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Nouvelle initiative: Le Luxembourg à la conquête des matériaux de l'espace
Wirtschaft 3 Min. 03.02.2016 Aus unserem online-Archiv

Nouvelle initiative: Le Luxembourg à la conquête des matériaux de l'espace

Etienne Schneider a lancé l'initiative sur les matériaux de l'espace. Jean-Jacques Dordain sera le leader du board de conseillers

Nouvelle initiative: Le Luxembourg à la conquête des matériaux de l'espace

Etienne Schneider a lancé l'initiative sur les matériaux de l'espace. Jean-Jacques Dordain sera le leader du board de conseillers
ESA
Wirtschaft 3 Min. 03.02.2016 Aus unserem online-Archiv

Nouvelle initiative: Le Luxembourg à la conquête des matériaux de l'espace

Thierry LABRO
Thierry LABRO
Le ministre de l'Economie, Etienne Schneider, a présenté mercredi matin spaceresources.lu qui vise à permettre de ramener sur Terre les matériaux rares et précieux des astéroïdes. Il y aura du travail à faire.

par Thierry Labro

"Le Luxembourg est le premier pays européen à annoncer son intention d'établir un cadre légal qui assure les opérateurs privés qui travaillent dans l'espace qu'ils peuvent avoir confiance dans leurs droits concernant les ressources qu'ils extraient, comme les minéraux rares, des astéroïdes".

Dit comme ça, l'initiative qu'a dévoilée le ministre de l'Economie, Etienne Schneider, mercredi matin, en présence de l'ex-directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Jean-Jacques Dordain, n'a pas l'air très sexy. Ni même très facile à comprendre.

La SES comme symbole du faisable

Il s'agit ni plus ni moins, comme l'a fait le président américain, Barack Obama, en novembre dernier, d'assurer ces opérateurs privés que tout ce qu'ils ramèneront de ces astéroïdes leur appartient. Des matériaux qui valent une fortune au point que les investisseurs se bousculent dans la Silicon Valley et en Californie pour être les pionniers des temps modernes, à la conquête d'un "very far West".

Fort du succès de sa start-up, SES, devenue un acteur majeur du spatial en vingt-cinq ans, le Luxembourg espère que cet environnement légal, doublé de la volonté du gouvernement de s'impliquer directement, quitte à prendre des parts dans certains projets qui sembleront pertinents, et de nouveaux fonds mis à disposition de la recherche et du développement, suffiront à attirer les deux plus grosses sociétés américaines déjà actives sur le sujet, Planetary Resources (du fondateur de Google Larry Page) et Deep Space Industries, laquelle s'est déjà installée au Luxembourg à l'été dernier.

Un consortium à inventer

Et, surtout, le gouvernement espère qu'elles seront rejointes dans un consortium par des acteurs majeurs et des investisseurs.

Face à la NASA qui a investi un milliard dans le projet Osiris pour ramener moins d'un kilo de matériau, l'ex-directeur de l'ESA relativise le coût de ces projets. "Tout ce que fera la NASA permettra le développement des connaissances et des technologies. Cela coûtera de moins en moins cher. Et c'est à mettre en relation avec ce qui se passe dans le secteur du lancement  de satellites", où Elon Musk et son Space X ont obligé les acteurs traditionnels, comme les Européens Ariane et Safran à s'allier dans une nouvelle société de lancements à bas coûts.

  Jules Verne en parlait déjà dans 'La chasse au météore'  J.- J. Dordain 

Le ministre a indiqué que le cadre légal serait prêt avant l'été, dans trois ou quatre mois. Il s'accompagnera de la redéfinition de la participation du Luxembourg à l'ESA, qui était de 120 millions d'euros dans le dernier cadre pluriannuel. Et du renforcement des moyens financiers donnés aux projets de recherche pour atteindre une masse critique dans ce domaine. Ce sera l'objectif principal du consortium: alimenter financièrement les projets de recherche dans le cadre de partenariats public-privé.

Un board international avec Dordain

En attendant, d'autres spécialistes mondiaux viendront renforcer un board de conseillers, au côté du Français, Jean-Jacques Dordain présent mercredi. Il y aura un membre de la NASA qui doit encore terminer son contrat jusqu'à fin mai et probablement un Chinois. Dans les deux cas, le ministre n'a pas donné plus de précisions.

"Ce n'est rien de nouveau", a tempéré M. Dordain. "Jules Verne en parlait déjà dans "La chasse aux météores". La différence, c'est que la plupart des technologies utiles dans ce contexte ont déjà été testées. Séparément mais testées."

"Je suis ministre de l'Economie du Luxembourg"

Quant à savoir pourquoi le ministre de l'Economie, qui dit vouloir donner une dimension internationale, n'a pas profité de sa présidence de l'ESA pour lancer cela au niveau européen, il ne se cache pas. "Je suis ministre de l'Economie du Luxembourg et mon job est de favoriser le développement de l'économie au Luxembourg."

Ce n'est plus de la science-fiction, ont dit, en choeur, les deux hommes. Ce qui n'empêchait pas les réseaux sociaux de chambrer. Gentiment.

Pour suivre ce projet, un site internet a été lancé: spaceresources.lu. Qui renvoie pour l'instant sur celui du gouvernement...


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