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SES signe un accord avec Thales: Le haut débit embarque en avion
Regarder la TV en live, jouer en streaming ou s'informer. D'ici trois à cinq ans, l'avion offrira le même confort que le  WiFi local

SES signe un accord avec Thales: Le haut débit embarque en avion

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Regarder la TV en live, jouer en streaming ou s'informer. D'ici trois à cinq ans, l'avion offrira le même confort que le WiFi local
Wirtschaft 2 Min. 12.09.2016

SES signe un accord avec Thales: Le haut débit embarque en avion

Thierry LABRO
Thierry LABRO
La Société européenne de satellites a annoncé lundi matin avoir conclu deux accords. Le premier pour acheter un satellite à haut débit. Le second pour lui fournir l'infrastructure pour lancer FlytLIVE, nouveau service de connectivité à bord des avions. Un marché prometteur.

par Thierry Labro

Le traditionnel «Veuillez éteindre vos appareils électroniques!» a du plomb dans l'aile: deux tiers des 3,6 milliards de passagers aériens voudraient avoir accès à des divertissements sur leurs propres appareils. La moitié d'entre eux seraient prêts à payer pour ces nouveaux services. 

Au point que 80 % des compagnies aériennes ont commencé à investir massivement, selon une étude réalisée par Euroconsult pour la SES. Le nombre d'avions connectés devrait passer de 5.300 en 2015 à 23.100 en 2025 dont un quart en Europe. La prochaine étape est de fournir du haut débit à ces passagers qui voyagent à 800 km/h et à 9.000 mètres de hauteur. 

Un double enjeu majeur 
pour le secteur aérien 

Pas étonnant que la SES ait annoncé, lundi matin à Paris, dès l'ouverture du plus gros salon professionnel dédié à l'industrie du satellite, avoir commandé un satellite à haut débit à Thales Alenia Espace, joint-venture entre Thales (67 %) et Leonardo-Finmeccanica (33 %) et dont le lancement est prévu pour 2020. 

La Luxembourgeoise a également trouvé un accord pour fournir à Thales l'infrastructure satellitaire de son nouveau service de connectivité à bord, FlytLIVE, qui sera lancé l'an prochain en Amérique du Nord, du Sud, sur les Caraïbes, le Mexique et au-dessus de l'océan Atlantique. 

De quoi largement couvrir les coûts de cet investissement stratégique qui vient compléter les trois autres satellites de la SES sur le même secteur. Le satellite aura encore des capacités pour des applications de mégadonnées, par exemple.

Un satellite utilisable pour O3B

D'une durée de vie de quinze ans, le SES17, premier satellite HTS GEO en bande Ka, sera le premier interopérable avec O3B. Pour ce réseau qui doit atteindre ceux qui n'ont pas accès à internet au sol, douze satellites sont déjà en fabrication chez Thales Alenia Espace et huit autres sont commandés. 

Avoir internet à haut débit à bord permettra d'ajouter des usages particuliers aux usages que l'on connaît sur la terre ferme. Comme offrir des informations sur les correspondances en temps réel, signaler un siège passager ou un loquet défectueux, personnaliser le menu des voyageurs afin de préparer une réparation dès l'atterrissage ou encore gérer le trafic et d'éventuels retards. Pour le secteur de l'aéronautique, cela aurait un double impact. 

L'avion connecté lui permettra d'économiser jusqu'à 900 millions d'euros par an grâce à ces informations en temps réel sur la météo, les moteurs ou les communications avec les contrôleurs aériens. Et Euroconsult estime que le revenu annuel moyen par avion commercial devrait plus que doubler pour passer de 110.000 euros en 2015 à au moins 300.000 euros par avion d'ici trois à cinq ans.