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Perspectives économiques de BGL BNP Paribas: «Je pense que la BCE a eu raison»
Wirtschaft 4 Min. 16.03.2016 Aus unserem online-Archiv

Perspectives économiques de BGL BNP Paribas: «Je pense que la BCE a eu raison»

Yves Nosbusch a souligné les grandes incertitudes qui planent sur l'économie mondiale, tout en soulignant l'effort positif de la Banque centrale européenne pour stimuler les prêts aux entreprises notamment.

Perspectives économiques de BGL BNP Paribas: «Je pense que la BCE a eu raison»

Yves Nosbusch a souligné les grandes incertitudes qui planent sur l'économie mondiale, tout en soulignant l'effort positif de la Banque centrale européenne pour stimuler les prêts aux entreprises notamment.
Photo: Chris Karaba
Wirtschaft 4 Min. 16.03.2016 Aus unserem online-Archiv

Perspectives économiques de BGL BNP Paribas: «Je pense que la BCE a eu raison»

Andreas ADAM
Andreas ADAM
Si les incertitudes économiques de ces dernières semaines ont incité la BGL BNP Paribas à revoir – un peu – à la baisse ses prévisions de croissance, l'économiste en chef demeure modérément optimiste sur l'évolution de la situation en Europe.

Par Linda Cortey

Si les incertitudes économiques de ces dernières semaines ont incité la BGL BNP Paribas à revoir – un peu – à la baisse ses prévisions de croissance, l'économiste en chef demeure modérément optimiste sur l'évolution de la situation en Europe et salue les mesures prises par la Banque centrale européenne (BCE).

Le début de l'année n'a pas été une période facile pour les amateurs de prévisions économiques. Entre les indicateurs économiques incertains et la volatilité des marchés financiers, donner des estimations sur l'activité à moyen terme semble devenu un art plus qu'une science.

Côté indicateurs de l'activité réelle, les chiffres ne sont pas si mauvais. Certes, les indicateurs de référence aux Etats-Unis (ISM manufacturier et non manufacturier) comme en Europe (indicateurs avancés PMI) se sont dégradés mais ils maintiennent une dynamique positive.

En Europe, la croissance reste encore soutenue par une consommation portée par la faible inflation et par des exportations intra-européennes en croissance. Aux Etats-Unis, le secteur immobilier continue sa convalescence et le secteur pétrolier n'a pas (encore?) flanché face à la baisse des cours.

Mais l'heure est à la fébrilité. Du côté des marchés financiers, la volatilité a fortement augmenté, atteignant les pires résultats depuis plusieurs années. «Même avec les hausses récentes, on reste 15 % en dessous des plus hauts de 2015», note Yves Nosbusch, économiste en chef de BGL BNP Paribas. Cette fébrilité des investisseurs entraîne un rush sur les actifs sûrs («fly to quality»), avec une forte hausse des prix de l'or et une baisse des taux des obligations étatiques.

Pas de corrélation entre la baisse et de l'activité

Cette baisse boursière serait-elle annonciatrice d'une nouvelle baisse de l'activité économique? Pas forcément, estime Yves Nosbusch qui a présenté une analyse sur l'activité économique aux Etats-Unis depuis 1950 en fonction des reculs boursiers. Cette mise en perspective montre qu'il n'existe une corrélation entre baisse boursière et recul économique que dans 30 % des cas.

Pas de lien de causalité, donc, mais les incertitudes qui ont miné les marchés en début d'année se retrouvent quand même en partie dans l'économie réelle. Le risque principal serait en fait que ces craintes d'une baisse entraînent la baisse elle-même. Ce que l'économiste de la BGL nomme les «spirales négatives auto-réalisatrices». De ce fait, même si les indicateurs de l'économie réelle continuent de rester plutôt positifs, la BGL BNP Paribas a revu légèrement à la baisse ses prévisions économiques. La croissance de la zone euro devrait ainsi se limiter à 1,3 % cette année, au lieu de 1,6 % envisagé précédemment.

Dans ce contexte économique atone, la zone euro n'arrive toujours pas à relancer son inflation. Les prix ont même légèrement baissé en février à -0,2 %, selon Eurostat. Une mauvaise surprise qui a joué dans l'annonce du nouveau plan de la BCE pour stimuler l'inflation et les prêts aux entreprises. «L'ensemble des mesures qui a été annoncé est très intéressant», affirme Yves Nosbusch. Ce n'est pas la baisse des différents taux qui a retenu l'attention de l'économiste mais les mesures non conventionnelles, à commencer par la deuxième série d'opérations de refinancement à plus long terme (TLTRO II). «Ce qui a changé, ce sont les conditions de ces opérations. Le montant dépendra du stock de prêts bancaires aux entreprises fin janvier 2016. Les banques pourront obtenir jusqu'à 30 % de ce montant. Et le taux dépendra du dynamisme de ces prêts. Les banques devront démontrer une croissance sur ce segment de prêt (prêt aux entreprises et aux particuliers sauf prêt immobilier, ndlr)».

Autre mesure non conventionnelle: les achats mensuels d’actifs seront portés à 80 milliards d’euros (contre 60 actuellement) dès le mois prochain. Surtout, ce programme intégrera les actions d'entreprises. Une mesure qui a eu un effet direct sur les obligations d'entreprise dont les taux ont baissé. Une bonne nouvelle pour le financement de ces entreprises.

Le problème de l'inflation devrait se résorber tout seul

Au final, Yves Nosbusch dresse un bilan positif des annonces faites par la BCE, même si les marchés n'ont pas réagi de manière très favorable. «La baisse des taux directeurs était en dessous des attentes», reconnaît l'économiste. «L'évolution des marchés en dents de scie après l'annonce et le lendemain montre qu'ils ont du mal à interpréter les implications de ces mesures mais je pense que la BCE a eu raison».

Vont-elles enfin avoir un impact sur l'inflation, que la BCE cherche en vain à stimuler depuis de nombreux mois? Ce n'est pas le problème principal, estime Yves Nosbusch pour qui l'inflation repartira mécaniquement cette année, du fait de la fin attendue de la baisse des prix du pétrole. Quant à l’impact sur l’économie réelle, «la politique monétaire ne peut pas tout faire», rappelle l’économiste en chef de la BGL. «Il faudra utiliser d’autres leviers: les réformes structurelles et les marges budgétaires».


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