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La Brasserie Nationale ne peut pas se plaindre
Photo: LW

La Brasserie Nationale ne peut pas se plaindre

Globalement la Brasserie Nationale enregistre une progression de 0,47% de son ebitda 2013 par rapport à 2012, avec 10.097.000 euros.
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Wirtschaft 3 Min. 25.02.2014

La Brasserie Nationale ne peut pas se plaindre

« On ne peut pas se plaindre ! » ont déclaré en chœur Georges M. Lentz Jr administrateur délégué et Fréderic de Radiguès directeur général de la Brasserie Nationale lors de la présentation, mardi matin au Légère Hôtel de Munsbach, du résultat 2013 de l’entreprise qui regroupe les deux entités Bofferding et Munhoven.

Dans un contexte européen de baisse de la consommation de bières, la Brasserie Nationale annonce que les ventes de ses marques Bofferding et Battin sont en progression de 1400 hl par rapport à 2012, pour un total de 161.200 hl.

« L’ebitda qui s’élève à 4.855.000 euros, contre 5.100.000 euros en 2012, soit une régression de 4,8%, est impacté par les coûts des matières premières, les frais exceptionnels de conditionnement et de développement de produits. (L’ebitda est le bénéfice avant intérêts, impôts , taxes, dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations). Notre part de marché par rapport aux bières brassées localement progresse de 2 points et se situe à 58%. Notre stratégie mise en place il y a trois ans d’investir dans des bières spéciales se confirme comme une décision judicieuse », assure Fréderic de Radiguès.

Munhowen en progression

Munhowen, filiale de la Brasserie Nationale , responsable de la commercialisation et de l’administration de la brasserie, a profité à plein des mesures d’amélioration du processus de travail et des investissements réalisés au cours des périodes antérieures. Son ebitda pour l’exercice 2013 enregistre une progression de 6 % par rapport à l’exercice 2012 et s’élève à 5.242.000 euros. Le chiffre d’affaires réalisé en 2013, soit 67.018.000 euros est en progression de 622.000 euros par rapport à l’exercice 2012.

Globalement la Brasserie Nationale enregistre une progression de 0,47% de son ebitda 2013 par rapport à 2012, avec 10.097.000 euros. Le volume de vente tous produits de Munhoven s’élève à 390.000 hl. Les ventes à l’exportation, notamment vers la France et la Belgique représentent 26% du chiffre d’affaires de la Brasserie Nationale. Durant cette période, Munhowen a accéléré les investissements dans sa clientèle ainsi que dans son infrastructure logistique. Le montant record 2013 s’élève à 5.750.000 euros, soit une progression de plus de 24 % par rapport à l’année 2012.

Un marché européen en pleine tempête

« Le marché européen a connu une année 2013 très agitée. Les tendances baissières de la consommation de bière en Europe liées aux conditions climatiques et économiques se sont confirmées pendant l’exercice 2013 », explique Georges M. Lentz Jr.

Ainsi, les ventes sur le marché allemand et belge sont en diminution respectivement de 2,0 % et de 3,5%. « L’augmentation spectaculaire des accises en France a contribué à l’accélération des baisses de consommation de la bière dans ce pays », souligne-t-il. Le marché de la bière grand - ducal ne fait pas exception à cette baisse généralisée. Comparé à l’exercice 2012 il est en diminution de 17.500 hl (- 4,25 %) pour passer en dessous de 400.000 hl. et les ventes des bières luxembourgeoises brassées au Grand-Duché, devraient diminuer de 4,50 %, soit quelque 13.300 hl.

Les 7 brasseries luxembourgeoises, dont 6 sont des entreprises familiales, emploient globalement quelques 360 personnes pour une production totale de 289.270 hl en 2013. Il existe une grande variété de produits, avec 9 marques et 33 types de bières différents produits au Grand-duché. « Avec une récession économique qui touche à sa fin, l’évolution semble plutôt positive pour les mois à venir », a conclu prudemment Georges M. Lentz Jr.

Gérard Karas