourgeois sont concernés? Et que pouvons-nous faire? Au début nous ne savions absolument pas ce qui se passait. Les journalistes parlaient de coups de feu, de fusillades, mentionnaient le Bataclan ne sachant pas très bien ce qui s'y passait. Et peu à peu nous avons vu et su à peu près l'ampleur des choses. Le premier bilan a fait état de 18 morts. Tout de suite j'ai fait un sms au Premier ministre, Xavier Bettel, qui suivait déjà les événements devant la télé, et au ministre des Affaires étrangères, en déplacement au Moyen-Orient.

L'ambassade a-t-elle été très sollicitée au cours des 48 dernières heures?

Nous avons un numéro de permanence à l'ambassade qui fonctionne 24/24 heures et nous n'avons pas reçu un seul coup de fil de familles, d'amis ou de proches de Luxembourgeois. La même chose au ministère des Affaires étrangères au Luxembourg, où nous avons également une permanence. Pas un coup de fil de ce genre. Cela laisse présumer, en tous cas qu'il n'y avait pas de Luxembourgeois dans les lieux concernés, alors que je sais que pas mal de Luxembourgeois étaient à Paris ce week-end, au stade de France ou à «Paris Photos», un événement qui draine du monde. Mais de ce côté-là nous n'avons pas été sollicité. Evidemment au Luxembourg il y a un certain nombre de mécanisme en place aussi. Un comité intergouvernemental suit la situation et notre rôle à nous est de les tenir au courant régulièrement. De façon routinière toutes les deux heures, et s'il y a des événements nouveaux, nous les contactons directement. Notre travail ici, c'est de rester en contact avec les autorités françaises et de nourrir en informations nos autorités à Luxembourg.

Vous avez eu le temps de dormir un peu?

La première nuit, non! (rires) De vendredi à samedi nous n'avons pas beaucoup dormi, ça c'est évident. La nuit passée nous avons quand-même dormi cinq-six heures pour récupérer un tout petit peu. Et puis j'ai reçu beaucoup de sms de ma famille et de mes amis aussi qui me demandaient des nouvelles... pendant toute la nuit. Un de mes premiers réflexes a aussi été de demander à tous mes collègues de bureau s'ils étaient sains et saufs. Un certain nombre habitent au centre de Paris. Assez vite j'ai eu des réponses m'indiquant que tout le monde était sain et sauf, même si l'un de mes collègues n'était pas très loin des attentats de ce vendredi soir.

Comment se sentent les Luxembourgeois à Paris aujourd'hui? Et quel est votre message?

La communauté luxembourgeoise à Paris est très hétérogène. Il y a des expatriés, des étudiants, des retraités, beaucoup de Français qui ont la double nationalité aujourd'hui. Je crois qu'ils sont tous choqués par ces évènements tragiques. Nous sommes bouleversés et nous restons déprimés. Vous vous rendez compte que ces gens qui étaient enfermés au Bataclan pendant je ne sais pas combien d'heures avec trois types qui les achèvent à bout portant... Cela dépasse l'entendement. Comment faire face à cela? C'est très difficile. On ne s'habitue certainement pas à ce genre de chose et on réagit à chaque fois plus mal. Toutefois il faut continuer à vivre et surtout ne pas donner raison à ces personnes qui essayent de tuer notre modèle social qui repose sur la solidarité, le respect de l'autre. Eux, prônent les valeurs exactement inverses. Donc, continuons à défendre ce modèle. Cela présuppose que nous menions une vie normale. Il faut bien sûr au plan européen aussi, que nous revoyions peut-être notre modèle de coopération pour assurer une meilleure sécurité aux citoyens.

Quel est votre état d'esprit 48 heures après ces événements tragiques?

Je suis abattu. Et j'espère qu'avec le temps cela va passer un peu. Nous allons sortir pour s'aérer un peu. Je sens qu'avec le temps ça va s'estomper un peu. Mais c'est vrai que c'est difficile à vivre. Particulièrement de Paris. Ici nous sommes tout simplement bouleverser.

Consulter les dernières informations sur les attaques terroristes du 13 novembre à Paris

   


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