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Les entreprises familiales ont leur réseau
Wirtschaft 4 Min. 06.07.2018 Aus unserem online-Archiv

Les entreprises familiales ont leur réseau

A la tête du réseau: Max Didier, CEO du FBN Luxembourg (à g.) et 
Jean-Marc Kieffer, président du FBN Luxembourg.

Les entreprises familiales ont leur réseau

A la tête du réseau: Max Didier, CEO du FBN Luxembourg (à g.) et 
Jean-Marc Kieffer, président du FBN Luxembourg.
Caroline Martin
Wirtschaft 4 Min. 06.07.2018 Aus unserem online-Archiv

Les entreprises familiales ont leur réseau

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
Tisser des liens entre entreprises familiales et partager les bonnes pratiques: c'est l'ambition du réseau Family Business Network Luxembourg (FBN Luxembourg) lancé cette semaine. Il est l'un des "33 chapitres" du réseau international "Family Business Network".¶

Pas moins de 90 chefs d'entreprises étaient présents pour assister au lancement du Family Business Network Luxembourg qui compte 40 adhérents officiels à sa création. Le FBN fait partie du Family Business Network, le premier réseau d'entreprises familiales au monde.

Cette initiative est née en Suisse il y a 28 ans par des entreprises familiales suisses. Aujourd'hui présente dans 65 pays, au sein de 33 antennes locales, le FBN International permet aux dirigeants, actionnaires ou familles d'actionnaires d'échanger, de se former, de mutualiser les bonnes pratiques autour de la gouvernance familiale.

"En devenant membre du réseau, l'entreprise familiale peut participer à tous les événements dans le monde, soit 700 événements organisés chaque année", explique Max Didier, CEO du FBN Luxembourg et administrateur chez CDCL.

Les échanges de bonnes pratiques se font autour de conférences plénières avec des témoignages de dirigeants, des workshops, des visites d'entreprises ou encore des travaux de recherche.

Les thèmes abordés sont hétéroclites et permettent de rencontrer des experts sur chaque sujet: management, gouvernance, fiscalité, actionnariat, reprise d'entreprise, etc...

FBN organise aussi un programme destiné aux nouvelles générations (les 18-40 ans) qui seront appelées un jour à assumer des responsabilités au sein de l'entreprise familiale. Le réseau international en compte déjà près de 5.000.

Caroline Martin

Aider les jeunes à reprendre le flambeau

"Nous avons créé l'antenne luxembourgeoise pour répondre à un besoin urgent des entreprises familiales car elles n'avaient aucun forum où se rencontrer", expose Jean-Marc Kieffer, président de FBN Luxembourg et administrateur délégué de CDCL. En quelques mois à peine, 40 familles ont ainsi rejoint le réseau luxembourgeois.

FBN Luxembourg a été créé avec l'aide de deux partenaires, la Banque de Luxembourg et PwC. L'association privée à but non lucratif a pour mission "d'apporter aux entreprises familiales les connaissances et informations dont elles ont besoin pour renforcer leur position et passer le cap des générations à venir."

Les entreprises familiales, "qui constituent la colonne vertébrale de l'économie luxembourgeoise", doivent relever des défis spécifiques. La préparation de la succession est sans doute le plus délicat d'entre eux. "Comment préparer la prochaine génération à reprendre l'entreprise? Comment organiser la structure de l'actionnariat? Comment réagir quand un chef d'entreprise ne veut pas lâcher les rênes?" Autant de problématiques, selon Jean-Marc Kieffer, qui sont débattues au sein du réseau.

"Les chefs d'entreprises se retrouvent souvent seuls dans leur coin et n'osent pas aborder certaines problématiques. Nous voulons apporter un certain nombre de réponses aux thématiques spécifiques des entreprises familiales, en aidant les familles à nouer des contacts entre elles, à partager leurs expériences et à échanger librement".

Jean-Marc Kieffer – quatrième génération à la tête de son entreprise – sait de quoi il parle quant il évoque les attentes des entreprises familiales. "Elles ont besoin de se retrouver entre elles, loin des consultants et des journalistes. La confidentialité est vraiment l'élément clé pour nos membres."

Coincées entre les (très) grandes sociétés – que l'État continue à promouvoir – et la floraison de start-up qui concentrent aujourd'hui toutes les attentions, ces entreprises familiales de taille moyenne ou grande estiment être les parents pauvres des politiques publiques d'accompagnement. Pour perdurer, s'adapter, grandir, elles veulent aussi être soutenues, notamment lors d'une transmission. «Faire du lobbying auprès des autorités gouvernementales n'est pas notre vocation première, mais nous ne manquerons pas d'apporter si besoin notre point de vue sur certaines problématiques.»

Le poids des sociétés familiales dans l'économie n'est pas négligeable et leurs forces sont clairement identifiées. "Les entreprises familiales sont très souvent des employeurs stables et se trouvent au coeur de l'économie du pays", rapelle Max Didier.

"Les sociétés familiales pensent en générations et non en trimestres", ajoute encore Jean-Marc Kieffer.

Confiance, ouverture et respect

Si la liste des membres n'est pas publique, de grands noms font partie des membres fondateurs: Max Didier et Jean-Marc Kieffer (CDCL), Raymond Ackermann (Accumalux), Goy Grosbusch (Grosbusch), Antoine Clasen (Bernard Massard) et Georges Krombach (Landewyck Group).

FNB Luxembourg entend continuer à croître de manière sélective. Le réseau veille ainsi à ce que ses membres remplissent plusieurs critères. Il s'adresse tout d'abord aux moyennes et grandes entreprises familiales détenues par la 2e génération ou suivantes. Les membres doivent respecter un certain nombre de valeurs, telles que la confiance et l'ouverture, la confidentialité ou encore le respect et le professionnalisme des débats.

A terme le réseau ambitionne de réunir une cinquantaine de familles d'entrepreneurs. "A l'avenir, nous entendons leur proposer toute une série d'événements, riches en échanges et en témoignages", explique le président.

A l'échelle internationale, "le congrès annuel se déroule cette année à Venise. C'est l'occasion de contacts privilégiés et d'échanges d'expériences avec des groupes familiaux de tous les pays", explique Max Didier. "Et pour les nouvelles générations, un grand événement international se tiendra l'année prochaine au Brésil."


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