Wählen Sie Ihre Nachrichten​

Luxembourg, le «hub» du Private Equity
Selon Rajaa Mekouar-Schneider, présidente de la LPEA, l'investisseur cherche de la stabilité dans le long terme.

Luxembourg, le «hub» du Private Equity

Photo: Anouk Antony
Selon Rajaa Mekouar-Schneider, présidente de la LPEA, l'investisseur cherche de la stabilité dans le long terme.
Wirtschaft 2 Min. 19.03.2019

Luxembourg, le «hub» du Private Equity

Aude FORESTIER
Aude FORESTIER
Dix ans après la crise financière, l'industrie du Private Equity se porte plutôt bien.

Après «Building the real economy», la Luxembourg Private Equity & Venture Capital Association (LPEA) a placé la troisième édition de sa conférence annuelle sous le signe de l’avenir. Le «LPEA Insights», version 2019, qui s’est déroulé ce mardi à la Philharmonie s’intitulait «Private Equity 3.0».

Un thème pas choisi au hasard. «On a eu envie de se pencher sur l’avenir», atteste Rajaa Mekouar-Schneider, la présidente de l’association qui promeut l’industrie et défend les intérêts de ses 210 membres. Un chiffre en hausse de 25 % par rapport à l’an dernier. Cette augmentation traduit «le succès de l’industrie en général», pointe-t-elle.

Hub pour le Private Equity européen, le Grand-Duché est «incontournable pour les acteurs du secteur».

Attirer un public plus large

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. On compte 500 milliards d’euros d’actifs sous gestion au Grand-Duché. Au niveau mondial, cela représente cinq trilliards de dollars. Et cerise sur le gâteau, sur les 20 plus grands managers de fonds en Private Equity, 19 opèrent au Luxembourg.

Rajaa Mekouar-Schneider avance trois raisons pour le choix du thème de cette année. Premièrement, «on veut montrer qu’au Luxembourg, on a des convictions». Deuxièmement, la LPEA veut «aider les acteurs du secteur à réfléchir à l’avenir, surtout aux défis qui se posent à eux» (la digitalisation par exemple). Troisièmement, «on veut attirer un public plus large» car au Grand-Duché, «l’industrie n’est pas aussi bien connue qu’à Londres».


L'Afrique se différencie des autres régions du monde par la façon dont elle s'accapare et exploite les nouvelles technologies.
EY Luxembourg: «Il est temps de voir l'Afrique autrement»
Aïssata Coulibaly, senior manager chez EY Luxembourg, explique l'engouement du private equity pour le continent africain.

Par l’expression «public plus large», elle entend des gestionnaires d’actifs traditionnels qui «se posent des questions sur leurs allocations» et aux banquiers privés possiblement intéressés par ce type d’investissement. La présidente de la LPEA pose également la question de la pérennité de l'industrie en cas de retournement de cycle. «Ce qui a accéléré son succès jusqu'à présent, c'est le fait que les taux d'intérêt bas ont aidé les acteurs du secteur qui utilisent les effets de levier pour investir. La volatilité des marchés affecte certains investisseurs, c'est pour cela qu'ils se sont détournés de la bourse», dit-elle.

En 2008, on disait que le Private Equity était terminé, que son âge d'or était derrière lui. «Il y a eu des moments durs» mais l'industrie en est ressortie renforcée.

L’ESG, une philosophie de valeurs

L'un des sujet abordés ce mardi était les investissements socialement responsables (ESG). «Pour moi, ce n'est pas un mode d'investissement, c'est une philosophie de valeurs». C'est un système qui fait qu'on «va revoir tous nos processus d'investissement aujourd'hui», souligne Rajaa Mekouar-Schneider. Invité d'honneur, le prince Max von Liechtenstein, CEO de la banque liechtensteinoise LGT, spécialiste et passionné de la question, en a parlé pendant son discours. 


Lesen Sie mehr zu diesem Thema

Private Equity: Investieren in die Zukunft
In der vergangenen Woche hat „Spire“, ein Technologie-Unternehmen der Weltraum-Industrie mit Sitz in San Francisco, angekündigt, dass es an einer Fundraising-Runde in Höhe von 59 Millionen Euro arbeitet.
Photo F. Tesch