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Selon Laurent Probst de PwC: Le Luxembourg a besoin de son école de code
Wirtschaft 5 Min. 11.03.2015

Selon Laurent Probst de PwC: Le Luxembourg a besoin de son école de code

Le secteur des technologies de l'information et de la communication a besoin de développeurs et de codeurs. Et le Luxembourg devrait prendre des initiatives

Selon Laurent Probst de PwC: Le Luxembourg a besoin de son école de code

Le secteur des technologies de l'information et de la communication a besoin de développeurs et de codeurs. Et le Luxembourg devrait prendre des initiatives
Reuters
Wirtschaft 5 Min. 11.03.2015

Selon Laurent Probst de PwC: Le Luxembourg a besoin de son école de code

Le Luxembourg devra sans trop tarder lui aussi trouver comment former des jeunes aux langages les plus utiles au développement de l'industrie des technologies de l'information et de la communication. Le directeur de l'Accelerator de PwC, Laurent Probst, dresse le périmètre de cette structure à inventer.

Par Thierry Labro

Ce n'est pas un serpent de mer. Mais presque. Quand le Luxembourg se décidera-t-il d'une manière ou d'une autre à proposer une initiative qui corresponde aux besoins du secteur de l'ICT pour former ces développeurs, codeurs et autres métiers que l'on doit aujourd'hui aller chercher à l'étranger? Dont on parle depuis des mois maintenant. Là où certains, comme les spécialistes du datacenter Etix misent sur des packages de rémunération très intéressants ou comme Docler autour d'un état d'esprit «à la Google», il y aurait des ressources humaines locales à former. 

«Selon les fichiers de l'ADEM, il y a au Luxembourg 2.000 à 2.500 jeunes que cela pourrait intéresser. Plus 40.000 en Lorraine dont un tiers a le baccalauréat», détaille ainsi le directeur de l'Accelerator de PwC, Laurent Probst. Des jeunes qui ne sont plus en phase avec les besoins de l'industrie ou du secteur financier, par exemple, mais qui pourraient s'adapter aux nouvelles réalités du marché. «Dans l'étude de deux mois que nous avions faite pour la Commission européenne, nous avions recommandé que l'offre de formation soit plus pragmatique, plus courte et plus attentive aux nouveaux langages», explique-t-il. Autrement dit qu'on laisse un peu de côté des connaissances empiriques au profit de langages de programmation moderne (html, ruby, javascript, etc.), sans négliger les langues étrangères, surtout l'anglais. 

Le Luxembourg reçoit régulièrement des visiteurs qui seraient prêts à se lancer dans l'aventure de ces nouvelles formations, comme Epitech, l'école privée française qui a une antenne à Nancy, dont le cursus sur cinq ans coûte à peu près 40.000 euros selon son site internet, et qui affiche «100 % des étudiants en entreprise à la sortie» ou Le Wagon, dont la promesse est «Devenez développeur web en neuf semaines». Sans que pour l'instant un acteur ait décidé de s'installer vraiment. 

Des cycles de six mois

«Pour l'instant, je pense que les initiatives les plus intéressantes sont plutôt privées», précise le directeur de l'Accelerator. «On pourrait imaginer une structure avec un cycle de six mois, qui ne délivre pas forcément un diplôme au sens classique du terme mais dont les compétences des élèves sont reconnues par le marché parce que c'est bien cela le principal!» De quoi permettre à des promotions de jeunes d'être capables de créer des sites web ou des applications pour smartphone, secteur en plein développement comme l'est celui des logiciels de demain. 

Mais comme pour de nombreuses questions liées à l'éducation, rien n'est jamais si simple. «Ce n'est pas une équation facile», note-t-il. «Il reste un certain nombre de problématiques à trancher. Qui concernent les locaux pour accueillir les étudiants, la résidence de ces étudiants, la qualité des professeurs et, de manière plus générale, le modèle économique de cette structure.» 

Puis il faudra que cette structure soit complémentaire à la formation dispensée aussi bien dans la filière classique que par l'Université de Luxembourg. Un enjeu majeur à plus d'un titre pour le pays. Mais tout le monde en est 
désormais conscient.

Obama met le paquet

Le montant a l'air énorme mais il faut le ramener à l'échelle des Etats-Unis: le président américain, Barack Obama, a lancé lundi soir sa «New TechHire Initiative», un gigantesque plan de bataille pour tenter de faire coïncider ceux qui cherchent du travail et ceux qui en recruteraient bien s'ils avaient les compétences technologiques. Un plan en trois volets. 

  1. Vingt régions, qui ont 120.000 postes à pourvoir dans le secteur des technologies, et plus de trois cents employeurs vont se réunir pour recruter en mettant à jour directement les compétences des travailleurs sur le marché; 
  2. Cent millions de dollars de bourses pour développer des approches innovantes de formation, notamment auprès des communautés exclues comme les enfants atteints de maladies rares, les personnes handicapées ou celles qui n'ont qu'une connaissance limitée de l'anglais;
  3. L'engagement du secteur privé à développer des «coding bootcamps», des camps de formation agiles, là encore sans perdre de vue ceux qui ont le moins accès à ces technologies.


Des bons liens pour aller plus loin

  • Parmi les initiatives en plein développement, les bootcamps prennent une place de choix. A lire cet excellent article [en anglais] du Chicago Business.
  • Des géants du web commencent aussi à soutenir des initiatives plus près de l'école, comme Microsoft, qui veut "promouvoir le coding comme « second language » dans les 3 prochaines années. Microsoft prévoit une manque de 900.000 ICT professionals vers 2020. Raison pour laquelle Microsoft Youthspark a créé les 2 dernières années 45 millions d’opportunités pour des jeunes en Europe", indique son porte-parole pour le Benelux, Pieter Goetgeber, selon lequelle il n'y a pas encore d'initiative au Luxembourg.
  • Cet article est une bonne synthèse de la problématique et comment elle évolue en France. 
  • D'autres, en revanche, s'interrogent sur la place donnée à cette problématique par rapport aux besoins des entreprises.


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