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Un collectif voit le jour: Tax Justice Lëtzebuerg: à peine créé, déjà critiqué
Wirtschaft 3 Min. 13.01.2016

Un collectif voit le jour: Tax Justice Lëtzebuerg: à peine créé, déjà critiqué

Le collectif entend contribuer au débat sur la justice fiscale

Un collectif voit le jour: Tax Justice Lëtzebuerg: à peine créé, déjà critiqué

Le collectif entend contribuer au débat sur la justice fiscale
Thierry Labro
Wirtschaft 3 Min. 13.01.2016

Un collectif voit le jour: Tax Justice Lëtzebuerg: à peine créé, déjà critiqué

Présenté mercredi matin aux nouvelles Rotondes, le collectif "Tax Justice Lëtzebuerg" entend contribuer au débat sur la justice fiscale et ces sociétés qui ont industrialisé l'optimisation fiscale. A peine sortis, ses membres étaient égratignés par le secrétaire général de l'Union des entreprises luxembourgeoises.

par Thierry Labro

La conférence de presse était à peine terminée, dans la grande salle des nouvelles Rotondes, que le secrétaire général de l'Union des entreprises luxembourgeoises, Nicolas Henckes, s'interrogeait sur Twitter sur le lancement de ce collectif.

Pourtant, a pris soin de préciser un de ses deux porte-parole, Mike Mathias, le collectif luxembourgeois n'a pas encore de lien avec le Tax Justice Network londonien auquel M. Henckes fait référence. Pas encore parce que des discussions individuelles ont évidemment lieu et devraient s'accentuer entre ces deux organisations qui ont placé la justice fiscale au coeur de leur engagement.

Une vingtaine de membres avaient pris place, quelques minutes plus tôt, derrière les sept membres du comité du collectif - tous à titre individuel bien qu'ils soient tous engagés dans la défense d'autres intérêts - pour montrer leur soutien à la défense de l'équité fiscale "tant au niveau mondial qu'au niveau luxembourgeois", a indiqué Luc Dockendorf. On y retrouve Justin Turpel, Serge Kollwelter, Thierry Defense ou encore Jean-Sébastien Zippert.

59 citoyens et pas de députés

Ce collectif constitué en association entend promouvoir un débat "libre, ouvert et constructif sur la finance offshore au Luxembourg" et participer aux débats qui seront organisés dans les semaines à venir, notamment autour de la réforme fiscale. 

Il s'agit de faire comprendre combien les dispositifs fiscaux qui permettent aux multinationales d'échapper en grande partie à l'impôt coûtent cher aux budgets nationaux. Jusqu'à 1.000 milliards d'euros par an pour les Etats européens selon l'estimation reprise par la Commission européenne

Peut-être plus encore dans les pays en développement, où certaines avancées comme l'échange automatique d'informations se heurtera à la réalité des capacités administratives de ces pays.

La première étape consistera en une analyse de la situation, "y compris pour mesurer comment la place financière a pu exercer une telle influence sur la société civile", a dit M. Dockendorf, avant de débattre, de s'interroger sur le statut des lanceurs d'alerte et de se pencher sur la question de la diversification de l'économie.

Pas d'intervention dans le procès LuxLeaks

Il faut que la dimension industrielle de l'optimisation fiscale s'arrête, souhaitent les membres du collectif
Il faut que la dimension industrielle de l'optimisation fiscale s'arrête, souhaitent les membres du collectif
Thierry Labro

Le collectif a donc mis en place tout ce qu'il faut pour communiquer à l'ère moderne, du site internet au compte sur Twitter et à la page Facebook. Il a lancé une lettre de soutien, signée par 58 citoyens mais pas de députés pour attester que l'initiative est citoyenne et non politique et organisera des conférences et des formations internes pour développer les compétences pour évoquer ces sujets souvent très complexes.

La première conférence aura lieu le mercredi 27 janvier à 18h30 avec un éditorialiste d'Alternatives Economiques, Christian Chavagneux.

Ce n'est pas la première fois qu'une initiative de ce type est dans les tubes, a rappelé M. Mathias mais elle est née après la publication d'une tribune signée par Benoît Majerus et Luc Dockendorf dans le Luxemburger Wort le 22 novembre 2014.

Le LuxLeaks a encore renforcé le sentiment de devoir faire quelque chose. Le collectif a indiqué qu'il se contenterait de suivre le procès qui s'annonce du 26 avril au 4 mai, en laissant la justice faire son travail.

Sur Twitter, le débat continuait de faire rage.

Sans même laisser une chance au collectif de montrer son intérêt.


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