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Noël: Des sapins issus de la Grande Région
Wirtschaft 4 Min. 13.12.2016 Aus unserem online-Archiv

Noël: Des sapins issus de la Grande Région

Fokus Sapins de Noël - des sapins made in Lux, chez Meyers Christmas-Trees, Heesberhaff, Assel, le 08 Decembre 2016. Photo: Chris Karaba

Noël: Des sapins issus de la Grande Région

Fokus Sapins de Noël - des sapins made in Lux, chez Meyers Christmas-Trees, Heesberhaff, Assel, le 08 Decembre 2016. Photo: Chris Karaba
Chris Karaba
Wirtschaft 4 Min. 13.12.2016 Aus unserem online-Archiv

Noël: Des sapins issus de la Grande Région

Linda CORTEY
Linda CORTEY
Il symbolise l'ambiance de Noël. Avec ses décorations et ses guirlandes scintillantes, le sapin est l'attribut indispensable des fêtes de fin d'année. Ceux qui sont vendus au Luxembourg sont rarement produits dans le pays car c'est difficilement rentable.

Par Linda Cortey

L’arbre de Noël qui trône dans votre salon vient sans doute d’Allemagne. Surtout si c’est un sapin coupé et si vous l’avez acheté en grande surface. L’Allemagne est depuis de nombreuses années le premier fournisseur de sapins de Noël pour le Luxembourg. En 2015, 84 % des sapins importés dans le pays viennent de l’autre côté de la Moselle ou bien de l’Eifel, selon les chiffres du Statec. L’Allemagne restera encore le premier pays d’importation cette année.

Les autres provenances varient d’une année à l’autre, en fonction des contrats que les vendeurs passent avec leurs fournisseurs. Certains arbres de Noël peuvent venir du Danemark ou des Pays-Bas. Deux pays qui se sont spécialisés dans la production de Nordmann, le sapin le plus recherché pour revêtir les habits de Noël. Auchan propose ainsi des arbres qui peuvent venir du Danemark. Mais aussi de Bretagne et de Belgique.

La fraicheur dépend de la proximité

La plupart des arbres viennent toutefois de la Grande Région. Cactus, l’un des principaux vendeurs de sapins pour les fêtes, s’approvisionne dans les forêts autour du Grand-Duché. Un choix guidé par la recherche de produits de qualité, explique Christopher Probst, responsable des relations publiques chez Cactus. «Les sapins doivent être coupés le plus tard possible pour assurer leur tenue, il est donc essentiel que les fournisseurs se trouvent à proximité et coupent au fur et à mesure de la demande. Des sapins qui viennent de loin ne sont plus frais».

Chez Gamm Vert, le fournisseur des sapins coupés est dans le Nord du Luxembourg, à Troisvierges. Les sapins en pot, eux, viennent de Belgique.

Trop de contraintes à produire  au Luxembourg

Il est difficile pour un gros vendeur d’arbres de Noël de proposer des plants venant du Luxembourg car la production locale est faible. Le pays ne compte que quelques productions de sapins qui dépassent plusieurs hectares. A peine une dizaine d’agriculteurs se sont lancés dans cette culture et elle ne constitue pas leur activité principale.

Les raisons sont simples. Produire des sapins demande beaucoup de place. Environ 800 arbres à l’hectare. Le sapin le plus vendu, le Nordmann, requiert au moins cinq ans en plein champ avant d’atteindre une taille commercialisable. Une longue période de production tandis que l’activité de vente est très limitée dans le temps. Le gros des ventes se réalise les trois premières semaines de décembre.

Le producteur de sapins peut choisir de les vendre à un grossiste. Dans ce cas, le prix de vente est faible. S’il choisit de les vendre lui-même, il doit investir beaucoup de temps et louer un emplacement. A ces fortes contraintes, s’ajoute la présence de producteurs ayant de plus grandes exploitations dans les régions voisines des Ardennes belges et de l’Eifel. Une série de facteurs qui explique le faible engouement pour la production de sapins, même dans un pays aussi boisé que le Luxembourg, explique la Chambre d’Agriculture.

Petite croissance des ventes

A part quelques producteurs qui ont réussi à trouver leur place comme Jos et Francis Meyers à Assel, la vente de sapins luxembourgeois est surtout réalisée par des pépiniéristes qui ont développé une petite production personnelle.

La plupart des vendeurs de sapins notent une petite croissance des ventes ces dernières années, en lien avec la croissance démographique du pays. Cette croissance est plus soutenue pour les pépiniéristes. Plusieurs d’entre eux se sont lancés depuis deux ans, voire cette année dans la vente d’arbres de Noël. Philippe Loschetter à Tuntange a vendu ses premiers sapins l’an passé. Il continue cette année et en fait même la promotion sur les réseaux sociaux. Pour son équipe, cette vente saisonnière est un bon complément à l’activité classique. Le début de l’hiver coïncidait avec une baisse du nombre de clients. Les sapins sont une façon de les faire revenir en boutique.

Des variétés plus étoffées  chez les pépiniéristes

Comme d’autres pépiniéristes, il joue la carte de la variété des sapins proposés. La plupart des grands vendeurs misent sur les variétés les plus connues. Certains ne vendent que du Nordmann, d’autres y ajoutent une ou deux variétés d’Epicéa. Il est plus aisé de trouver d’autres variétés chez les plus petits revendeurs et donc chez les pépiniéristes. Quand ils ne sont pas produits sur place, les arbres viennent de leurs fournisseurs de plantes habituels de la Grande Région.

C’est le cas chez Bamschoul Becker à Steinsel. Depuis 20 ans, il propose une formule originale de location de sapins de Noël. Les sapins sont en pot, naturellement, et peuvent être utilisés jusqu’à trois années de suite pour égayer les fêtes. Les arbres sont à louer à partir du premier décembre jusqu’à début janvier. Ensuite, le pépiniériste vient les chercher et les stocke le reste de l’année dans un champ.

Ici, le Nordmann n’est pas l’arbre favori. Le sapin bleu, plus résistant aux changements de température, est plus apprécié. Une partie de la production est issue des plantations de Steinsel mais la demande est trop forte et le pépiniériste importe une partie des sapins des Ardennes belges. Si le pépiniériste agrandit d’année en année l’espace dédié à la location de sapins, il n’envisage pas d’avoir une production 100 % locale, principalement pour des raisons de place.


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Francis Meyers produit depuis plus de 20 ans
des Nordmann à Assel. Une activité 
complémentaire à son métier d'éleveur
de vaches laitières.