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L'OGBL rompt le silence, l'Aleba réplique
Wirtschaft 3 Min. 08.05.2018 Aus unserem online-Archiv

L'OGBL rompt le silence, l'Aleba réplique

Selon l'OGBL, le patronat voudrait introduire un système d'évolution de carrière lié à 100 % à la performance individuelle.

L'OGBL rompt le silence, l'Aleba réplique

Selon l'OGBL, le patronat voudrait introduire un système d'évolution de carrière lié à 100 % à la performance individuelle.
(Foto. Gerry Huberty)
Wirtschaft 3 Min. 08.05.2018 Aus unserem online-Archiv

L'OGBL rompt le silence, l'Aleba réplique

Nadia DI PILLO
Nadia DI PILLO
Le syndicat dévoile les détails des négociations menées entre partenaires sociaux autour de la nouvelle convention collective bancaire. L'Aleba dénonce une attitude "électoraliste."

"Nous ne voulons plus vous priver d'informations." Dans un communiqué publié sur son site Internet, le syndicat OGBL-SBA rompt le silence et présente dans le détail les négociations menées avec le patronat autour de la future convention collective bancaire.

Si des accords ont pu être trouvés sur certains aspects, il demeure encore une série de points "sur lesquels les négociations achoppent". Ainsi, les négociations se poursuivent tant sur le volet "rémunération et classification", le volet "formation" et le volet "temps de travail".

Sur le volet rémunération, l'OGBL-SBA indique que des "changements majeurs s'annoncent", notamment en ce qui concerne l'introduction de seulement quatre groupes au lieu de six. L'ABBL propose par ailleurs de nouveaux seuils de départ et "plus aucun maximum de salaire au sein des groupes". Autre point discuté: l'abolition des garanties d'évolution collectives sur une période de 25 ans "qu'apportaient jusqu'à présent les triennales".

En outre, les négociations portent sur la conversion de la prime d'ancienneté et de la prime de conjoncture en prime unique appelé "prime de fidélité". Celle-ci serait payée annuellement et de façon évolutive, c'est-à-dire "avec une augmentation par tranche de 10 %/5 % jusqu'à 85 % atteints la 16e année avec un plafond".

L'OGBL-SBA dénonce surtout le fait que "toute autre évolution de carrière individuelle se fera d'après les modalités du processus d'évaluation de la performance de chaque établissement, donc au seul mérite et à la discrétion de l'employeur".

"A l'heure actuelle, l'ABBL ne désire ni fixer des règles ni de clé de répartition qui permet de définir un pourcentage minimum de l'effectif qui doit bénéficier du mérite", affirme le syndicat. En d'autres termes, le patronat voudrait introduire "un système d'évolution de carrière lié à 100 % à la performance individuelle".

L'Aleba rétorque

Alors que les différentes parties s'étaient accordées à ne pas dévoiler certaines informations en cours de négociation,  cette communication de l'OGBL-SBA n'est guère appréciée par l'Aleba. Son secrétaire général Laurent Mertz déplore ainsi "le manque de loyauté" du syndicat qui "met en réel danger les négociations".

"Au niveau du front commun syndical il y avait en effet, sur la forme, un consensus sur la discrétion à conserver au niveau du contenu des discussions, et c'est vraiment très décevant que, pour des motifs probablement uniquement et purement électoralistes, l’OGBL n'ait pas respecté sa promesse", réagit le syndicat dans un communiqué.

Il rappelle que les discussions en cours sont "techniques, vastes et complexes". Faire étalage des négociations en cours ne servirait "en aucun cas les intérêts des salariés du secteur".

Et d'ajouter qu'"on ne peut pas toujours cracher dans la soupe et crier au loup, pour finalement venir quand même signer, comme ce fut encore le cas en juin 2017. Les salariés du secteur méritent une attitude bien plus responsable".

L'Aleba rappelle aussi que les négociations sont un "tout", et que si certains points sont encore en discussion, "d'autres nouveaux éléments, notamment en termes de rémunération, représentent une réelle opportunité pour les salariés du secteur".

"Si on considère par exemple ce qui devrait remplacer la prime de juin, il est certain que personne n'y perdra, au contraire", estime Laurent Mertz.

L'approche est certes différente, "mais pour qui veut évoluer, a envie d'augmenter ses compétences et accepte de se former aux besoins de demain, cette nouvelle convention collective sera une chance à saisir. Les garde-fous ne manqueront d'ailleurs pas pour s'assurer que chacun a bien sa place dans le nouveau système, que personne ne reste sur le carreau."



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