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Une nouvelle maison pour Tango et Telindus
Wirtschaft 7 Min. 27.06.2019

Une nouvelle maison pour Tango et Telindus

Située à Bertrange, la «Proximus House» rassemble les équipes de Tango et Telindus.

Une nouvelle maison pour Tango et Telindus

Située à Bertrange, la «Proximus House» rassemble les équipes de Tango et Telindus.
Photo: Guy Jallay
Wirtschaft 7 Min. 27.06.2019

Une nouvelle maison pour Tango et Telindus

Mara BILO
Mara BILO
La CEO de Proximus Group, Dominique Leroy, est de passage à Bertrange pour inaugurer la «Proximus House».

Inaugurée en grande pompe jeudi soir, la «Proximus House», située dans la zone du Bourmicht à Bertrange, rassemble depuis fin mai sous un même toit les quelque 670 employés de Tango et Telindus. La fusion des deux marques, détenues à 100 % par Proximus, est ainsi actée. De passage au Luxembourg à l'occasion de l'inauguration du nouveau siège, Dominique Leroy, CEO de Proximus Group, et Gérard Hoffmann, CEO de Proximus Luxembourg, ont parlé des stratégies futures – notamment en ce qui concerne le déploiement du réseau 5G.

Dominique Leroy, Gérard Hoffmann, comment vous sentez-vous aujourd'hui alors que vous inaugurez la «Proximus House»?

Gérard Hoffmann: C'est un sentiment de soulagement, parce que nous étions trop à l'étroit dans nos anciens locaux. Mais c'est aussi un sentiment de fierté – nous avons enfin rassemblé nos équipes.

Dominique Leroy: On a voulu faire au Luxembourg ce qu'on a fait en Belgique, soit rassembler l'ensemble de nos collaborateurs sous un même toit pour mieux servir nos clients. 

Comment cela se passe depuis que vous avez pris possession de vos nouveaux locaux fin mai?

G.H.: Très bien! Le bâtiment est aménagé pour permettre plus de communication entre nos employés, notamment avec des espaces très ouverts et des bureaux qui ne sont pas affectés à un collaborateur en particulier.

D.L.: L'expérience en Belgique nous montre que ce type d'aménagement stimule l'esprit d'équipe et favorise l'innovation.

La «Proximus House» vue de l'intérieur.
La «Proximus House» vue de l'intérieur.
Photo: Guy Jallay

Vous êtes actuellement dans une démarche de réduction de coûts en Belgique, ce qui entraîne une suppression de postes. Est-ce à craindre pour le Luxembourg?

D.L.: Le fait est que le monde évolue très rapidement avec les nouvelles technologies. Et pour pouvoir continuer à être compétitif, nous devons nous transformer rapidement et attirer du personnel qui nous aide à rester à la pointe de l'innovation. Mais avec la transformation digitale, les métiers changent, ce qui entraîne une certaine réduction des effectifs. Il s'agit donc plutôt d'un plan de transformation, que de restructuration à proprement parler.

G.H.: Au Luxembourg, on continue à recruter. De janvier à juin 2019, nous avons déjà engagé presque 50 nouveaux collaborateurs.

D.L.: Il n'y a pas à craindre une réduction des effectifs au Luxembourg. On a même plutôt du mal à trouver les bonnes ressources sur le marché de travail luxembourgeois!


Telindus et Tango fusionnent en Proximus Luxembourg
Telindus et Tango annoncent leur fusion sous la dénomination de Proximus Luxembourg et un nouveau siège à Bertrange en avril.

En Belgique, Belgacom a été remplacé il y a quelques années par la marque commerciale Proximus. Quid du futur de la marque Tango au Luxembourg?

D.L.: En Belgique, nous avions deux sociétés: Belgacom, qui était spécialisée dans les réseaux fixes, et Proximus, qui était la marque mobile. Nous avons alors rassemblé les deux sociétés sous une seule marque commerciale puisque la plupart des clients achètent l'ensemble de leurs services chez un même opérateur. La question ne se pose pas au Luxembourg, puisque Tango s'adresse à l'ensemble du marché des télécoms – fixe et mobile. Ce serait un gâchis de changer le nom de la marque ici; les consommateurs la connaissent et lui font confiance.

Passons au roaming: après l'entrée en vigueur de directives européennes plus avantageuses pour les consommateurs qui utilisent leurs forfaits à l'étranger, comment compensez-vous les pertes subies?

D.L.: C'est une très bonne chose pour les consommateurs mais la situation est compliquée pour les opérateurs. Au niveau de Tango, nous essayons de nous élargir dans le marché de l'internet et de la télévision. Nous avons l'expérience nécessaire en Belgique avec différentes plateformes TV, de médias, etc. Il y a encore du potentiel de croissance au-delà du mobile.

Dominique Leroy, CEO de Proximus Group.
Dominique Leroy, CEO de Proximus Group.
Photo: Guy Jallay

Les consommateurs belges et luxembourgeois sont-ils similaires en ce qui concerne leurs habitudes de consommation?

D.L.: Oui, même s'il y a des spécificités propres au consommateur luxembourgeois et au consommateur belge. Mais les deux marchés sont assez petits, plusieurs langues y sont parlées, et une partie de nos clients travaillent pour les institutions européennes.

