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La déferlante que la construction n'a pas vue venir
Wirtschaft 2 Min. 19.04.2021

La déferlante que la construction n'a pas vue venir

Au nom du Groupement des entrepreneurs, Pol Faber plaide pour une révision des règles de paiement d’acompte sur révision pour les entreprises de la construction.

La déferlante que la construction n'a pas vue venir

Au nom du Groupement des entrepreneurs, Pol Faber plaide pour une révision des règles de paiement d’acompte sur révision pour les entreprises de la construction.
Photo : Luc Deflorenne
Wirtschaft 2 Min. 19.04.2021

La déferlante que la construction n'a pas vue venir

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Il y a un an tout juste, les ouvriers du secteur de la construction étaient les premiers à sortir du lockdown. Et si l'activité n'a pas manqué depuis, la flambée des prix des matières premières rend l'an II de l'ère covid bien plus délicat que prévu.

20 avril 2020 : après cinq semaines de confinement total, un semblant de vie réanimait le Grand-Duché. Ce jour-là, le mouvement des grues dans le ciel, le bruit des marteaux-piqueurs et la valse des hommes casqués étaient les premiers signes que le virus n'allait pas mettre l'activité nationale à l'arrêt. «Les 54.000 salariés de la construction étaient alors les premiers à reprendre le travail», se souvient Pol Faber. 20 avril 2021 : une autre crise menace le secteur, plus financière que virale cette fois. 


La construction, cet autre pilier du Luxembourg
Si le secteur emploie près de 48.000 salariés, représente un poids direct de 3,5 milliards d'euros et pèse 6% du PIB, il reste méconnu. Pourtant, en 2020, en pleine pandémie, ses entreprises ont créé 1.700 emplois, indique la Fondation Idea.

«Même si ces douze derniers mois, le secteur de la construction s'en est plutôt bien sorti, cette fois le péril guette», indique ainsi le secrétaire général du Groupement des entrepreneurs. En effet, bois, acier, ferrailles, carburants, plastiques, huiles, bitumes : pas une matière première dont le coût n'a pas flambé ces derniers mois. 

A cela une triple explication. D'une part, les usines fournisseuses n'ont pas toutes repris leur production au niveau d'avant-crise. D'autre part, les marchés chinois et américains ont rebondi avant tout le monde, et sont demandeurs d'énormes quantités, stimulant la flambée des prix. Enfin, les coûts liés au fret maritime ont eux aussi été revus à la hausse. 


Quand le virus redessine les plans des architectes
Immobel présente deux nouveaux projets de construction ce lundi. Mais à bien regarder les lignes de ces opérations, force est de constater que de nouvelles exigences ont guidé la main des concepteurs.

Alors certes, les projets immobiliers ou d'infrastructures ne manquent pas et les commandes qui n'ont pu être achevées ou débutées hier ont été seulement reportées. Seulement, il devient difficile pour certains entrepreneurs de tenir les coûts promis dans les devis. «Gros œuvre, génie technique, parachèvement, toiture : voilà ceux qui souffrent aujourd'hui», pointe Pol Faber alors que l'on pouvait penser le secteur à l'abri des coups durs. 

Ainsi, en ce début de second trimestre 2021, les constructeurs ont la tête plongée dans la calculatrice. Comment répercuter les hausses? Comment trouver la trésorerie nécessaire aux achats? Il existe bien des formules de révision de facturation qui permettraient d'amortir ces hausses de prix «mais pas à hauteur des niveaux atteints. Là on parle de prix qui ont grimpé brutalement de 20-30%...»

Bientôt, le ministre des Travaux publics recevra donc une lettre du Groupement des entrepreneurs. Une demande de la profession adressée à François Bausch (Déi gréng) réclamant d'actualiser notamment les règles du paiement d'acompte sur révision. Autrement dit le dispositif qui permet, aussi bien sur les marchés privés que publics, de faire évoluer la facture si certaines lignes voient leur niveau s’accroître au-delà d'un certain seuil. 

«Actuellement, ce paiement n'est possible qu'après la livraison du chantier mais, face à cette situation exceptionnelle, il serait bon de revoir la chose». Et de permettre un paiement en cours de marché, assurant une avance de trésorerie plus que bienvenue aux entrepreneurs luxembourgeois. 

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