Wählen Sie Ihre Nachrichten​

Rapport du WEF sur les TIC: Première pour le Luxembourg
Wirtschaft 1 4 Min. 16.04.2015

Rapport du WEF sur les TIC: Première pour le Luxembourg

Le vice-président de Cisco, partie prenante de l'étude, a salué l'engagement des politiques

Rapport du WEF sur les TIC: Première pour le Luxembourg

Le vice-président de Cisco, partie prenante de l'étude, a salué l'engagement des politiques
DC Photographer - Mark Finkenstaedt
Wirtschaft 1 4 Min. 16.04.2015

Rapport du WEF sur les TIC: Première pour le Luxembourg

Dans le rapport mondial annuel sur les technologies de l'information du Forum économique mondial, le Luxembourg se classe pour la première fois dans le top 10, à la neuvième place.

M. Pepper, pour la première fois, le Luxembourg entre dans le top 10 de ce classement de 143 pays dans lequel Singapour détrône la Finlande. C'est un super résultat! 

Robert Pepper: Evidemment! Au milieu de 143 pays, dans cette étude basée sur une cinquantaine de critères assez précis qui, cette année, avait pris pour thème l'inclusion numérique après avoir choisi le Big Data l'an dernier, c'est bien. Ce résultat s'inscrit dans la lente remontée du pays qui n'était que 26e dans les années 2005-2006.

A quoi peut-on attribuer cette entrée dans le top 10, puisque le Luxembourg gagne deux places par rapport à l'an dernier? 

 Il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte. Evidemment que les revenus sont assez élevés pour permettre une adoption par le public le plus large des évolutions technologiques. Mais il faut aussi un véritable engagement des hommes politiques, et c'est le cas au Luxembourg depuis des années sur ce sujet précis. Ce que nous avons remarqué, c'est que les pays qui sont le mieux placés qui bénéficient du meilleur impact positif sur leur croissance. 

Que dit l'étude, à laquelle vous participez au côté de Strategy avec le Forum économique mondial et la «Samuel Curtis Johnson Graduate School of Management», sur les forces et les faiblesses du Luxembourg? 

Sur ce que nous appelons les dix piliers, le Luxembourg est le troisième mondial pour l'environnement politique et réglementaire. Il est sixième pour l'utilisation individuelle, ce qui démontre qu'au-delà du déploiement du réseau, il y a une véritable adoption du grand public et il est huitième sur l'impact économique, notamment avec deux facteurs, une septième place pour l'impact de l'ICT sur les nouveaux services et produits et la première place en termes d'emploi dans les activités intensives à haute valeur ajoutée. 

Pourtant la Fondation Idea, au Luxembourg, disait hier que le boom de l'ICT aux Etats-Unis n'a pas vraiment servi l'emploi?  

En ce qui concerne les Etats-Unis, tout dépend comment on envisage le terme même d'emploi, le monde a beaucoup changé et la nature des emplois aussi. Ce qui est certain, c'est que dans 29 pays dont le Luxembourg, il y a 1,2 million d'emplois non pourvus en raison d'une manque de compétences spécifiques. 

Le rapport, consacré cette année à ce qu'on appelle pudiquement l'inclusion numérique, qui cache la pauvreté numérique, dit que le fossé ne cesse de grandir entre les plus connectés et les moins connectés. 

Oui! Depuis 2012, les 10 % d'économies les mieux classées ont connu un niveau d'amélioration deux fois supérieur au niveau des 10 % de pays les moins bien classés. La transmission à large bande est un multiplicateur de revenus! Son adoption doit augmenter globalement mais surtout pour les populations à faibles revenus. Les individus et pays non connectés sont laissés pour compte. La large bande et la connectivité est d'ailleurs la première de vos cinq recommandations. Nous recommandons aussi que toutes les écoles soient connectées, que soient mis en place des programmes de formations à la fois des professeurs mais aussi des entrepreneurs, que l'on abandonne toutes les taxes sur les équipements électroniques et qui 
donnent accès au réseau mondial. Enfin, nous devons avoir une action spécifique autour de l'égalité hommes-femmes. 

Sur la large bande, on va vous accuser de défendre votre crémerie puisque vous êtes leader mondial sur quelques-unes de ces spécialités. Au Luxembourg, le patron de la SES, Karim Michel Sebbagh, dit que le satellite aura un rôle de premier plan à jouer, par exemple.

360 Videos werden hier nicht unterstützt. Wechseln Sie in die Youtube App, um das Video anzusehen.

 Je ne prêche pas pour ma société! Toute croissance profite à de nombreux acteurs. Bien sûr que le satellite a un rôle à jouer comme la fibre, les réseaux mobiles ou les plates-formes offshore, les bateaux. 

Puisqu'on parle de «business», vous qui êtes un ancien conseiller de la Maison-Blanche sur ces sujets, qu'est-ce qui vous surprend? 

 Jack Ma et Alibaba, quand on y pense, c'est incroyable! Regardez aussi Flipkart à Bangalore, en Inde, où nous avons un centre et où Amazon s'implante en cherchant des solutions de paiement adaptées. La clé est de rester créatif... et de savoir toucher des venture capitalists. Et j'aimerais rappeler que lorsque Visa a été listée au Dow Jones, elle l'était comme société technologique et pas financière.

Propos recueillis par Thierry Labro



Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Editorial: Jeu de dupes
A Lima, vendredi, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des principales puissances économiques (G20) se sont entendus sur la dernière version du plan visant à mettre fin à l'évasion fiscale des multinationales.