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Selon RTL: La BIL chinoise dans les prochains jours
Wirtschaft 3 Min. 29.08.2017

Selon RTL: La BIL chinoise dans les prochains jours

Le siège de la BIL route d'Esch.

Selon RTL: La BIL chinoise dans les prochains jours

Le siège de la BIL route d'Esch.
Pierre Matgé
Wirtschaft 3 Min. 29.08.2017

Selon RTL: La BIL chinoise dans les prochains jours

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
Le groupe média annonce un accord sur la vente de 90% des parts de Banque internationale à Luxembourg (BIL) détenues par la famille royale qatarie au groupe chinois Legend Holdings. La transaction générerait une plus-value de 700 millions d'euros.

Par Pierre Sorlut

Les 90% du capital de la BIL appartenant à la famille royale qatarie passeront dans les mains du groupe chinois Legend Holdings dans les «prochains jours», fait savoir «de source sûre» RTL ce mardi. Le régulateur luxembourgeois, la Commission de surveillance du secteur financier, aurait même donné son accord selon le groupe média. Contactée, la CSSF précise que la transaction – sans évoquer spécifiquement le cas de la BIL - doit être visée par la Banque centrale européenne.

«Toute acquisition d'une participation qualifiée (supérieure à 10%) dans un établissement de crédit (systémique ou non) est soumise au préalable à l'agrément de la BCE», informe la secrétaire générale Danièle Berna-Ost. On n'en dira pas plus à Francfort.

L'emploi protégé

Estimée entre 1,2 et 1,5 milliard d'euros, la transaction portant sur la part de la famille Al Thani – les 10% détenus par l'Etat seraient exclus du périmètre – ne sera officialisée qu'une fois l'ensemble des documents signés. Legend Holdings, par ailleurs propriétaire du groupe informatique Lenovo, est cotée à la Bourse de Hong Kong et est à ce titre soumise à des régulations strictes en matière de communication financière. Un porte-parole de Precision Capital, société luxembourgeoise détenant 90% de la BIL et KBL, répète ses éléments de langage selon lesquels plusieurs investisseurs ont déjà manifesté leur intérêt pour la BIL au regard de «sa robustesse et de son potentiel de croissance». Les termes avaient été utilisés en avril puis en juillet quand les agences Bloomberg puis Reuters avaient fait état de discussions avancées avec des acquéreurs, d'abord anonymes, ensuite identifiés.

Du côté de la route d'Esch où l'établissement de crédit est basé, c'est silence radio. La direction s'était toutefois fendue d'une communication interne au lendemain de la dépêche de Reuters pour rassurer ses troupes. «La BIL est très solide, sa situation financière est saine, sa stratégie clairement définie porte ses fruits et vous, ses collaborateurs, êtes talentueux et investis dans votre travail au quotidien. La banque a donc un avenir prometteur devant elle», avaient écrit le directeur général Hugues Delcourt et le président Luc Frieden (également président de la maison d'édition du Wort) dans leur message. L'emploi sera également protégé à moyen terme, quel que soit l'actionnaire, selon M. Frieden.

Une bonne affaire

La famille Al Thani, proche de l'avocat et administrateur des biens du Grand-Duc Albert Wildgen, avait acquis 90% du capital de la banque en détresse (alors sous le giron de Dexia) entre 2011 et 2012 pour 657 millions d'euros. Il serait question de céder ladite participation autour de 1,5 milliard d'euros après s'être servi des dividendes de 90, 50 et 63 millions d'euros entre 2014 et 2016. L'Etat a lui reçu en cumulé 22 millions d'euros.

L'actionnaire qatari a également joui d'intérêts liés à de la dette convertible émise (au taux de 6,25%) par la BIL et souscrite intégralement par l'une des structures luxo-qataries la détenant. 10 millions d'euros en 2014 puis 5 millions l'année suivante (le rapport annuel 2016 de la holding Pioneer n'a pas été publié) ont ainsi fini dans les coffres qataris (ladite société étant de surcroît imposée dans le petit Emirat du Golfe).


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