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Selon une étude d'ING Luxembourg: Les robots vont détruire 52% de nos emplois
Wirtschaft 8 1 3 Min. 14.10.2015 Aus unserem online-Archiv

Selon une étude d'ING Luxembourg: Les robots vont détruire 52% de nos emplois

Un robot iCub fabriqué par l'Italian Institute of Technology.

Selon une étude d'ING Luxembourg: Les robots vont détruire 52% de nos emplois

Un robot iCub fabriqué par l'Italian Institute of Technology.
Photo: REUTERS
Wirtschaft 8 1 3 Min. 14.10.2015 Aus unserem online-Archiv

Selon une étude d'ING Luxembourg: Les robots vont détruire 52% de nos emplois

Commencé dans les années 1960 dans le secteur industriel, les robots prennent une place de plus en plus importante dans notre quotidien et pourraient menacer 52% des emplois au Luxembourg. Faut-il avoir peur?

(ndp).- Attention, les robots sont parmi nous! Des caisses automatiques en grandes surfaces aux aspirateurs automatiques, en passant par les robo-advisors qui proposent une gestion de portefeuille automatisée, les robots envahissent peu à peu notre quotidien et ce n'est pas près de s'arrêter. Selon la Fédération internationale de la robotique, les ventes mondiales de robots industriels augmenteront en moyenne de 15% par an d'ici à 2018, tandis que le nombre de robots vendus va doubler pour atteindre environ 400.000 unités.

99.807 emplois menacés au Luxembourg

Selon une étude d'ING Luxembourg, les robots pourraient être la cause de la disparition de 52% des emplois au Grand-Duché. En prenant en compte l'ensemble des emplois résidents au Luxembourg et des probabilités de robotisation, il s'avère que "99.807 d'emplois sur les 190.709 considérés pourraient être robotisés".


Quels emplois sont menacés?

D'après cette étude, les employés de type administratif sont les plus menacés avec un nombre d'emploi robotisables de 23.028, soit près de 12% de l'emploi total au Luxembourg. Viennent ensuite les "professions élémentaires" (16.075 emplois robotisables, 8,4% de l'emploi total) puis le personnel des services directs aux particuliers, commerçants et vendeurs (15.525 emplois, 8,1% de l'emploi total).

Lorsque l'on s'intéresse aux "classes de fonctions" qui vont être le plus impactées, les employés de type administratif sont les plus exposés à la robotisation avec un risque de 93%. Les métiers qualifiés de l'industrie présentent un risque de 68%. Au contraire, les managers (13%) et les professions intellectuelles, scientifiques et artistiques sont les classes les moins susceptibles d'être robotisées (17%).

Le top 5 des métiers les plus menacés

Selon l'étude d'ING Luxembourg, les 5 plus grands groupes d'emplois robotisables au Luxembourg sont:

- les agents d'entretien (11.203 emplois robotisables) 
- les employés de bureau (5.928)
- les vendeurs en magasin (5.179)
- les employés de services statistiques, financiers et d'assurances (4.378)
- les secrétaires (4.164)

S'agissant plus spécifiquement des métiers, on notera que certaines professions ont plus de soucis à se faire que d'autres. Parmi les métiers à haute probabilité de robotisation, on trouve les guichetiers de banque, les ébénistes, les secrétaires, les fonctionnaires des impôts, les employés de bureau, les vendeurs, les cadres comptables, les réceptionnistes, les caissiers, les employés du service des transports, les commissaires-priseurs et autres experts en évaluation.

A l'inverse, voici les métiers les moins menacés par le fléau de la robotisation: les commerçants, les agents de police, les professeurs de cours technique et de pratique professionnelle (enseignement secondaire),  les traducteurs, les professions intermédiaires, les institueurs, les électriciens du bâtiment.

L'étude montre par ailleurs que les travailleurs frontaliers ont une probabilité plus forte d'être touchés par la robotisation. Au total, 56% du total des emplois frontaliers seraient menacés par les robots.

Faire évoluer les métiers

Faut-il avoir peur de ces résultats? Non!, affirme la banque ING. "Loin d'être une menace ces résultats ne sont pas neufs, car le progrès technique s'est toujours accompagné d'une transformation des métiers", souligne Philippe Ledent, senior economist ING.  "Les révolutions technologiques sont une opportunité majeure pour générer des gains de productivité et développer de nouvelles expertises à exporter", ajoute-t-il.

La robotisation pourrait aussi permettre de compenser  le manque de travailleurs lié au vieillissement de la population. Toutefois, le phénomène de robotisation est un défi majeur en matière d'éducation, notamment pour mieux faire correspondre les formations aux métiers de demain.

L'avenir de la robotique au Luxembourg

Qu'en est-il de l'avenir de la robotique au Luxembourg? L'Université du Luxembourg a mené plusieurs projets de recherche dans ce domaine. Les plus connus sont "CoPAInS" (Conviviality and Privacy in Smart Homes) et "CoRobots - MUDAM Luxembourg", un projet de l'Interdisciplinary Center for ICT Securtity, Reliability and Trust (SnT) en collaboration avec la Ville de Luxembourg (voir vidéo).

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