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«Ne restez pas dans votre garage!»
Wirtschaft 4 Min. 15.09.2014 Aus unserem online-Archiv
Le Technoport et «Belval» identifiés comme terre d'accueil pour les start-ups

«Ne restez pas dans votre garage!»

Les anciennes friches de Belval poursuivent leur reconversion
Le Technoport et «Belval» identifiés comme terre d'accueil pour les start-ups

«Ne restez pas dans votre garage!»

Les anciennes friches de Belval poursuivent leur reconversion
(Photo: Tania Feller)
Wirtschaft 4 Min. 15.09.2014 Aus unserem online-Archiv
Le Technoport et «Belval» identifiés comme terre d'accueil pour les start-ups

«Ne restez pas dans votre garage!»

Sa petite entreprise connaît pas la crise: en deux ans, le Technoport s'est imposé, dans l'imaginaire collectif comme «The place to be», pour les start-ups. Son CEO, Diego De Biasio appelle ceux qui ont des idées «à sortir de leur garage».

«Ne restez pas dans votre garage, tout seul! Allez confronter votre idée à la réalité du marché!» Le CEO du Technoport, Diego De Biaso, connaît très bien le monde des start-ups. Il sait que s'il est possible d'avoir des dizaines d'idées par jour, c'est le marché qui décidera finalement de celles qui ont un avenir. «Si je devais donner un conseil à un jeune, je lui dirais de s'appuyer sur les structures qui existent au Luxembourg. Ici au Technoport à Belval, au 15.35 à Differdange, au Future Lab ou à l'Impactory, en ville, peu importe! Il y a désormais assez d'acteurs pour ne plus rester seul. C'est à lui de voir quelle structure va lui apporter les compétences, l'expertise ou les ressources qui lui sont les plus précieuses», suggère-t-il avec fair-play vis-à-vis des autres acteurs du secteur.

Car depuis son ouverture, le 2 juillet 2012, le Technoport n'a cessé d'attirer davantage de regards et d'intérêt. «Avant que nous arrivions ici, nous accueillions douze sociétés contre une moyenne de 24 ou 25 ici».

Les statistiques montrent combien le bâtiment «Totem» de l'écosystème luxembourgeois, au milieu de ces friches industrielles en pleine reconversion, a véritablement été pris d'assaut. En 2013, 132 entrepreneurs ou associations d'entrepreneurs sont venus défendre leurs idées dans le cadre du premier des deux programmes de l'incubateur. Ils étaient déjà 84 au cours des six premiers mois de l'année. L'incubateur avait accueilli neuf nouvelles start-ups en 2013 et trois en 2014. «Ce dernier chiffre a moins de sens», explique-t-il.

«Nous avons 33 modules et certaines sociétés utilisent plus d'un module. Je pense que nous allons stabiliser le nombre de sociétés à 24 ou 25. Nous développons actuellement un partenariat avec le 15.35 de Differdange pour que certaines de nos start-ups obligées de sortir d'ici trouvent chez eux un nouvel endroit pour continuer à se développer.» Ce chef d'orchestre aussi modeste que déterminé mesure un intérêt croissant dans la grande région. Les visites de Lorrains, de Wallons ou d'Allemands s'enchaînent pour découvrir la structure. «Je pense que tous les événements que nous mettons sur pied nous aident à faire connaître la structure». Start-up week-end, concours de création d'applications, de jeux vidéos, tout est bon pour amener des entrepreneurs par nature individualistes à se parler. A profiter des expertises les uns des autres.

Plus personne ne songe aujourd'hui à contester la pertinence de ce projet à 11 millions d'euros, qui outre l'accueil de start-up, est aussi un espace de coworking – de travail partagé pour ceux qui ne peuvent pas payer de locations de bureaux – et un FabLab, un laboratoire de fabrication. Trente-quatre sociétés sont déjà sorties du dispositif en deux ans, dont dix ont été rachetées par une société, 46 nouveaux emplois ont été créés en 2013, qui font monter le total à plus de 160 en deux ans. 23 brevets ont été déposés. Le chiffre d'affaires a augmenté de 47% en 2013 par rapport à 2012 pour atteindre environ 12,5 millions d'euros et près de cinquante millions d'euros ont été levés par les entrepreneurs qui y travaillent.

S'attend-il à ce que le Technoport s'étende sur les terres d'Agora? «C'est encore un peu tôt pour le dire parce que les bâtiments seront livrés d'ici douze à quinze mois. Je ne serai pas tellement surpris de voir de nouveaux concepts ou de nouvelles formes de locations de bureaux proposer une offre différente de la notre», prédit-il impatient «que l'université de Luxembourg s'installe ici avec les centres de recherche. Même chose dans le quartier: une fois que les logements seront occupés par les étudiants, il y aura de la vie, ici. Je suis certain, c'est mon tempérament optimiste, que des initiatives viendront de là aussi! Vivement 2015!

Thierry Labro


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