Wählen Sie Ihre Nachrichten​

«Une première partie d'année très positive»
Wirtschaft 6 Min. 19.09.2017 Aus unserem online-Archiv
Denise Voss (Alfi)

«Une première partie d'année très positive»

Denise Voss: "Le Brexit va prendre du temps."
Denise Voss (Alfi)

«Une première partie d'année très positive»

Denise Voss: "Le Brexit va prendre du temps."
(Photo: Guy Jallay)
Wirtschaft 6 Min. 19.09.2017 Aus unserem online-Archiv
Denise Voss (Alfi)

«Une première partie d'année très positive»

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
La "Global Distribution Conference", la grand-messe des professionnels du secteur des fonds d'investissement, s'ouvre aujourd'hui à Luxembourg. L'occasion pour Denise Voss de dresser le bilan et les perspectives du marché.

Interview: Nadia Di Pillo

Quel premier bilan tirez-vous du début de l'année 2017?

Nous avons connu une première partie d'année très positive. Nos actifs sous gestion, fin juillet 2017, ont progressé de 6 % par rapport à fin 2016. Le total d'actifs sous gestion s'élève à 3.957 milliards d'euros, ce qui veut dire que la barre symbolique des 4.000 milliards n'est plus très loin... Si on regarde comment le marché luxembourgeois se porte par rapport à l'Union européenne, on observe que les flux entrants dans les fonds d'investissement luxembourgeois pendant les six premiers mois de l'année représentent un tiers des investissements dans des fonds européens en Europe. C'est un peu moins que par le passé certes, mais cela reste un très bon niveau.

Au-delà des considérations chiffrées, qu'est-ce qui vous a le plus préoccupé?

Un certain nombre d'incertitudes pèsent sur notre secteur, tant d'un point de vue économique que géopolitique: le Brexit, la situation politique aux Etats-Unis, mais aussi les événements naturels et l'impact des changements climatiques sont particulièrement importants en ce moment.

Au niveau de notre industrie, nous continuons à implémenter de nouvelles réglementations. Alors que les banques étaient jusqu'ici sous le feu de l'actualité à cause de la crise très sévère qu'elles ont traversé, il y a aujourd'hui un plus grand focus sur les fonds d'investissement. Cela signifie concrètement plus de régulation pour notre secteur, et il va sans dire que cela prend du temps et coûte de l'argent. Le nouveau cadre réglementaire des marchés financiers, constitué de la directive MiFID II et de Priips, va entrer en vigueur début 2018.

Enfin, d'un point de vue luxembourgeois, il y a un intérêt plus marqué pour les sociétés de gestion comme activité grandissante à Luxembourg. Il en résulte qu'elles font l'objet d'une attention un peu plus poussée de la part des régulateurs, en termes de gouvernance et de substance notamment.

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le secteur luxembourgeois des fonds d'investissement doit être mieux contrôlé. Quelle est votre avis sur cette question?

Le programme d'évaluation du FMI contient également des points très positifs sur notre secteur, je tiens à le souligner, même s'il est vrai qu'on peut toujours faire mieux. Je pense que la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) est la mieux placée pour commenter cela. Les ressources de la CSSF ont augmenté sensiblement ces dernières années tandis que des «unités d'inspection» ont été mises en place pour les sociétés de gestion à Luxembourg. Au regard de ces évolutions, on peut dire que la CSSF ne relâche pas ses efforts et, en ce qui concerne notre secteur, les contrôles sont réguliers. Mais on peut toujours s'améliorer, c'est vrai pour notre industrie aussi, nous y travaillons depuis des décennies. Cela dit, le Luxembourg reste un très bon endroit pour l'industrie des fonds d'investissement.

Dans le cadre du Brexit, la course aux relocalisations bat son plein. Selon une étude menée par KPMG, le Grand-Duché a déjà autant d'entreprises que l'Irlande et l'Allemagne réunies. Les comptes sont bons?

Il faut d'abord dire que les places financières britannique et luxembourgeoise ont toujours été complémentaires. On estime à 16,5 % la part occupée au Luxembourg par les fonds d'investissement provenant de gestionnaires d'actifs britanniques, sur l'ensemble des actifs sous gestion au Grand-Duché. Beaucoup de gestionnaires britanniques réalisent des opérations dans des sociétés de gestion à Luxembourg. Parmi eux, beaucoup avaient déjà mis en place leurs fonds Ucits au Luxembourg ou en Irlande, qui sont des hubs pour la distribution transfrontalière dans le monde. D'une certaine manière, c'est un peu moins problématique pour ces asset managers britanniques.

