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Luxembourg, un participant de poids au Cebit
Sous les yeux du directeur des Deutsche Messe, la directrice de la House of start-ups, Karin Schintgen, a assuré que le Luxembourg serait là l'année prochaine. Encore plus ambitieux.

Luxembourg, un participant de poids au Cebit

Thierry Labro
Sous les yeux du directeur des Deutsche Messe, la directrice de la House of start-ups, Karin Schintgen, a assuré que le Luxembourg serait là l'année prochaine. Encore plus ambitieux.
Wirtschaft 13 4 Min. 12.06.2018

Luxembourg, un participant de poids au Cebit

Thierry LABRO
Thierry LABRO
Stand de 400 m2, 22 exposants dont 16 start-ups, 50 hommes d'affaires en rendez-vous plus Post chez eBRC: le Luxembourg a fait une arrivée remarquée sur un Cebit «new look» à Hanovre.

«Si l'on regarde le nombre de mètres carrés et d'exposants et qu'on le compare à la taille de votre pays, la présence du Luxembourg est disproportionnée!» 

Tout sourire sur les coups de midi, dans le hall 27 de la recherche, de l'innovation et des start-ups, Andreas Gruchow soigne la centaine de Luxembourgeois venus le matin même dans un Fokker 100 depuis Luxembourg. Le membre du conseil d'administration de Deutsche Messe (les foires internationales allemandes) sait bien que le Cebit vit des heures difficiles: en dix ans, ce salon autrefois réputé des technologies a perdu les trois quarts de sa fréquentation et n'a même pas réuni 3.000 exposants cette année, malgré un lifting complet. 

Presque sous la verrière, les 400m2 réservés par la Chambre de commerce sont lumineux. 22 exposants y montrent leurs projets en deux stands. 

Une cinquantaine de représentants de différentes entreprises ont organisé des rendez-vous en «B2B» à l'abri des regards et une vingtaine de jeunes filles de Digital Letzebuerg, des Girls in tech, ont endossé le tee-shirt gris du «Nation Branding» pour venir découvrir les dernières nouveautés technologiques. 

A la différence de Vivatech à Paris, ou du Consumer Electronic Show de Las Vegas, le salon allemand, qui a commencé lundi pour cinq jours, n'est pas un salon grand public où découvrir les dernières nouveautés. 

Il y en a pourtant plein les gigantesques allées – dont le très impressionnant stand du Japon, invité d'honneur autour de la société 5.0. Le Cebit 2018 se décline en quatre axes, explique M. Gruchow, le networking, les start-ups, les pionniers et le d!campus dont une partie est extérieure, histoire de séduire les plus jeunes 

D'abord annoncé, le Premier ministre, Xavier Bettel, n'est pas venu hier, comme aucun autre homme politique pour cette première participation du Luxembourg à ce salon et cette première journée du Luxembourg. 

C'est donc la nouvelle directrice générale de la House of start-ups Karin Schintgen et la représentante de la Chambre de commerce Sabrina Sagramola qui sont les ambassadrices du pays. 

«Etre disproportionné est précieux. Nous aimons la disproportion! Si nous devions rester à la taille de notre pays, nous ne serions nulle part!», s'amuse Mme Schingten, qui rappelle l'ouverture, une semaine plus tôt, du bâtiment totem de l'écosystème des start-ups au Luxembourg, qui réunit l'incubateur de la Ville, celui des FinTech, le Luxembourg Open Innovation Club (LOIC) et les experts indépendants qui viennent prodiguer leurs bons conseils aux porteurs de projets en espérant un jour les voir revenir pour des besoins plus professionnels encore. 

22 stands, 22 ambitions 

Dans les stands, les ambitions sont très différentes. 

Il y a ceux qui veulent montrer leur technologie. Comme Ivan Jacobs, Bulgare qui a relocalisé sa start-up au Luxembourg: AI4U industrialise l'intelligence artificielle pour toutes sortes d'applications, qui vont de la détection de «fake news» pour la Commission européenne au suivi de passagers à l'aéroport de Singapour en passant par la possibilité, pour un plombier, de commander directement la pièce qu'il lui faut en montrant la pièce défaillante à son smartphone. 

Il y a ceux qui cherchent de nouveaux clients. Comme Olivier Picavet, le directeur des ventes de SnapSwap, qui vend une solution capable de vérifier l'identité de clients de banques «en moins de cinq minutes». Cet outil s'adresse aussi bien aux fonds d'investissement qu'aux assurances et traite le «KYC» (pour know your customer ou connaît ton client) assez rapidement pour intéresser une grande banque luxembourgeoise. 

Ou comme Antoine Granjon. Le directeur général d'adapti.me a déjà séduit la grande distribution française (Leclerc Voyages, Intermarché et prochainement Price minister/Rakuten) avec une solution de profilage des clients qui protège d'abord le client. «Nous offrons ainsi des sites personnalisés aux utilisateurs et des données anonymisées à nos clients», explique-t-il, tandis que le jeune chef d'entreprise se félicite du règlement européen sur la protection des données. 

Et puis il y a les avant-gardistes. Comme Anastasia Demchuk (CoinPlus) dont les espèces de lingots de bitcoin et autres monnaies cryptées seront vendus dans les prochains jours sur Amazon avant des cartes de crédit en monnaie cryptée début juillet. 

Ou comme Marc Fleschen (zero.1) dont la technologie de LiFi – la transmission de données par la lumière – a déjà séduit un quartier de Dubaï. Comme pour la voiture autonome, le Luxembourg ferait un excellent test-bed.


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