Wählen Sie Ihre Nachrichten​

Résultats 2016: "Nous continuons à innover"
Wirtschaft 4 Min. 19.04.2017

Résultats 2016: "Nous continuons à innover"

Maurice Bauer, Frank Wagener, Robert Scharfe et Julie Becker misent sur l'innovation pour défier la concurrence de plus en plus forte sur les marchés.

Résultats 2016: "Nous continuons à innover"

Maurice Bauer, Frank Wagener, Robert Scharfe et Julie Becker misent sur l'innovation pour défier la concurrence de plus en plus forte sur les marchés.
Pierre Matgé
Wirtschaft 4 Min. 19.04.2017

Résultats 2016: "Nous continuons à innover"

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
Flexible, toujours à la pointe de l'innovation... C'est le message qu'a tenu à délivrer la Bourse de Luxembourg ce mercredi lors de la présentation des résultats de l'année 2016.

(ndp) - Fusion avortée entre les opérateurs boursiers «Deutsche Börse» et LSE, Brexit, concurrence effrénée des places financières... La Bourse de Luxembourg évolue dans un environnement hautement compétitif, dans lequel elle doit défendre bec et ongle sa position de leader mondial dans la cotation de valeurs internationales.

«Vu les changements profonds du marché, on doit se comporter en permanence comme 
un yacht et non pas comme 
un paquebot. Il faut savoir manœuvrer rapidement. Si on réagit, on est déjà un pas en retard. Il faut donc être proactif, se remettre en question en permanence et imaginer de quoi demain sera fait», se plaît ainsi à rappeler le président du conseil d'administration Frank Wagener. Si la Bourse évolue aujourd'hui de manière positive – 10.162 nouvelles valeurs ont été admises à la cotation en 2016 pour un montant total émis de 1,2 trilliard d'euros – la croissance n'est pas acquise d'office.

«Nous aussi, nous nous remettons en question en permanence et nous continuons à innover», notamment sur les trois métiers essentiels de la Bourse que sont le trading, le listing et le reporting. L'année 2016 a avant tout été marquée par le lancement du «Luxembourg Green Exchange» (LGX) en septembre, première et – pour le moment – seule plate-forme au monde dédiée exclusivement à la cotation d'obligations vertes.

110 obligations vertes

«Le marché se développe très vite, même si c'est loin d'être suffisant au niveau actuel. Nous cotons sur notre Bourse 50 % des obligations vertes qui sont listées dans le monde. Ces 50 % affichées sur notre plate-forme représentent en montant nominal l'équivalent de 50 milliards d'euros», précise Julie Becker, membre du comité de direction de la Bourse de Luxembourg.

Actuellement, le LGX comptabilise 110 obligations vertes 
émises par 25 acteurs. Mais la Bourse ne compte pas en rester là. «Si la plate-forme se limite aujourd'hui à l'affichage d'obligations vertes, nous allons également l'étendre à d'autres formes d'obligations, des obligations notamment dites sociales ou durables, mais également à d'autres instruments financiers, à savoir en particulier aux fonds d'investissement ESG et aux ETF», indique Julie Becker. Les indices et les produits de titrisation sont également envisagés pour l'avenir. La plate-forme sera également étendue au niveau géographique, puisque l'opérateur boursier envisage de pouvoir afficher prochainement des obligations vertes chinoises sur LGX.

«Il s'agit non seulement pour la Bourse de Luxembourg de rayonner à travers le monde, mais également de positionner le centre financier luxembourgeois lui-même comme un centre capital pour financer la transition climatique».

«Il s'agit non seulement pour la Bourse de Luxembourg de rayonner à travers le monde, mais également de positionner le centre financier luxembourgeois lui-même comme un centre capital pour financer la transition climatique».

La finance verte n'étant pas régulée aujourd'hui, une multitude d'initiatives cherchent à définir des standards et à harmoniser des concepts. «Nous sommes associés à l'ensemble des réflexions au niveau international et même européen», assure Julie Becker. Très récemment, la Bourse a également lancé toute une série d'indices de référence et d'outils de placement pour les obligations vertes chinoises en Europe conjointement avec la Bourse de Shenzhen.

L'autre innovation majeure en 2016 relève du domaine technologique: il s'agit du lancement de la première application de la technologie Blockchain pour déposer les documents avec les informations réglementées. «Nous avons déjà introduit cette technologie l'année passée dans la chaîne de reporting financier. Aujourd'hui, six mois après son introduction, on peut dire qu'elle assure une transparence et une simplicité à tout moment en utilisant les fameux ,smart contracts‘», remarque Robert Scharfe, CEO de la Bourse de Luxembourg.

Premier exercice bénéficiaire

Dans la même philosophie et dans le contexte des fonds d'investissement (l'activité phare de la filiale Fundsquare), un autre projet innovant fera certainement encore parler de lui cette année: il s'agit de l'initiative «FundsDLT» qui porte sur la création d'un nouveau modèle de distribution des fonds «simplifié et beaucoup moins coûteux», basé lui aussi sur la technologie Blockchain.

Il faut savoir aussi que l'année 2016 marque le premier exercice bénéficiaire de Fundsquare, créé en 2013 pour simplifier le reporting réglementaire et assurer le routage d'ordres. L'an dernier, la filiale a frôlé le million d'euros de bénéfices pour un chiffre d'affaires de 13,9 millions (+13 %).

C'est d'ailleurs grâce au développement de Fundsquare que le chiffre opérationnel consolidé du groupe se chiffre à 45,3 millions d'euros, «les activités de la Bourse ayant plutôt été sous pression en raison d'une concurrence extrêmement acharnée sur le marché en 2016.» Le résultat opérationnel se chiffre à 18,2 millions d'euros, en hausse de 1,7 million d'euros. Soutenu par une maîtrise très serrée des coûts, avec un recul de 5,62 %, le bénéfice net s'établit à 12,3 millions d'euros, stable par rapport à 2015. «Tout cela nous amène à maintenir un dividende élevé de 60 euros par action, montant identique depuis trois années maintenant.»


Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Editorial: Les boules puantes
Voilà, c'est fait: Trump est président. Pour le meilleur ou pour le pire, c'est à voir, rien pour l'heure n'est sûr, sauf la virulence dont les médias européens auront fait preuve à l'adresse d'un homme dont tout est à craindre, mais que rien pour l'heure ne permet de juger quant à ses actions.