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Singapour débloque les avoirs d'Yves Bouvier
Wirtschaft 3 Min. 24.08.2015 Aus unserem online-Archiv
Affaire Rybolovlev

Singapour débloque les avoirs d'Yves Bouvier

Ici en compagnie d'Olivier Thomas qui a pris sa place au Freeport de Luxembourg, Yves Bouvier a vu ses avoirs débloqués à Singapour
Affaire Rybolovlev

Singapour débloque les avoirs d'Yves Bouvier

Ici en compagnie d'Olivier Thomas qui a pris sa place au Freeport de Luxembourg, Yves Bouvier a vu ses avoirs débloqués à Singapour
Gerry Huberty
Wirtschaft 3 Min. 24.08.2015 Aus unserem online-Archiv
Affaire Rybolovlev

Singapour débloque les avoirs d'Yves Bouvier

La Cour d'appel de Singapour a débloqué vendredi les avoirs de l'homme d'affaires suisse, Yves Bouvier, principal investisseur dans le Freeport de Luxembourg, dans le litige qui l'oppose, depuis janvier, au milliardaire russe Dmitry Rybolovel. Le fonds n'est pas jugé.

par Thierry Labro

Les trois juges de la Cour d'Appel de Singapour ont débloqué les avoirs de l'homme d'affaires suisse, Yves Bouvier, principal investisseur dans le FreePort de Luxembourg, dans le litige qui l'oppose, depuis janvier, au milliardaire russe Dmitry Rybolovel. 

Plus que cela, alors que de nouvelles auditions vont commencer à Singapour et commenceront prochainement à Monaco, ce sont les attendus des juges qui satisfont ses défenseurs.

Selon l'arrêt de 89 pages rendu vendredi, le trio de juges consière d'abord que M. Bouvier n'a jamais essayé de s'approprier les avoirs – 38 oeuvres d'art de premier plan acquises par le Russe pour un montant de 2 milliards d'euros au total entre 2003 et 2014 – au travers d'une série de transactions fictives. 

Pour la Cour, les sociétés de M. Rybolovlev – Accent Delight International et Xitrans Finance, contrôlées par un trust à Chypre – «ont reçu ce qu'elles ont acheté pour le prix qu'elles étaient prêtes à payer. Elles savaient qu'elles étaient vendues par M. Bouvier et qu'il le faisait pour le compte d'autres parties». 

Aucun montage

Pour le trio de juges, «M. Bouvier n'a pas abusé de son expertise financière internationale dans la fixation de la commission». Pour ces 38 oeuvres, dont onze des oeuvres les plus chères de l'histoire, l'homme d'affaires suisse aurait reçu environ 2% de leur valeur. Pour le Russe, le préjudice est estimé à 500.000 euros. «Il n'y a eu aucun montage de sociétés pour procéder aux ventes en question. M. Bouvier n'a jamais tenté de masquer son identité ni ses connections dans le cadre de ces 38 transactions. Il est toujours intervenu en personne, par l'intermédiaire de sa société, MEI Invest, une société basée à Hong Kong que le Suisse utilise dans le cadre des transactions d'oeuvres d'art. 

«C'est au moins étrange, sinon incroyable que les défendeurs affirment ne pas croire que les services de M. Bouvier étaient plafonnés à 2% puisque les demandeurs le rémunéraient!» D'autant, ajoutent les trois juges, que «ce prix peut monter jusqu'à 20% dans des maisons d'enchères comme Sotheby's ou Christie's. 

Quid de Monaco?

Cette décision en Asie n'éteint pour l'instant qu'une partie de la procédure qui a commencé en janvier à Monaco. Fin juillet, maître Brossollet, spécialiste français de la propriété intellectuelle, rejoint par le médiatique Me Francis Spizner, auraient demandé la nullité de la procédure ouverte sur le Rocher en raison de la localisation des sociétés impliquées dans le litige. Ils s'interrogent également sur le «traquenard» tendu à leur client. 

«Dès que l'arrivée d'Yves Bouvier à Monaco, le 25 février, a été sue, une information sera ouverte au pas de course et une commission rogatoire lancée, seul moyen après son placement en garde à vue de pouvoir le présenter à un juge d'instruction et de requérir un mandat de dépôt.» Les deux avocats s'interrogent sur une rencontre à Gstaad entre Dmitry Rybolovlev, le directeur des services juridiques de la Principauté, Philippe Narmino, et l'administrateur délégué de la banque HSBC à Monaco, Gérard Cohen, la banque ayant selon eux produits de faux documents dans cette affaire. 

Prudemment, au Luxembourg, un consultant en art établi à Paris, Olivier Thomas, avait pris la place du Suisse tandis que le conseil d'administration du Freeport était élargi à Robert Goebbels et Alphonse Berns.

L'affaire était intervenu en début d'année alors que le milliardaire russe, une des 200 plus grosses fortunes mondiales selon Forbes, était en instance de divorce.


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