Vous êtes les premiers à avoir effectué des tests 5G en laboratoire au Luxembourg. Pourquoi tant d'empressement, alors que la société civile – aussi au Grand-Duché – ne semble pas y être favorable pour le moment?

D.L.: Tout ce qui est nouveau fait peur! Mais il faut expliquer à la société ce qu'est la 5G et quelles sont ses possibilités d'utilisation. Le déploiement de la 5G est primordial pour l'industrie notamment dans les domaines de l'intelligence artificielle, du médical ou du transport – même dans celui des médias audiovisuels lorsqu'il s'agit d'envoyer des photos haute résolution plus rapidement. Au Luxembourg, où beaucoup de personnes se retrouvent au même endroit en même temps, les réseaux peuvent être vite saturés; la 5G pourrait y remédier. Il faut mettre en avant les côtés positifs de cette technologie. Pour nous, la 5G est un vrai plus que nous voulons pouvoir offrir à nos clients – consommateurs privés comme entreprises.

G.H.: On a toujours été leader dans le domaine de l'innovation au Luxembourg; c'est l'image que nous cultivons. Nous avons été les premiers pour la 4G et pour la 3G.

Vous avez été les premiers également en Belgique?

D.L.: Oui, mais en Belgique nous avons déjà eu l'opportunité de faire des essais en conditions réelles, pas uniquement en laboratoire comme au Luxembourg.


Zum Themendienst-Bericht von Dirk Averesch vom 27. Februar 2018: 5G ist das nächste große Ding in Sachen Mobilfunk. Erste funktionierende Netze werden für 2020 erwartet. Bis dahin zeigt die Branche auf dem Mobile World Congress (bis 1. März) schon einmal, was damit alles möglich sein könnte.
(Bild vom 26.02.2018/Nur zur redaktionellen Verwendung durch Themendienst-Bezieher.) Foto: Andrea Warnecke/dpa-tmn - Honorarfrei nur für Bezieher des dpa-Themendienstes +++ dpa-Themendienst +++
5G: Die Konsultationen über Aufbau und Betrieb des Netzes laufen
Die ganze Welt wartet auf das superschnelle Mobilfunknetz der fünften Generation 5G – Luxemburg startet jetzt durch.

Quand est-ce que vous comptez effectuer des tests 5G dans des conditions réelles au Luxembourg?

G.H.: Cela ne dépend pas seulement de nous mais aussi du secteur public qui donne les autorisations. Les fréquences seront probablement allouées cette année.

D.L.: La pression de l'Europe est importante; il est prévu que les fréquences soient octroyées dans les différents pays de l'Union européenne avant 2020.

La majorité des opérateurs travaille au moins sur une partie de leurs réseaux avec Huawei.

A quel fournisseur de télécommunications avez-vous fait appel pour déployer la 4G en Belgique et au Luxembourg?

D.L.: Nous travaillons avec Huawei pour le réseau d'accès. La situation est différente pour le cœur des réseaux. En Belgique, nous travaillons avec Nokia...

G.H.: ...et avec Ericsson au Luxembourg.

Avez-vous déjà choisi un fournisseur de télécommunications pour le déploiement de la 5G?

D.L.: Nous n'avons pas encore signé de contrat avec un fournisseur particulier. Pour le déploiement de la 5G, il va falloir remplacer une grande partie de nos équipements – soit faire un «upgrade», comme on dit dans notre jargon. On passera par un appel d'offres pour choisir notre fournisseur de télécommunications final, qui n'a pas encore été lancé.

Gérard Hoffmann, CEO de Proximus Luxembourg.
Gérard Hoffmann, CEO de Proximus Luxembourg.
Photo: Guy Jallay

Comment avez-vous alors réalisé ces tests en laboratoire?

G.H.: Les tests que nous avons effectués sont réalisés à partir des composantes des fournisseurs avec lesquels nous travaillons actuellement. Ils nous ont fourni des équipements de tests, mais cela ne nous engage pas pour le futur.

Vous ne semblez pas avoir de difficultés à dire que vous travaillez avec Huawei. Nombreux sont vos concurrents qui préfèrent garder cette information pour eux...

D.L.: C'est vrai que Huawei fait souvent l'actualité dernièrement, l'entreprise est prise dans la tourmente géopolitique entre les Etats-Unis et la Chine. Mais en tant que fournisseur, Huawei nous a toujours donné pleinement satisfaction. Leur offre est innovante, leur technologie avancée et Huawei est souvent la solution la moins chère sur le marché, ce qui nous permet de proposer des produits de qualité à des prix acceptables. Nous effectuons par ailleurs régulièrement des tests et force est de constater que nous n'avons jamais rien observé d'inquiétant. Ceci étant dit, nous nous conformerons bien entendu aux règles européennes les concernant le cas échéant. La majorité des opérateurs travaille au moins sur une partie de leurs réseaux avec Huawei. Dès lors, je ne vois pas pourquoi je ne parlerais pas de notre collaboration.

Depuis quelques semaines, Huawei a été placé sur une liste noire des entreprises étrangères non fiables par les Etats-Unis. Avez-vous réfléchi à ne plus commercialiser leurs produits dans vos points de vente?

G.H.: Non, mais il n'est pas exclu que les clients soient moins intéressés par les produits Huawei. La grande majorité des mobiles, tablettes et autres vendus au Luxembourg viennent d'Apple et de Samsung. La part de marché qui reste pour les autres est minime – moins de dix pour cent.