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Selon le bilan de l'Observatoire: Compétitivité: Luxembourg sixième
Le choix des cinq nouveaux secteurs, comme le spatial, semble porter ses fruits pour quatre d'entre eux tandis que la logistique perd de l'emploi

Selon le bilan de l'Observatoire: Compétitivité: Luxembourg sixième

Gerry Huberty
Le choix des cinq nouveaux secteurs, comme le spatial, semble porter ses fruits pour quatre d'entre eux tandis que la logistique perd de l'emploi
Wirtschaft 4 Min. 22.10.2015

Selon le bilan de l'Observatoire: Compétitivité: Luxembourg sixième

Si le Luxembourg se maintient à la sixième place européenne en termes de compétitivité vue par l'Observatoire luxembourgeois, il réduit son écart par rapport à ceux qui sont devant, la Finlande et le Royaume-Uni. L'Allemagne est 10e, la France 13e et la Belgique 18e.

(T. L.) Le classement de la compétitivité, c'est le viagra de l'image de marque: chaque année, si ce n'est pas une copie, il donne un coup de fouet à l'économie d'un pays, "à son image de marque", a rappelé la secrétaire d'Etat à l'Economie, Francine Closener, jeudi matin, lors de la présentation du bilan annuel. "C'est bon lorsque l'on veut convaincre des investisseurs de venir développer des activités au pays", a aussi dit la ministre, qui a relativisé l'impact du LuxLeaks, rebaptisé selon la terminologie du président de la Commission européen, Jean-Claude Juncker "Europaleaks", quand elle affirme que "le contexte luxembourgeois, ses infrastructures tant dans le domaine des télécoms que des serveurs de données ou son cadre législatif et règlementaire stables" sont autant d'atouts toujours précieux.

  • 20e du Forum économique mondial, 
  • 1er du World Competitiveness Yearbook de l'IMD, 
  • 21e de l'index de la liberté économique de la Fondation Heritage 
  • ou encore 7e de l'index de l'innovation de la Commission européenne, 
  • le Luxembourg a, sur recommandation du professeur Fontagné il y a dix ans, établi son propre tableau de bord pour mieux mesurer la situation et prévenir le coup de la panne en donnant au politique des indicateurs de bonne santé. Il y reste cette année en sixième position des pays européens, mais se rapproche de ses concurrents directs que sont la Finlande et la Grande-Bretagne. L'Allemagne est 10e, la France 13e et la Belgique 18e.

Les principaux enseignements

  • 78 indicateurs exactement, tirés des quelque 30.000 données que le Statec regarde à la loupe et avec lesquels il a établi un benchmark qui place le pays au milieu de ses pairs européens. Le Luxembourg reste meilleur de 20% au-dessus de la moyenne européenne pour 38 de ces indicateurs, un chiffre relativement stable en dix ans, dans la moyenne pour 8 d'entre eux et sous les 20% de la moyenne européenne pour 31.
  • Parmi les bonnes notes, les données macro-économiques, la productivité et le coût du travail et le cadre réglementaire et institutionnel. Par exemple, le taux d'emploi des 20-64 ans est de 72,1% (soit mieux que l'objectif pour cette année, de 71,5%) alors que l'objectif final est d'atteindre 73%.
  • Dans les trois piliers de la Stratégie Europe 2020, le problème vient de l'environnement. Les émissions de gaz à effet de serre qui doivent passer de 9,85 MtOe à 8,08 en 2020 sont sur une mauvaise pente, la part des énergies renouvelables progresse à 3,6 du mix énergétique, assez loin de l'objectif pour 2015 (5,45%) et donc encore plus loin de l'objectif final de 11% et les données sur l'efficacité énergétique ne permettent pas de se faire une idée, seul un petit "+" indique sans chiffrage que ça s'améliore pour parvenir à une diminution des GWH annoncée à 48.789 en 2020.
  • La réduction de la pauvreté reste encore floue elle aussi puisqu'elle est compliquée à mesurer et fera l'objet d'un outil de mesure l'an prochain. Le Luxembourg s'est engagé à réduire de 6.000 le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté par rapport aux 96.400 qui sont recensées. Même flou sur l'entreprenariat, puisqu'un indicateur ne commence qu'à produire les premiers résultats.
  • Les 5 secteurs prioritaires, un bon choix, puisqu'ils pèsent désormais 9,6% du PIB du pays, 29.000 emplois dans plus de 2.600 entreprises. Le poids lourd est sans surprise le secteur des TIC, qui représente 5,5% de l'emploi, en hausse de plus de 5% comme le secteur du spatial. Les potentiels des sciences et technologies de la santé et des écotechnologies sont encore sous-représentés parce que seules la moitié des entreprises ont fourni des données. La logistique, elle, perd du terrain: l'emploi a baissé de près de 7%, principalement en raison de la concurrence intense dans le fret routier.
  • Les grandes entreprises aussi utiles que les petites. Il n'est jamais mauvais de le rappeler: si 99% des entreprises sont des PME, les grandes entreprises (1%) drainent 43% du chiffre d'affaires réalisé par les entreprises et 38% du nombre de salariés.. On  y voit le poids des travailleurs qualifiés en hausse très nette, une donnée intimement liée à la taille de l'entreprise.

Pour aller plus loin

Le rapport de 230 pages sur la compétitivité.


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