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La représentativité de l'Aleba remise en question
Wirtschaft 2 Min. 03.12.2020 Aus unserem online-Archiv

La représentativité de l'Aleba remise en question

Véronique Eischen, membre du bureau exécutif de l'OGBL, estime «ne pas savoir si l'Aleba est du côté des employés ou des employeurs».

La représentativité de l'Aleba remise en question

Véronique Eischen, membre du bureau exécutif de l'OGBL, estime «ne pas savoir si l'Aleba est du côté des employés ou des employeurs».
Photo: Guy Jallay
Wirtschaft 2 Min. 03.12.2020 Aus unserem online-Archiv

La représentativité de l'Aleba remise en question

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Les tensions entre syndicats du secteur financier risquent de monter encore d'un cran après la demande officielle de l'OGBL et du LCGB de regarder à nouveau les résultats des élections sociales de 2019. Objectif: annuler l'accord de principe trouvé entre représentants patronaux de la Place et l'Aleba.

Évoquée comme une possibilité courant novembre, la remise en question de la représentativité sectorielle de l'Aleba s'est concrétisée. Dans une interview accordée jeudi au Luxemburger Wort, Véronique Eischen, membre du bureau exécutif de l'OGBL, confirme qu'une procédure officielle auprès de l'ITM a bel et bien été lancée. 


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Objectif officiel de l'OGBL et du LCGB: «clarifier» les résultats des élections sociales de mars 2019 qui ont confirmé à l'Aleba sa place de principal syndicat du secteur financier avec un score de 49,22% des suffrages. Soit juste sous la barre des 50% garantissant de fait un poids incontestable entre partenaires sociaux. L'objectif officieux consiste, quant à lui, à faire passer un message clair à un acteur présent uniquement sur la Place: les syndicats à représentativité nationale possèdent une tout autre force de frappe.

Si Véronique Eischen assure que la remise en cause n'était à ce jour pas nécessaire «car nous n'avions aucune raison de le faire», elle justifie la manœuvre par le fait que «la situation semble différente» aujourd'hui. Au cœur du conflit, l'accord de principe trouvé début novembre entre l'Aleba et les représentants de l'ABBL et de l'ACA sur le renouvellement des conventions collectives de la Place. Une démarche perçue comme hostile par l'OGBL puisque Véronique Eischen estime désormais «ne pas savoir si l'Aleba est du côté des employés ou des employeurs». Une formule plus policée que celle qu'elle avait lâchée mi-novembre lors d'une conférence de presse commune avec le LCGB où elle assurait que l'Aleba était «les idiots utiles de l'ABBL».


A Businessman is silhouetted as he stands under the Arche de la Defense, in the financial district west of Paris, November 20, 2012. France said its economy was sound and reforms were on track after credit ratings agency Moody's stripped it of the prized triple-A badge due to an uncertain fiscal and economic outlook. Monday's downgrade, which follows a cut by Standard & Poor's in January, was expected but is a blow to Socialist President Francois Hollande as he tries to fix France's finances and revive the euro zone's second largest economy.    REUTERS/Christian Hartmann (FRANCE - Tags: POLITICS BUSINESS) - RTR3ANMI
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Contacté jeudi, le ministère du Travail confirme qu'un courrier a été envoyé «en date du 13 novembre» demandant un nouveau comptage des suffrages pour les dernières élections sociales. L'ITM a d'ores et déjà demandé les documents nécessaires à l'Inspection générale de la Sécurité sociale, au Statec, à la Chambre des salariés et à l'Aleba. Le rapport, qui devrait être livré «dans les prochaines semaines» à Dan Kersch (LSAP), ministre du Travail, sera ensuite analysé. «Et le ministre tranchera», précise le porte-parole du ministère qui indique que «cette situation est inédite». 

De son côté, l'Aleba maintient que l'accord de principe trouvé avec le patronat constitue une bonne manière de «sécuriser la Place financière, les conditions et les acquis des salariés». Et dénonce «des manœuvres politiques» de la part de l'OGBL et du LCGB. Quelles que soient les conclusions de l'ITM, les trois syndicats se retrouveront autour de la même table jeudi prochain, date de la première réunion de négociations avec l'ABBL.

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