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Le front commun syndical est brisé
Wirtschaft 4 Min. 09.05.2018 Aus unserem online-Archiv

Le front commun syndical est brisé

Les partenaires sociaux négocient depuis plus d'un an et demi la future convention collective bancaire.

Le front commun syndical est brisé

Les partenaires sociaux négocient depuis plus d'un an et demi la future convention collective bancaire.
(Photo: Gerry Huberty)
Wirtschaft 4 Min. 09.05.2018 Aus unserem online-Archiv

Le front commun syndical est brisé

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
Une nouvelle réunion de négociations est prévue aujourd'hui entre partenaires sociaux autour de la future convention collective bancaire, mais dans les coulisses, la situation tourne au vinaigre.

Une nouvelle réunion de négociation est prévue aujourd'hui entre partenaires sociaux autour de la future convention collective bancaire, mais dans les coulisses, la situation tourne au vinaigre. Alors que les différentes parties s'étaient accordées à ne pas dévoiler certaines informations en cours de négociation, l'OGBL-SBA a dévoilé lundi sur son site Internet les détails des négociations en cours. Une attitude guère appréciée par l'Aleba. Son secrétaire général Laurent Mertz a déploré hier "le manque de loyauté" du syndicat qui "met en réel danger les négociations".

"Au niveau du front commun syndical il y avait en effet, sur la forme, un consensus sur la discrétion à conserver au niveau du contenu des discussions, et c'est vraiment très décevant que, pour des motifs probablement uniquement et purement électoralistes, l'OGBL n'ait pas respecté sa promesse", a réagi le syndicat dans un communiqué.

Accusé de s'être désolidarisé des autres organisations syndicales, l'OGBL a organisé dans l'après-midi une conférence de presse pour défendre sa position: "Il est vrai qu'au début des négociations, nous avons convenu de ne pas dévoiler le contenu des discussions. Mais il y a une raison bien précise à cela. Nous ne disposions pas de données suffisantes pour communiquer sur les différents aspects de négociation. Or, la situation a changé au cours des dernières semaines. Nous avons obtenu les informations demandées. Il est de notre responsabilité d'informer nos délégués et nos membres sur les négociations en cours. Ce sont nos délégués qui le demandent et nous estimons que c'est légitime. Il est de notre devoir d'informer nos militants sur les négociations d'une convention collective qui les concerne, car nous ne négocions pas pour l'ABBL, mais pour les salariés du secteur".

Véronique Eischen s'est dite très surprise par "l'ampleur des attaques", le "ton agressif" et les "coups bas" du syndicat majoritaire du secteur. "C'est inacceptable compte tenu de la situation", a-t-elle martelé. Car les revendications patronales sont claires et inacceptables aux yeux du syndicat.

Des revendications inacceptables

Sur le volet rémunération, notamment, l'OGBL-SBA annonce des "changements majeurs", notamment en ce qui concerne l'introduction de seulement quatre groupes au lieu de six. "Il va falloir faire être très attentif au moment du reclassement des salariés dans les différents groupes. Certains pourront en sortir gagnants, d'autres perdants", a averti Véronique Eischen.

L'ABBL propose par ailleurs de nouveaux seuils de départ et "plus aucun maximum de salaire au sein des groupes". Autre point discuté: l'abolition des garanties d'évolution collectives sur une période de 25 ans "qu'apportaient jusqu'à présent les triennales".

En outre, les négociations portent sur la conversion de la prime d'ancienneté et de la prime de conjoncture en prime unique appelé "prime de fidélité". Celle-ci serait payée annuellement et de façon évolutive, c'est-à-dire "avec une augmentation par tranche de 10%/5% jusqu'à 85 % atteints la 16e année avec un plafond".

L'OGBL-SBA dénonce surtout le fait que "toute autre évolution de carrière individuelle se fera d'après les modalités du processus d'évaluation de la performance de chaque établissement, donc au seul mérite et à la discrétion de l'employeur".

"A l'heure actuelle, l'ABBL ne désire ni fixer des règles ni de clé de répartition qui permet de définir un pourcentage minimum de l'effectif qui doit bénéficier du mérite", affirme le syndicat. En d'autres termes, le patronat voudrait introduire "un système d'évolution de carrière lié à 100 % à la performance individuelle".

L'Aleba proche d'un accord?

Si l'OGBL juge ces propositions "inacceptables", Véronique Eischen s'étonne que l'Aleba n'ait pas formulé d'opposition majeure lors des discussions. "Je n'ai pas entendu d'opposition de leur part en ce qui concerne les différentes propositions avancées. Mais je ne peux pas parler en leur nom", a dit la secrétaire syndicale, tout en rappellant que l'Aleba, en tant que syndicat majoritaire, peut signer seule la convention collective avec l'ABBL.

"Nous avons établi un cahier de revendications commun, mais on ne peut pas renoncer à tout! Nous, de notre côté, nous devons prendre nos responsabilités, et exposer très clairement ce avec quoi nous sommes d'accord et ce que nous n'acceptons en aucun cas".

Selon l'OGBL, l'Aleba serait "relativement proche", voire "d'accord" avec les principales propositions patronales. "Je ne sais pas si l'Aleba a changé sa position ou si ce n'était pas une position cachée dès le départ", a déclaré Véronique Eischen, qui affirme "ne pas savoir si l'Aleba est proche d'un accord", mais beaucoup de "rumeurs" iraient dans ce sens.

"Si le syndicat demande une prime de signature, c'est peut-être parce qu'il est déjà beaucoup plus proche d'une signature que nous".


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