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Selon le président de la Commission PANA: «Le Luxembourg sur la bonne voie»
Wirtschaft 3 Min. 02.03.2017 Aus unserem online-Archiv

Selon le président de la Commission PANA: «Le Luxembourg sur la bonne voie»

Le président de la Commission Panama Papers du Parlement européen, Werner Langen, suit les ministres Felix Braz (Justice) et Pierre Gramegna (Finances).

Selon le président de la Commission PANA: «Le Luxembourg sur la bonne voie»

Le président de la Commission Panama Papers du Parlement européen, Werner Langen, suit les ministres Felix Braz (Justice) et Pierre Gramegna (Finances).
Lex Kleren
Wirtschaft 3 Min. 02.03.2017 Aus unserem online-Archiv

Selon le président de la Commission PANA: «Le Luxembourg sur la bonne voie»

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
Pierre Gramegna et Felix Braz, sont sortis sourire aux lèvres des 90 minutes d'audition devant la délégation du Parlement européen enquêtant sur les pratiques de l'industrie luxembourgeoise de l'offshoring.

Par Pierre Sorlut

Les ministres des Finances et de la Justice, Pierre Gramegna et Felix Braz, sont sortis sourire aux lèvres des 90 minutes d'audition devant la délégation du Parlement européen enquêtant sur les pratiques de l'industrie luxembourgeoise de l'offshoring qui avaient été mises à nu dans le scandale des «Panama Papers». Devant les journalistes invités à la Chambre pour collecter les premières réactions suite à l'examen oral, les représentants de l'exécutif ont dit avoir expliqué «tout ce que le Luxembourg a fait ces dernières années» dans la marche internationale vers la transparence fiscale... un peu forcée justement par les révélations qui avaient donné naissance à cette commission chargée d'enquêter sur d'éventuelles violations du droit européen en matière de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale.

Le tour n'était pas joué d'avance. D'abord le Luxembourg avait occupé une place importante dans la production intensive de sociétés-écrans dévoilée le 5 avril de l'année dernière. «Le Luxembourg et les banques luxembourgeoises ont eu une position prépondérante dans les Panama Papers et plus de 10.000 sociétés offshore créées par Mossack Fonseca – le cabinet d'avocats au coeur des révélations – ont un lien avec le Grand-Duché», avaient écrit les parlementaires européens dans la présentation de leur visite.

12 apôtres de la transparence

Dans les jours qui avaient précédé la venue des 12 apôtres de la transparence fiscale, leur représentant le plus véhément, l'eurodéputé vert Sven Giegold, avait dénoncé le coup de frein marqué ces derniers mois par le Grand-Duché dans la lutte contre la criminalité financière, à commencer par sa réticence à soutenir la directive européenne instaurant un reporting pays par pays des entreprises public.

A la descente de l'ascenseur qu'il avait partagé avec les deux membres de l'exécutif luxembourgeois, le président de la Commission, le conservateur Werner Langen, se disait «convaincu» par les arguments qui avaient été avancés. «Le Luxembourg est sur la bonne voie», a-t-il résumé. «C'est une pratique du passé, c'était légal, la coopération avec l'UE et les instances judiciaires internationales a été renforcée, l'administration fiscale a demandé des informations complémentaires aux personnes concernées», une ritournelle régulièrement entendue ces dernières années au cours desquelles le centre financier veut convaincre qu'il change de paradigme.

«Des questions restent ouvertes du côté des entreprises» a cependant relativisé M. Langen. Les Big Four de l'audit ont décliné ou ignoré l'invitation à l'exception notable de PwC qui depuis son implication dans le scandale de Luxleaks ne veut plus prêter le flanc à la critique. Alain Steichen et Albert Wildgen, avocats proches de l'Etat impliqués dans la structuration offshore, n'ont pas non plus répondu aux questions des eurodéputés. Les principales institutions financières locales productrices de sociétés-écrans, à commencer par Experta (filiale de la BIL) en tête du classement, n'ont pas envoyé de représentant. Les eurodéputés entendent ce vendredi des représentants du régulateur, la CSSF (Commission de surveillance du secteur financier), ainsi que le fiscaliste en chef de PwC, Wim Piot. 


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