Six millions d’euros donnés via la Fondation de Luxembourg
Six millions d’euros donnés via la Fondation de Luxembourg
Par Linda Cortey
En tout juste sept ans d’existence, la Fondation de Luxembourg s’est fait une place dans l’action caritative du Luxembourg. La petite structure dirigée par Tonika Hirdman héberge une soixantaine de fondations qui ont vocation à financer des projets caritatifs au Grand-Duché et dans le monde entier. L’an passé, la soixantaine de fondations hébergées a dépensé six millions d’euros pour financer 120 projets dans une vingtaine de pays. C’est 70% de plus en un an.
Cette hausse « formidable », selon Tonika Hirdman s’explique de deux façons : à la fois la hausse de la richesse des donateurs mais aussi par les événements internationaux tragiques, comme la crise des migrants, qui incitent les donateurs à être plus généreux.
Qui sont ces donateurs ? « Il n’existe pas de profil-type », note la directrice générale de la Fondation de Luxembourg. Ce sont parfois des personnes âgées qui veulent donner un sens à leur fortune, des familles, des entreprises. 88% des fondations hébergées sont privées et 12% sont créées par des sociétés.
D’où viennent-ils ? « La majorité sont des non-résidents », indique Tonika Hirdman. Les Luxembourgeois représentent 43% des donateurs, 16% sont Belges, autant Français, 13% Allemands. Les 12% restant viennent d’Europe occidentale.
Quels types de projets sont financés ? Une grande partie des projets (40%) concerne la pauvreté et la cohésion sociale mais ces projets ne regroupent que 13% des sommes versées. « Beaucoup de donateurs s’intéressent à des projets ciblés, qui ne nécessitent pas un montant important et où ils peuvent constater l’impact du financement », indique la directrice générale. Les projets culturels représentent 26% de l’ensemble des projets et 17% des financements, tandis que les projets sur la santé et la recherche regroupent 16% des projets et 39% des financements.
Aide aux femmes excisées en Ethiopie, soutien culturel au Luxembourg
Ces projets peuvent se situer au Luxembourg comme à l’étranger. La Fondation de Luxembourg a mis en avant certains projets à l’international, comme celui mis en place en Ethiopie avec la fondation Espoir qui a pour but d’aider les femmes victimes d’excision et qui prévoit notamment un échange de gynécologues entre le Luxembourg et l’Ethiopie, ou encore le projet mené avec la fondation Hope en Palestine pour financer Le Caritas Baby Hospital, une structure dédiée aux nouveau-nés.
Au Luxembourg, les projets s’inscrivent plus souvent dans le domaine culturel mais également dans celui de la santé, avec le financement d’une initiative d’accompagnement des malades d’Alzheimer ou encore dans le social avec un programme d’aide à l’insertion professionnel des jeunes immigrés.
La philanthropie, atout pour la banque privée
La croissance de la Fondation de Luxembourg reflète au final la croissance de la philanthropie au Luxembourg, qui devient une spécialité financière à part entière. Tonika Hirdman s’est d’ailleurs félicitée de voir l’Université de Luxembourg intégrer la philanthropie dans sa formation de gestion de fortune. « Nous travaillons également avec une vingtaine de banques privées au Luxembourg qui se sont rendu compte que la philanthropie est un vrai sujet pour leurs clients » . Une préoccupation qui va au-delà du seul intérêt financier. L’argent investi dans une fondation est un don et est donc partiellement fiscalement déductible mais créer une fondation est également un message montrant un investissement pour une cause.
Le contexte financier reste toutefois le même pour les fondations que pour toutes les entités financières : les taux d’intérêts actuels ne sont pas propices à faire fructifier les capitaux versés par les donateurs. Surtout que ces derniers adoptent en général un profil très conservateur pour le placement du capital de leur fondation. La Fondation de Luxembourg a tout de même élargi le risque de ses placements, avec 30% investis en actions, afin d’assurer un minimum de rendement. « Nous avons un rendement moyen de plus de 3% », souligne la directrice générale.
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