D'un autre côté, on voit que M&G, cinquième société de gestion britannique, se met en ordre de marche pour distribuer les fonds destinés à sa clientèle continentale à partir de Luxembourg. Pour leur tout nouveau business, entre 30 et 40 salariés seront installés ici. Dans le même temps, d'autres sociétés ont décidé de renforcer leurs équipes dans le pays. Cela dit, le Brexit va aussi prendre du temps. Si les sociétés de gestion prennent un certain nombre de décisions, les actions concrètes elles peuvent encore attendre, étant donné que le principe de libre-circulation entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne ne prendra officiellement fin qu'en mars 2019. Nous devons garder cela à l'esprit quand nous parlons des conséquences du Brexit sur notre secteur.

Vous venez d'être réélue à la présidence de l'ALFI pour un nouveau mandat de deux ans. Quelles seront vos priorités?

Nous avons procédé à une révision à mi-parcours de notre programme «Ambition 2020» lancé en 2015. Les principaux moteurs de croissance identifiés il y a deux ans sont toujours d'actualité. Certains peuvent avoir un impact plus important que d'autres. Le Brexit, nous ne l'avions pas vu venir, même si nous avions déjà identifié les défis géopolitiques comme un risque pour notre industrie. Nous allons donc continuer à travailler sur les cinq objectifs fixés en 2015. Je pense notamment à l'Europe qui est en train de créer une Union des marchés des capitaux où les fonds d'investissement vont créer un lien important entre l'épargne des investisseurs et les parties de l'économie qui ont besoin de capital pour favoriser la croissance et l'emploi. C'est un thème majeur pour notre industrie. La Commission européenne vient de réaliser un examen à mi-parcours de son projet, ajoutant de nouvelles initiatives à son programme, tels que le financement de l'investissement durable et l'exploitation du potentiel des fintechs. Ces annonces vont dans la même direction que les ambitions que nous nous sommes fixées.

Nous nous félicitons de l'initiative de la Commission européenne de lancer un nouvel label européen relatif à l'épargne retraite individuelle.

Enfin, nous nous félicitons de l'initiative de la Commission européenne de lancer un nouvel label européen relatif à l'épargne retraite individuelle. Bien que des discussions soient toujours en cours sur le fonctionnement et la taxation du nouveau système, la Commission européenne semble déterminée à avancer sur le dossier, et c'est une très bonne nouvelle pour l'industrie des fonds d'investissement en général, et pour le secteur luxembourgeois des organismes de placement collectif fortement orienté vers l'international en particulier. Les fonds peuvent potentiellement être considérés comme des PEPP (pan-European personal pension product), ce qui aura un effet positif sur notre industrie et l'avenir de la place luxembourgeoise.


Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Pour retrouver la Coupe d'Europe à la fin de la saison, Niederkorn a confié les rênes de son équipe-fanion à Cyril Serredszum. L'ancien coach du Fola sera assisté par Serge Wolf. Le binôme français devra remplir sa mission pour être reconduit. Premier test: Mondorf samedi.
Avec l'arrivée de Cyril Serredszum et de Serge Wolf les cartes sont rebattues à Niederkorn, mais l'objectif reste le même: l'Europe.
Pour Serge Allegrezza, directeur du Statec, "il faut se garder de tout misérabilisme". Si l'année 2015 s'est soldée par une progression du PIB proche de 5%, la croissance devrait ralentir cette année avec une hausse du PIB de 3,1%, avant de passer à 4,6% en 2017.
Le Luxembourg est dans une bonne situation conjoncturelle, affirme le Statec.
Le Luxembourg a profité de la venue du commissaire Oettinger au Forum européen sur le Data pour faire valider son très important nouveau projet: les applications dans le Big Data, en partenariat avec la France et l'Italie.
A Antalya, les dirigeants des principales puissances économiques ont fait de la lutte contre le financement du terrorisme l'un de leurs principaux axes de travail. Au Luxembourg, les signalements en la matière se multiplient.
Après l'émotion provoquée par les attentats, les dirigeants du G20 (Jean-Claude Juncker serre ici le commissaire Pierre Moscovici dans ses bras) sont passés à l'action ce lundi.
Dans l'attente, entre deux annonces publicitaires, la radio rappelle que nos drames pèsent bien peu à côté de ceux que subissent ces âmes errant sur la route de la survie entre un occident et un orient qui n'est – pour elles – pas si proche.
L'ICT Spring, conférence de deux jours qui réunira plus de 5.000 professionnels sur la FinTech, les ressources humaines numériques ou encore les stratégies numériques, s'est ouverte mardi matin au centre de conférences du Kirchberg sur un constat: le futur "de la banque" reste largement à écrire.
La responsable de l'innovation à la CSSF, Nadia Manzari entre la banque traditionnelle, Hugues Delcourt (BIL), et les nouveaux acteurs, Karen Gifford (Ripple Labs) sous l'oeil de Jean-Louis Schiltz