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Nouvelles révélations des Panama Papers: Ce à quoi il faut s'attendre
Wirtschaft 2 Min. 08.05.2016

Nouvelles révélations des Panama Papers: Ce à quoi il faut s'attendre

L'ICIJ publie ce lundi des données concernant 200.000 sociétés créées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca.

Nouvelles révélations des Panama Papers: Ce à quoi il faut s'attendre

L'ICIJ publie ce lundi des données concernant 200.000 sociétés créées par le cabinet panaméen Mossack Fonseca.
ICIJ
Wirtschaft 2 Min. 08.05.2016

Nouvelles révélations des Panama Papers: Ce à quoi il faut s'attendre

Pierre SORLUT
Pierre SORLUT
Trois questions pour mieux anticiper les nouvelles révélations de l'ICIJ.

pso - Le consortium international de journalistes d'investigation publie ce lundi soir une compilation de documents ayant servi aux révélations dites des "Panama Papers". Trois questions pour comprendre ce nouvel épisode.

A quoi s'attendre ce lundi soir?

L'ICIJ publiera ce soir les informations concernant plus de 200.000 sociétés-écrans créées par le cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca entre 1977 et 2015. Il s'agit d'une partie des données (il existe 11,5 millions de fichiers) ayant servi à une centaine de médias partenaires de publier, début avril, une série d'articles mettant en cause des personnalités publiques comme des proches du président russe Vladimir Poutine ou le Premier ministre islandais, déchu suite à ces révélations.

Ces informations seront ajoutées à la base de données des «offshore leaks» accessible depuis avril 2013. Plus de 100.000 structures sont déjà enregistrées, mais le Grand-Duché n'y est concerné que par 37 entités.

https://offshoreleaks.icij.org

Les noms des bénéficiaires économiques seront-ils divulgués?

Dans la majorité des cas, non. «Les utilisateurs pourront visualiser les réseaux (…) incluant les véritables propriétaires quand le registre interne de Mossack Fonseca le permet», indique l'ICIJ sur son site. L'on sait cependant que les structures panaméennes sont justement utilisées pour cacher le bénéficiaire économique ultime. Seuls apparaissent dans les données les administrateurs des sociétés offshore, une équipe d'«hommes de paille» dont certains opèrent depuis la juridiction offshore et d'autres depuis le pays où a été commandé la société pour le compte du client final.

Typiquement dans les cas concernant le Grand-Duché, les directeurs de la banque ou de la fiduciaire luxembourgeoise commanditaire figurent aux côtés de Panaméens dans les conseils d'administration des sociétés offshore détenant les comptes bancaires. L'utilisation d'un intermédiaire financier avait justement pour but principal de ne jamais avoir à communiquer le nom du bénéficiaire économique final au cabinet panaméen créant ladite société offshore. Il arrivait même que la fiduciaire luxembourgeoise ne connaisse pas le nom du propriétaire du compte détenu par la société offshore dans des cas où les demandes provenaient de la banque partenaire. Le cabinet enregistrant la société ne bénéficiait par conséquent pas non plus de cette information.

Ces données montreront-elles l'ampleur totale du phénomène?

Non. Les informations publiées ce soir proviennent exclusivement des archives du cabinet Mossack Fonseca. Celui-ci n'est qu'un des cabinets à l'origine de la création de sociétés offshore dans l'une des nombreuses juridictions permettant de cacher les bénéficiaires économiques ultimes.


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