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Statec: La croissance sera moins bonne que prévu
Wirtschaft 3 Min. 25.11.2015

Statec: La croissance sera moins bonne que prévu

L'économiste Bastien Larue a souligné les «effets perturbateurs» de la TVA sur la consommation des ménages 
luxembourgeois.

Statec: La croissance sera moins bonne que prévu

L'économiste Bastien Larue a souligné les «effets perturbateurs» de la TVA sur la consommation des ménages 
luxembourgeois.
Photo: Chris Karaba
Wirtschaft 3 Min. 25.11.2015

Statec: La croissance sera moins bonne que prévu

Selon le Statec, il faut désormais s'attendre à une croissance du PIB de 3,2 % en 2015.

(ndp).- La croissance pour 2015 s'annonce moins vigoureuse qu'initialement prévu. Alors que le Statec tablait jusqu'ici sur 3,7 % pour l'ensemble de l'année, cet objectif semble s'éloigner. Il faut désormais s'attendre à une croissance du PIB de 3,2 %, la première moitié de l'année s'étant «soldée par des résultats assez décevants en termes de PIB», souligne l'institut. 

«On peut néanmoins dédramatiser ce constat», affirme Bastien Larue, économiste au Statec. «Il y a eu une très forte croissance à la fin de 2014, en particulier sur le quatrième trimestre. Cette forte progression et ce fort recul au début de 2015, c'est notamment ce que l'on pourrait appeler des ‘effets perturbateurs‘ de la hausse de TVA au 1er janvier. Il y a eu une avance de certaines dépenses des ménages et donc un contrecoup à la baisse au début de 2015». Cet effet perturbateur de la TVA se voit sur la consommation des ménages, mais également sur d'autres indicateurs économiques comme les autorisations de bâtir, les ventes d'appartements et la valeur ajoutée de la construction dans une certaine mesure.

Des tendances contrastées

Mais la TVA n'explique pas tout. Quand on regarde l'activité dans les différentes branches, «on a des tendances assez contrastées», souligne Bastien Larue. Au niveau des services financiers, la première partie de 2015 a été assez stable par rapport à fin 2014, mais pour le troisième trimestre il apparaît clairement que «l'évolution sera moins bonne, notamment à cause de ce qui s'est passé sur les marchés financiers pendant l'été».

Concernant les services non financiers, la situation est plus inquiétante au premier semestre 2015. «On a vu notamment une baisse dans le commerce, l'Horeca, les transports, les services aux entreprises même si les derniers chiffres qui arrivent sur ces services sont un peu plus positifs. Le troisième trimestre devrait finalement être un peu mieux pour cette catégorie».

Dans le secteur de l'industrie, on est plus ou moins sur une stabilisation de la production depuis 2014. «Là encore, on ne sent pas vraiment de perspectives de développement très favorables à court terme, mais pas non plus défavorables». Et pour terminer sur une note positive, «les tendances restent très bonnes pour le secteur de la construction, surtout comparées aux autres pays de la zone euro».

La tranche indiciaire au 2e trimestre 2016

Au niveau des prix des matières premières, les chiffres les plus récents n'indiquent pas de reprise à ce niveau-là. «On le voit notamment sur les prix des métaux, où il y a une baisse assez générale, mais aussi sur les prix de l'énergie», commente Bastien Larue. «Le prix du pétrole s'est remis à chuter au cours de l'été notamment avec ce qui s'est passé sur les marchés financiers et toutes les inquiétudes concernant les pays émergents».

Cette évolution des matières premières a bien sûr impacté l'inflation au Luxembourg. D'après les projections du Statec, la hausse de l'IPCN (indice des prix à la consommation national) serait de 0,5 % en 2015 et de 1,3 % en 2016. Les perspectives en matière d'inflation sous-jacente, beaucoup moins perturbée par les fluctuations des prix pétroliers, sont de respectivement 1,6 % en 2015 et 1,7 % en 2016. La prochaine tranche indiciaire se verrait ainsi reportée au deuxième trimestre 2016, souligne le Statec, confirmant ainsi les chiffres sortis la semaine dernière.

3,4% en 2016

Pour 2016, le Statec maintient sa prévision du printemps, à savoir une hausse réelle du PIB de 3,4 %. Ce résultat implique, en matière d'hypothèses sous-jacentes, un rétablissement significatif des marchés boursiers après le repli observé au troisième trimestre. Ferdy Adam a notamment souligné une évolution plus favorable du marché du travail en 2016 avec «une légère baisse du chômage» et «davantage de croissance de l'emploi».



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