Réaction au décès de Philippe Maystadt

Juncker perd "un ami, un complice, un compagnon"

Jean-Claude Juncker et Philippe Maystadt en septembre 2012 lors de la cérémonie de présentation de son ouvrage "Europe le Continent Perdu?"
Jean-Claude Juncker et Philippe Maystadt en septembre 2012 lors de la cérémonie de présentation de son ouvrage "Europe le Continent Perdu?"
Anouk Antony

(pso) - "Un grand Européen, un collègue et un ami nous a quittés aujourd'hui", réagit le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au décès de l'ancien ministre d'Etat belge Philippe Maystadt ce jeudi.

Les deux hommes avaient travaillé ensemble à la rédaction du Traité de Maastricht au début des années 1990 alors qu'ils étaient tous deux ministres des Finances.  "Nous avons vécu ensemble, aux côtés de Jacques Delors, l'aventure de Maastricht et partagé la même ambition pour une Europe plus sociale, qu'il soit ministre belge du Budget, des affaires économiques, vice-premier ministre, ministre des finances ou président de son parti", détaille M. Juncker dans un communiqué envoyé quelques minutes après l'officialisation du décès.  

Le président de la Commission dévoile la proximité de ses relations avec le défunt homme d'Etat belge. "Chaque fois que nos chemins se sont croisés, j'ai découvert un homme d'action et de conviction dont le courage et la lucidité l'ont aidé à affronter la maladie incurable qui a fini par l'emporter. Il fut mon complice, mon compagnon, ma source d'inspiration, un modèle pour moi", se livre le chef de l'exécutif européen.

Réaction du Président de la BEI

Le président de la BEI, Werner Hoyer a réagi de l’étranger à l’annonce du décès: " La Belgique et l'Union européenne ont perdu un grand homme d'Etat et la BEI a perdu un grand président. Philippe était un Européen convaincu, un de ceux qui pouvait vraiment prétendre être l'architecte de l'euro mais, par modestie, il ne le faisait jamais. Il fut mon prédécesseur à la BEI, et en 12 années, il a transformé la Banque, il la mise au service des politiques de l’Union et en a fait un outil puissant pour l’économique européenne. Il nous a quittés mais il ne sera pas oublié".